Archives de catégorie : Santé

4 ANS DE MANDAT – 4 ANS D’ACTIONS (6/9)

Santé

La santé est l’un des services publics les plus indispensables à notre démocratie sociale. Très souvent, ce sont les plus modestes des françaises et des français, déjà éprouvés par des situations sociales et économiques difficiles, qui subissent les conséquences d’un difficile accès aux soins.

Durant les quatre années écoulées, je n’ai cessé de travailler au sein de groupe parlementaire et d’interpeller le Gouvernement sur l’impérieuse nécessité de tout faire pour que l’accès la santé soit garanti pour le plus grand nombre d’entre vous, et surtout qu’il puisse être de qualité partout sur le territoire.

Ainsi, depuis 2017, mon action de Députée m’a conduit à voter un certain nombre de mesures contenues dans la stratégie nationale « Ma Santé 2022 », dont voici quelques-unes :

L’entrée en vigueur du « 100% santé », qui permet l’accès à des lunettes, des prothèses dentaires ou auditives intégralement prises en charge par la sécurité sociale. C’est une avancée considérable depuis le 1er janvier 2021, dont je suis particulièrement fière : se soigner ne doit jamais être déterminé par le revenu !

La suppression du numerus clausus pour les étudiants en médecine, qui va permettre de former plus de médecins, et donc, de lutter plus efficacement contre les déserts médicaux partout sur le territoire. Dès la rentrée 2020 ce sont +20% de médecins formés supplémentaires !

Une augmentation des salaires de près de 183 euros pour les personnels de santé, à l’automne 2020, dans le cadre du « Ségur de la Santé ». C’est une hausse inédite que je salue,  qu’il nous faudra pérenniser.

A l’échelle de notre territoire, j’ai œuvré pour permettre que vous bénéficiiez au mieux des réformes votées à Paris et pour renforcer votre accès aux soins. Quelques-unes des nombreuses actions menées : 

Membre du conseil d’administration des centres hospitaliers de Wattrelos et Roubaix, j’ai été à l’écoute de l’ensemble des personnels soignants, avant et durant la pandémie inédite que notre pays traverse. Qu’il me soit permis ici de leur rendre hommage pour leur exceptionnel engagement à notre service depuis de nombreux mois.

J’ai alerté les pouvoirs publics afin que le plus grand nombre des personnels de santé, et notamment dans les centres hospitaliers de Roubaix et Wattrelos, puissent bénéficier des augmentations prévues dans le cadre du « Ségur de la Santé ».

Je suis pleinement et toujours actuellement engagée, et ce depuis mon élection à l’été 2017 à faire en sorte que la permanence des soins de médecine légale au centre hospitalier de Roubaix puisse à nouveau être une réalité.

Depuis que la Covid est arrivée dans nos vies, j’ai participé à de nombreux comités de liaison associant acteurs locaux, élus et professionnels de santé visant à piloter la meilleure stratégie possible de lutter contre la pandémie. Je suis particulièrement fière d’avoir œuvré à ce que vous puissiez avoir accès, dans des centres au plus près de chez vous, à la vaccination contre la Covid-19.

« Dépister, tracer, isoler »

Ce mardi 12 janvier, je suis intervenue à l’Assemblée Nationale sur la question des tests Covid et notre capacité à inciter les populations les plus fragiles à se faire tester et leur prise en charge en cas de résultat positif quand on connait la situation de ces derniers.

Le Texte de ma question orale.

« Merci monsieur le Président, Monsieur le Ministre.

Monsieur le Ministre, les françaises et les français ont pris l’habitude des gestes barrières, et c’est tant mieux, de même qu’ils ont adopté, avec joie ou à regrets…les tests PCR et antigéniques ! La ville de Roubaix, dont je suis élue, fait partie des villes qui ont été sélectionnées par le Gouvernement pour participer à une expérimentation de dépistage massif qui débute cette semaine, j’étais d’ailleurs sur place hier aux côtés du Ministre Pietrazcewski.

« Dépister, tracer, isoler », si ce « tryptique » n’a évidemment pas vocation à apparaître sur les frontons de nos mairies, il est néanmoins devenu, et le sera encore cette année, un maitre-mot de la stratégie adoptée par le Gouvernement. Je souhaite vous interroger sur cette expérimentation, sur le fond et sur la forme.

Sur la forme tout d’abord, 2020 a montré l’impérieuse nécessité de coopération de chaque instant entre l’État, ses services déconcentrés et les acteurs locaux, que sont collectivités territoriales. Comment avez-vous organisé la co-construction de l’expérimentation de testing massif, à Roubaix notamment ? Vous ne l’ignorez pas, ce territoire est, comme beaucoup, particulièrement touché par les difficultés : au virus s’ajoutent entre autres les difficultés sociales. Beaucoup d’individus pourraient, pour cette raison, ne pas aller vers le dépistage Covid qui, je parle sous votre contrôle, est uniquement facultatif. Comment s’assurer, auprès des élus locaux notamment, que tous les publics, et notamment les plus vulnérables, pourront, voire iront se faire dépister ?

Sur le fond, je souhaite m’attarder sur le dernier mot du tryptique, isoler. Monsieur le Ministre, beaucoup de familles habitent dans des logements exigus où, parfois à 6 ou 7 ils cohabitent dans 2 ou 3 pièces. Une question concrète : comment s’organise l’isolement effectif pour ceux dont les conditions matérielles ne permettent pas qu’elle soit respectée ? Les services déconcentrés de l’Etat ont-ils prévu des dispositifs spécifiques, comme par exemple des «hôtels solidaires » c’est le cas dans le monde ?

Aux oiseaux de mauvaise augure qui voudraient nous voir échouer, sur les tests comme sur les vaccins d’ailleurs, nous avons montré que, plutôt que l’empressement, c’est la gradation, la planification et la responsabilité qui prévalent dès lors qu’il est question de la santé des français. Je vous remercie par avance pour votre réponse. »

COVID-19 : Port du masque dans les lieux publics clos !

La situation sanitaire en France montre des signaux d’une détérioration légère depuis deux semaines (hausse légère du nombre de SOS Médecins, des passages aux urgences, des nouveaux cas admis en réanimation et de clusters).

Afin de protéger les Français, le Gouvernement a donc pris cette décision (décret publié samedi 18 juillet au JO), qui complète le respect des gestes barrières

À compter d’aujourd’hui, le port du masque « grand public » est obligatoire dans les lieux publics clos sur le territoire national pour toute personne âgée de 11 ans ou plus.

🔹Les lieux concernés par le décret

➡️ Dès aujourd’hui, les magasins de vente, centres commerciaux, administrations, banques et marchés couverts sont concernés par le décret.

➡️ Ils s’ajoutent aux lieux, où le port du masque était déjà obligatoire, parfois avec des règles spécifiques à certaines activités dans les établissements recevant du public :

➜ Salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple, y compris les salles de spectacle et les cinémas.
➜ Restaurants et débits de boissons.
➜ Hôtels et pensions de famille.
➜ Salles de jeux.
➜ Établissements d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement.
➜ Bibliothèques, centres de documentation.
➜ Établissements de culte.
➜ Établissements sportifs couverts.
➜ Musées.
➜ Établissements de plein air.
➜ Chapiteaux, tentes et structures.
➜ Gares.
➜ Hôtels-restaurants d’altitude.
➜ Établissements flottants.
➜ Refuges de montagne.

➡️ Dans les autres catégories d’établissements, le port du masque peut être rendu obligatoire par l’exploitant.

🔹Qui doit faire respecter cette obligation ?

➡️ Les responsables des établissements recevant du public doivent s’assurer de son respect.

➡️ Un écriteau « port du masque grand public obligatoire », disponible en téléchargement sur le site du Gouvernement, peut être apposé sur la devanture des établissements.

Le non respect de cette obligation est passible, comme c’est le cas dans les transports par exemple, d’une contravention de 4ème classe, soit 135€ d’amende.

🔹Les entreprises ne sont pas concernées par le décret

➡️ Le port du masque est déjà obligatoire dans les entreprises si la distanciation physique ne peut être respectée.

➡️ De nombreuses mesures sanitaires ont déjà été mises place dans les entreprises depuis la sortie du confinement afin d’imposer un strict respect des mesures sanitaires.

➡️ L’ensemble de ces mesures sont répertoriées dans le protocole national de déconfinement pour les entreprises.

(https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/protocole-national-de-deconfinement.pdf)

➡️ Une exception : les entreprises et administrations, qui accueillent du public, sont concernées par le décret.

🔹Des masques gratuits pour les plus démunis

➡️ Dès cette semaine, une distribution de masques « grand public » sera mise en place pour les bénéficiaires de l’Aide médicale d’État, de la complémentaire santé solidaire et les contacts habituels des associations d’aide aux plus vulnérables.

🔹Montée en puissance massive des tests de dépistage

➡️ Depuis début juillet, le nombre de tests réalisé a été multiplié par deux, atteignant près de 400 000 tests la semaine dernière.

➡️ Des barnums et opérations de dépistage localisés ont été déployés, comme en Mayenne. En Ile-de-France, une campagne de tests virologiques visant à dépister plus d’1,3 million de personnes a été lancée grâce aux « bons CNAM » (gratuité pour les personnes dépistées).

Ségur de la santé : des avancées historiques !!

Dès le début de mon mandat je suis allée à la rencontre des personnels hospitaliers pour connaître leurs situations et leurs aspirations. Je les ai aussi reçus à ma permanence bien avant le début de cette crise sanitaire sans précédent. Durant le pic de celle-ci, les soignants se sont battus pour sauver des vies sans jamais se décourager, sans jamais rien lâcher. Je me félicite donc de l’aboutissement des discussions du Ségur de la Santé. D’une ampleur inédite, il atteint un montant de plus de 8 milliards d’euros de revalorisation par an. Car au-delà de la reconnaissance, ils attendaient des actes forts. C’est aujourd’hui chose faite, avec une revalorisation historique des salaires !

« L’engagement que je prends ce soir pour eux et pour la Nation tout entière, c’est qu’à l’issue de cette crise un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital. C’est ce que nous leur devons, c’est ce que nous devons à la Nation. Cette réponse sera profonde et dans la durée. » Emmanuel Macron.

Respectant son engagement envers les soignants et le pays, le Gouvernement a signé, ce lundi 13 juillet, deux accords avec les organisations syndicales majoritaires sur la revalorisation des salaires des personnels médicaux et non médicaux. L’enveloppe totale est massive,

Ils sont une première étape avant la conclusion d’un accord plus large du Ségur de la santé, attendu dans les prochains jours (investissements structurels, gouvernance, articulation entre la médecine de ville et l’hôpital public, etc).

  • Des accords historiques tant par leur ampleur que par leur méthode

D’abord, concernant l’investissement réalisé, l’enveloppe totale dépasse les 8 milliards d’euros par an. Ce sont ainsi près de 2 millions de personnels sont concernés par les revalorisations salariales, dont plus de 1,5 million de professionnels non médicaux dans les hôpitaux publics, les EHPAD et les structures privées à but non lucratif.

Ensuite, concernant la méthode employé, le Gouvernement a fait le choix du dialogue social avec les partenaires sociaux, ancrant sa démarche dans la co-construction.

  • Une hausse des salaires en deux temps pour les personnels paramédicaux

La revalorisation « socle » prévoit une hausse de 183 euros nets mensuels pour les professionnels de l’hôpital et des EHPAD publics, hors médecins. Dans la mesure où cette augmentation doit être votée d’ici à la fin de l’année dans le budget de la Sécurité sociale (PLFSS), elle interviendra en deux temps :

D’une part, une première revalorisation de 90 euros nets en septembre 2020, avec un effet rétroactif. Elle sera donc versée en janvier 2021 après l’adoption du PLFSS.

D’autre part, une seconde revalorisation de 90 euros nets au 1er mars 2021.

  • Une revalorisation des grilles salariales

L’accord prévoit également une refonte des grilles salariales de la fonction publique, qui portera, de facto, la revalorisation à plus de 200 euros nets mensuels (refonte des grilles : 35€ qui s’ajoutent aux 183€, soit +218€ nets mensuels).

De plus, l’accord inclut une évolution plus dynamique des carrières. Ainsi, une infirmière bénéficiera, dans sa progression normale de carrière, d’une revalorisation allant jusqu’à 300 euros nets par mois.

  • Des recrutements sont également prévus via la création de 15 000 postes.

7 500 créations de postes afin de pourvoir des équipes de remplacement.

7 500 recrutements sur des postes budgétés mais non pourvus par des titulaires.

  • Une hausse de l’indemnité de « service public exclusif » pour les médecins hospitaliers

L’accord signé avec les médecins hospitaliers porte sur une enveloppe globale de 450 millions d’euros. Cette enveloppe servira essentiellement à doubler l’indemnité de « service public exclusif », versée aux praticiens qui s’engagent à ne travailler que dans les hôpitaux publics, sans dépassement d’honoraires. Par ailleurs, une réévaluation des grilles de salaires est prévue à compter du 1er janvier 2021.

Élue d’un territoire qui affiche des indicateurs sanitaires et sociaux particulièrement préoccupants je suis très attentive à l’évolution des problématiques de santé. À l’Assemblée, nous validerons ainsi cette enveloppe au montant sans précédent dans le cadre de l’examen de la Loi de financement de la sécurité sociale pour 2021, dont nous débattrons à l’automne, et je soutiendrai les évolutions profondes dont l’hôpital de demain a besoin dès aujourd’hui.

Tribune : réformer la santé au travail

La crise sanitaire que nous connaissons avec la pandémie du COVID-19 bouleverse considérablement notre quotidien. De fait, elle touche également notre environnement de travail ; pour prendre en compte cette nouvelle réalité, avec plus de 150 de mes collègues, nous souhaitons que ce débat sa fasse au sein de l’Assemblée Nationale.

Aussi, il me semblait important de porter à votre connaissance, la tribune que nous avons écrite.

Réformer la santé au travail

La crise sanitaire que nous traversons place les enjeux de santé au travail au premier plan. Personnels soignants, travailleurs sociaux, chauffeurs routiers, logisticiens, caissières, agriculteurs, éboueurs, personnels d’entretien, et bien d’autres encore, ont forcé notre admiration en étant sur le terrain durant l’épidémie. Les protéger est alors apparu comme une priorité. Dans cette nouvelle étape qu’est le déconfinement, protéger les travailleurs est un préalable à tout espoir de poursuite d’activité, et par répercussion, de relance économique. 

Avec une difficulté néanmoins, celle de parvenir à rassurer les salariés quant à leur exposition au risque et les employeurs inquiets de voir leur responsabilité pénale engagée, sur un risque nouveau complexe à prévenir. Malgré un réseau de professionnels publics et privés de qualité pour accompagner les entreprises, force est de constater que le manque de coordination, de lisibilité et la complexité du système les fait perdre en efficacité. La crise sanitaire du covid-19 n’a fait que mettre en exergue ces dysfonctionnements observés de longue date. Ainsi, les entreprises se sont trouvées seules et désemparées durant plusieurs jours, ce qui dans un climat anxiogène, a contribué à pénaliser le maintien de l’activité économique dans certains secteurs.

Nous, députés de la majorité, estimons que le temps est venu de faire de la France l’un des pays les plus performants et innovants en Europe en matière de prévention dans le domaine de la santé au travail. C’est un véritable contrat de transformation que nous devons proposer aux partenaires sociaux. Nous sommes prêts à porter une grande réforme de la santé au travail, à laquelle nous souhaitons attribuer 3 ambitions :

La première, est de faire de la santé au travail une priorité de la stratégie nationale de santé. Nous voulons que l’entreprise devienne un lieu de prévention dans la vie quotidienne, par des actions concrètes telles que des campagnes de vaccination sur le lieu de travail pour en faciliter l’accès aux salariés ou agents qui le souhaitent, et le développement de la pratique sportive au travail.

La seconde ambition est de doter la France d’un système d’acteurs de santé au travail plus efficace et tourné vers la prévention. La pénurie de médecins du travail doit être compensée par la montée en puissance d’équipes pluridisciplinaires, la création d’un diplôme d’infirmier en santé au travail en pratiques avancées, et le déploiement de la télémédecine. La nouvelle instance qu’est le comité social et économique (CSE) doit être garante d’une démarche de prévention intégrée à la stratégie de l’entreprise, et du suivi de sa mise en œuvre.

La troisième ambition que nous attribuons à cette réforme de santé au travail, est de prévenir l’usure professionnelle en faisant un lien étroit entre l’exposition aux risques et les parcours professionnels proposés aux travailleurs. Et au-delà, nous appelons à ce que le travail soit véritablement accessible aux plus vulnérables d’entre-nous : personnes en situation de handicap ou porteuses de maladie chronique. Personne ne doit rester au bord de la route parce qu’il a subi un cancer, une pathologie chronique ou un accident grave. Le travail doit s’adapter et offrir des perspectives à chacun d’entre nous, quels que soient les accidents de la vie qu’il a rencontrés.

A l’aube d’une nouvelle ère dans laquelle l’humain doit être au cœur des politiques publiques, nous croyons dans l’entreprise tournée vers la performance globale, équilibrant les enjeux humains, économiques et environnementaux, une entreprise porteuse de sens et d’avenir dans laquelle le travail émancipe et protège.