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Mon Roubaix que j’aime !

Je ne laisserai pas faire ceux qui, dans les défilés médiatiques opportunistes du moment, instrumentalisent, dans la perspective des échéances électorales à venir, le quotidien de milliers de nos concitoyens. Bien-sûr que les difficultés existent, mais sous aucun prétexte je ne pourrais laisser penser que l’écrasante majorité serait à l’image de l’infime minorité qui nous a été montrée !

A l’Assemblée nationale cet après-midi, j’ai rappelé ce qu’est « mon Roubaix » que j’aime et que je défendrai toujours !

Ni angélisme, ni stigmatisation !

Comme beaucoup, j’ai regardé le reportage sur M6 consacré à la montée de l’islamisme radical et plus précisément la partie consacrée à Roubaix. Et je ne doute pas que certains ne manqueront d’en faire des raccourcis tout aussi dangereux que ceux qu’ils prétendent dénoncer.

Mais avant toute chose, il me faut rappeler deux des principes qui sont la source de mes engagements : d’une part, je ne ferai jamais d’amalgame entre l’immense majorité des musulmans et cette fraction infiniment dangereuse pour la société française ; d’autre part, parce que la République est une valeur indéfectible de notre nation, elle doit demeurer en tout lieu le creuset de notre vivre ensemble.

Sur Roubaix, ville que je connais bien, ville que j’aime ; je veux réaffirmer que si il nous faut prendre au sérieux les éléments qui nous ont été montrés hier soir quant à cette réalité obscure et inquiétante qu’est l’islamisme radicale. Je sais aussi que Roubaix est une ville où ses associations, ses citoyens sont attachés à toutes les diversités et où, chacun à son niveau œuvre à l’intérêt collectif, dans le respect de liberté, de l’égalité, de la fraternité.

Oui Roubaix est une ville complexe, avec des problématiques fortes que chacun connaît et souvent imbriquées. De fait, elle demande une gouvernance qui puisse épouser et apporter des réponses adaptées à cette situation. Et dans le même temps, parce que nous savons aussi que l’équilibre peut être précaire, il nous faut rester ferme sur les valeurs de la République.

Depuis 2017, le gouvernement s’est doté d’outils qui permettent non  seulement de lutter contre la radicalisation mais aussi de la prévenir. J’en veux pour preuve la mise en application du Contrat d’Engagement Républicain à destination des associations.

Si il nous faudra rester attentif quant aux modalités de mise en œuvre sur les territoires pour ne pas le transformer en un instrument de stigmatisation ; il doit permettre d’éviter certains dérives que nous constatons  – à la marge – dans le financement des associations.

Oui, ni angélisme, ni stigmatisation ;  il nous faut collectivement tout mettre en œuvre pour que la République continue de vivre ici et ailleurs. Plus que jamais le dialogue entre les institutions publiques, les élus et les acteurs au plus près du terrain doit être au centre de ces enjeux.

Combattre la radicalisation, comprendre aussi le cheminement qui mène à lui,  le comprendre pour endiguer ce « phénomène », certes ultra-minoritaire mais qui peut s’avérer être un réel danger pour les années à venir.

Tout le temps que durera mon engagement politique sur Roubaix et Wattrelos, j’entends défendre cela au quotidien.

La sécurité, la première des libertés.

Depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, la sécurité a été au cœur de l’action du gouvernement. Cette volonté est la traduction des engagements pris lors la Présidentielle de 2017.

Les deux engagements forts d’Emmanuel Macron étaient de recréer des postes de policiers et également de rétablir  un lien de confiance entre la population et les forces de l’ordre.

De fait, nous avons redonné des moyens humains et financiers à ceux qui nous protègent : + 10.000 recrutements d’ici à la fin du quinquennat et + 2,5 milliards d’euros pour les commissariats et les équipements.

A Roubaix et plus particulièrement sur le quartier de l’Alma, 19 policiers supplémentaires sont venus renforcer les effectifs.

En qualité d’élu wattrelosienne et de députée de la 8ème circonscription, la sécurité a toujours été au cœur de mes préoccupations tant je suis convaincu qu’elle est plus que jamais de première nécessité dans les quartiers populaires, là où les citoyens sont déjà dans des situations personnelles difficiles.

Cette réalité, j’entends continuer à la faire entendre au plus haut niveau, et je me félicite des annonces faites ce lundi à Nice par le Président qui continue de tracer une feuille de route ambitieuse pour les 5 prochaines années en matière de sécurité.

Plus d’une cinquantaine de propositions concrètes ont été faites, en plus d’une augmentation d’un milliard d’euros/an pour les 5 ans qui viennent, en voici quelques-unes :

  • Des recrutements supplémentaires.
  • La substitution des personnels actifs pour les tâches administratives.
  • La création d’un fichier de prévention des violences intrafamiliales.
  • Un effort de 200 intervenants sociaux pour l’accompagnement des victimes dans les commissariats.
  • Une association pourra déposer plainte pour le compte d’une femme victime de violences conjugales.
  • La valorisation du métier d’enquêteur.
  • Pour accélérer les procédures, la présence de délégués du procureur sera expérimentée dans les commissariats.
  • La lutte contre cyber criminalité sera renforcée avec la création de 1500 postes.
  • La formations sera améliorée avec une augmentation de la formation initiale et continue.
  • Une force d’action républicaine interministérielle (force de l’ordre, personnels éducatifs, travailleurs sociaux, justice) pourra intervenir dans les quartiers où le trafic de stupéfiants est endémique.
  • A l’horizon de 2030, il s’agit également d’améliorer l’accueil des plaignants.

On le voit, la volonté de continuer à œuvrer pour garantir une meilleur sécurité pour chacun d’entre nous reste intact. Et je crois que beaucoup des mesures annoncées par Emmanuel Macron répondent totalement au besoin de notre territoire.

Et quel que soit ma place dans les prochains mois, j’entends faire en sorte qu’elles se déploient sur Roubaix/Wattrelos au plus grand bénéfice de ses habitants.

2022 : des enjeux majeurs pour la France !

L’année 2021 aura encore été marquée par l’épidémie du COVID, fort heureusement du fait d’une couverture vaccinale importante, nous avons pu néanmoins limiter les conséquences sur la vie économique et sociale. Durant toute cette période, le gouvernement a su faire preuve de pragmatisme en prenant des mesures adaptées pour maintenir celle-ci.

Néanmoins comme le voit avec le variant Omicron, nous devons encore faire des efforts du fait d’une circulation extrême de ce dernier ; seul motif de réconfort, une dangerosité moindre. De fait pour, les nouvelles dispositions prises ces derniers jours étaient nécessaire pour enrayer sa propagation sans entraver plus que nécessaire l’activité du pays. C’est tout le sens du pass vaccinal qui sera voté,  et que je voterai en conscience, dans les prochains jours.

2022 sera encore l’année de la vigilance et de la prévention, 2022 sera aussi celle d’échéances majeures pour notre pays. Tout d’abord avec la Présidentielle du mois d’avril et un mois plus tard, les législatives qui devront donner au nouveau Président une majorité pour gouverner. A cela, on doit ajouter la présidence française de l’Union européenne que j’avais évoquée lors de mon billet précédent.

Si ces deux moments électoraux seront cruciaux pour l’avenir de notre pay, ils peuvent également susciter une inquiétude chez un certain nombre de nos concitoyens. A cet égard, je suis inquiète devant la montée de l’intolérance et de la peur que certains entretiennent sans vergogne.

Aussi d’ores et déjà, je serai aux cotés du Président Emmanuel Macron si il décide de continuer, et je l’espère, à mener la France sur le chemin de la modernité et de la justice sociale, comme au long de ces 5 dernières années.

Le nécessité de nous réformer est plus que jamais d’actualité quand on regarde devant nous et les problématiques qui se font plus prégnantes que jamais ; tant au niveau de l’environnement, de lutte contre les inégalités ou encore de restauration de notre appareil productif.

Les bouleversements incertains de ce monde, de notre monde, impliquent une implication de chaque instant et parfois d’oser se confronter sur le terrain des idées. Cela je l’ai toujours assumé et dans tous les cas, je continuerai à le faire ; avec vous, à vos côtés.

Bien que parfois un peu abstraits, ces enjeux ont une résonnance encore plus particulière sur notre territoire. Il nous faut sans cesse rappeler, que si nous avons des trésors, nous devons faire face depuis plusieurs décennies à l’accumulation des épreuves.

Depuis ma prise de fonction en qualité de Député de la nation, je n’ai pas oublié ces réalités – emploi, éducation, lutte contre la pauvreté, santé… – et jamais je ne pourrai les oublier. Elles m’ont guidée tout au long de mon action et j’entends faire en sorte que Roubaix et Wattrelos ne restent pas à l’écart dans les prochaines années.

Car au-delà des chiffres, il s’agit d’hommes, de femmes et d’enfants dont nous parlons et ils méritent que nous nous battions pour eux, pour défendre leur droit à un avenir.

Union Européenne : les enjeux de la Présidence Française.

La France, au 1er Janvier 2022, prendra la présidence de l’Union Européenne jusqu’au 30 juin 2022. Emmanuel Macron lors de sa conférence du 9 décembre a tracé une ligne de route claire et ambitieuse sur les enjeux de celle-ci.

Le Président a fixé trois grands axes pour ces 6 mois : une Europe plus souveraine, un nouveau modèle européen, une Europe humaine.

Depuis mes premiers engagements politiques, j’ai toujours considéré la construction européenne comme une nécessité et une obligation pour faire face aux défis des prochaines décennies. Aussi, je m’inscris totalement dans les ambitions défendues par le Président.

Oui plus que jamais, il est nécessaire de réformer l’espace Schengen avec la mise en place d’un pilotage politique. Il s’agit bel et bien de maitriser et de protéger nos frontières et de créer un mécanisme de soutien d’urgence en cas de crise à la frontière d’un État membre. Pour s’en convaincre, il suffit de constater les difficultés lors de la crise des migrants à la frontière biélorusse de ces dernières semaines.

Dans ce sens, il est également indispensable de refonder un « new deal » économique et financier avec le continent africain et d’arriver à des objectifs clairs en matière de santé, d’éducation et de climat.

L’un des autres grands enjeux de ces prochains mois réside dans la volonté de définir les contours de l’Europe à l’horizon de 2030 sur les questions de l’emploi. Il s’agit donc d’apporter une réponse économique adaptée à la sortie de crise ; de concilier compétitivité économique et ambition climatique ; faire de l’Europe une puissance numérique et proposer des emplois mieux qualifiés et mieux payés.

Toujours soucieuse, de voir se construire une véritable Europe sociale, j’espère que nous serons en mesure de proposer la mise en place d’un système permettant d’instaurer un salaire minimum décent dans tous les États membres.

Enfin et compte-tenu de cette époque où une forme de relativisme et de remise en cause perpétuel des acquis de notre histoire communes sont en passe de devenir la norme. Il est plus que jamais indispensable de réaffirmer la caractère humaniste du projet Européen.

Aussi, les propositions de cette présidence voulant rebâtir une présidence plus proche des territoires et de nos concitoyens ; l’indispensable réaffirmation de l’état de droit, trop souvent mis à mal ces derniers mois ; la volonté de relancer d’un grand travail indépendant sur l’histoire de l’Europe.

A cet égard, les jeunes générations auront un rôle majeur à jouer pour cette Europe humaniste devienne non pas un espoir vain mais la réalité de notre quotidien. Pour cela, la proposition d’un service civique européen pour les moins de 25 ans peut être un outil précieux dans cet optique.