Union Européenne : les enjeux de la Présidence Française.

La France, au 1er Janvier 2022, prendra la présidence de l’Union Européenne jusqu’au 30 juin 2022. Emmanuel Macron lors de sa conférence du 9 décembre a tracé une ligne de route claire et ambitieuse sur les enjeux de celle-ci.

Le Président a fixé trois grands axes pour ces 6 mois : une Europe plus souveraine, un nouveau modèle européen, une Europe humaine.

Depuis mes premiers engagements politiques, j’ai toujours considéré la construction européenne comme une nécessité et une obligation pour faire face aux défis des prochaines décennies. Aussi, je m’inscris totalement dans les ambitions défendues par le Président.

Oui plus que jamais, il est nécessaire de réformer l’espace Schengen avec la mise en place d’un pilotage politique. Il s’agit bel et bien de maitriser et de protéger nos frontières et de créer un mécanisme de soutien d’urgence en cas de crise à la frontière d’un État membre. Pour s’en convaincre, il suffit de constater les difficultés lors de la crise des migrants à la frontière biélorusse de ces dernières semaines.

Dans ce sens, il est également indispensable de refonder un « new deal » économique et financier avec le continent africain et d’arriver à des objectifs clairs en matière de santé, d’éducation et de climat.

L’un des autres grands enjeux de ces prochains mois réside dans la volonté de définir les contours de l’Europe à l’horizon de 2030 sur les questions de l’emploi. Il s’agit donc d’apporter une réponse économique adaptée à la sortie de crise ; de concilier compétitivité économique et ambition climatique ; faire de l’Europe une puissance numérique et proposer des emplois mieux qualifiés et mieux payés.

Toujours soucieuse, de voir se construire une véritable Europe sociale, j’espère que nous serons en mesure de proposer la mise en place d’un système permettant d’instaurer un salaire minimum décent dans tous les États membres.

Enfin et compte-tenu de cette époque où une forme de relativisme et de remise en cause perpétuel des acquis de notre histoire communes sont en passe de devenir la norme. Il est plus que jamais indispensable de réaffirmer la caractère humaniste du projet Européen.

Aussi, les propositions de cette présidence voulant rebâtir une présidence plus proche des territoires et de nos concitoyens ; l’indispensable réaffirmation de l’état de droit, trop souvent mis à mal ces derniers mois ; la volonté de relancer d’un grand travail indépendant sur l’histoire de l’Europe.

A cet égard, les jeunes générations auront un rôle majeur à jouer pour cette Europe humaniste devienne non pas un espoir vain mais la réalité de notre quotidien. Pour cela, la proposition d’un service civique européen pour les moins de 25 ans peut être un outil précieux dans cet optique.

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