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Le budget de l’État doit financer vos priorités : pouvoir d’achat, lutte contre la pauvreté, transition écologique, sécurité et éducation

Ce matin, je suis intervenue durant le débat d’orientation des finances publiques. L’occasion de réaffirmer nos priorités budgétaires pour les prochains mois :

  • Casser les inégalités de destin, en donnant plus de moyen à l’école de la République, en particulier dans les quartiers et pour les enfants en situation de handicap ;
  • Renforcer la lutte contre l’insécurité, les trafics et la délinquance ;
  • Redonner du pouvoir d’achat aux classes moyennes, en baissant l’impôt sur le revenu sur les 2 premières tranches ;
  • Réformer notre protection sociale, en refondant notre système de retraite et en créant un revenu universel d’activité pour lutter contre la pauvreté ;
  • Accélérer la transition écologique, en donnant des incitations à transformer nos modes de consommation et de production pour préserver l’environnement sans aggraver les inégalités sociales.

Retrouvez ci-dessous le contenu de mon intervention :

Pourquoi j’ai voté pour la loi « anti-casseurs »

La loi visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs (dite loi « anti-casseurs ») semble donner lieu à polémiques. Une nouvelle fois, serais-je tentée de dire, tant ce sujet est sensible.

Indépendamment des gesticulations des idéalistes que nous avons pu constater au niveau national, il semble que ma prise de position personnelle, c’est-à-dire mon vote en faveur de cette loi, suscite quelques émois localement.

Durant la campagne pour les élections législatives et depuis mon élection comme députée de la 8ème circonscription, je ne cesse d’affirmer que la sécurité de mes concitoyens est une des priorités de mon mandat. En témoigne la loi contre les rodéos urbains que j’ai portée à l’Assemblée Nationale, mon combat incessant pour obtenir la Police de sécurité du quotidien à Roubaix et Wattrelos, ou encore mon soutien sans faille aux forces de police et aux pompiers, qui ont bien compris mon engagement.

J’ai coutume de dire que la première des inégalités est le fait que la sécurité ne soit pas assurée pour tous. C’est pourquoi, en tant que femme de gauche, j’accorde une importance prioritaire à cette thématique. Les premières victimes de l’insécurité, ce sont celles et ceux qui vivent dans les quartiers populaires, bien trop souvent abandonnés par les services publics. Alors quand une loi permet de faire respecter l’ordre républicain en neutralisant, le temps des manifestations, les fauteurs troubles et les casseurs, dont on sait qu’ils sont systématiquement présents dans les échauffourées, je suis pour et je l’assume, en tant que femme de gauche

Les donneurs de leçons qui continuent à penser de façon dogmatique que les policiers sont tous de sinistres personnages n’ont visiblement pas compris l’évolution de notre société. Je leur recommande d’aller davantage sur le terrain et de rencontrer nos concitoyens, ceux qui sont exposés quotidiennement à l’insécurité et qui, eux, me demandent davantage de présence policière avec plus de moyens d’agir. Ces mêmes donneurs de leçons, en négligeant les besoins de sécurité de nos concitoyens les plus fragiles, les ont livrés aux extrêmes en les laissant dans la peur et le désespoir. Ces mêmes donneurs de leçons osaient parler de « petite délinquance » en ce qui concernent les faits de violences dans les quartiers, et se sont retrouvés tout éberlués quand les résultats électoraux de la gauche sont tombés le 21 avril 2002.

Non, une voiture d’occasion assurée au tiers qui brûle n’est pas un fait de « petite délinquance » pour la personne qui a besoin d’un véhicule pour aller travailler ou rechercher un emploi : c’est une catastrophe, car elle met en péril tout le budget d’une famille modeste !

Qu’il est facile de distribuer des diplômes de gauche quand on habite un beau quartier !
Qu’il est facile de se dire de gauche quand on paye une école privée pour ses propres enfants et qu’on se repend en se targuant d’avoir des valeurs… de gauche !
Qu’il est facile de se dire de gauche quand on a la sécurité de l’emploi, ou que l’on pense que des responsabilités citoyennes peuvent privilégier ses proches pour accéder à des emplois !
Qu’il est facile de se dire de gauche et de ne pas être choqué que des militants d’extrême droite, qui ont été condamnés pour les violences commises à l’Arc de Triomphe, puissent défiler chaque samedi en toute impunité dans les rues de Paris !

Dorénavant, le préfet pourra interdire à ces personnes l’accès aux rues de Paris le samedi, et je suis bien heureuse d’avoir permis cela.