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« Plan stup’ » : pour mettre fin au fléau de la drogue dans nos quartiers.

Le marché de la drogue est un marché mortel, à triple titre :

  • il est à l’origine de 80% des règlements de comptes en France,
  • il entraîne la mort par overdose de près de 400 Français chaque année,
  • il est responsable de la mort de près de 800 automobilistes chaque année en France.

Surtout, c’est un fléau pour notre quotidien. Les dealers et leurs petites mains se sentent intouchables et font régner la terreur dans certains quartiers. Les trafics de drogue alimentent la violence et les incivilités, et servent à financer d’autres trafics, comme le trafic d’armes.

Depuis mon élection, je me bats pour que la sécurité au quotidien de chacune et de chacun soit une priorité de l’action gouvernementale.

Dans le cadre de la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ), certains quartiers de Roubaix ont ainsi été classés comme quartiers de reconquête républicaine (QRR), avec pour objectif principal de lutter contre le trafic de drogue.

Avec le « plan stup’ », le Gouvernement franchit une étape supplémentaire et s’attaque aux trafics à tous les niveaux et sous tous les angles.

Pour lutter contre le trafic de stupéfiants à l’échelle locale, 3 grands axes du « plan stup’ » sont à retenir :

1. Des renseignements de terrain, mieux partagés

Une nouvelle organisation dédiée à la lutte contre le trafic de drogue va voir le jour : l’OFAST. Organisé sur le modèle de la DGSI, il sera composé de 150 enquêteurs, policiers et gendarmes.

Afin d’être au plus près des besoins et des réalités du terrain, 16 antennes vont être créées, dont une à Lille.

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Des cellules du renseignement opérationnel sur les stupéfiants (CROSS) vont être créées. Elles sont particulièrement efficaces : expérimentées à Marseille, elles ont permis de démanteler 68 réseaux en 2018, contre 18 en 2015, de mettre 177 personnes derrière les barreaux en 2018 (contre 71 en 2015) et de faire passer les saisies de cannabis de 147 kg à 4 500 kg (sur la même période) !

Grâce au fonctionnement de 28 CROSS couvrant tout le territoire à partir de fin 2019, police municipale et bailleurs sociaux pourront contribuer au renseignement. Des enquêtes de satisfaction seront également menées auprès des élus et de la population. Tous ces éléments faciliteront le signalement de la position et des habitudes des trafiquants dans les quartiers ou en bas des immeubles.

2. Mobiliser et protéger celles et ceux qui subissent et dénoncent ces trafics

Une plateforme d’appel sera mise en place pour signaler les points de vente de deal de rue. Anonyme, cette plateforme permettra d’indiquer aux forces de l’ordre les points où agir, de transmettre aux CROSS des informations précieuses pour les enquêtes et d’améliorer concrètement le quotidien des habitants.

Les délinquants seront éloignés de leur territoires, par l’utilisation des interdictions judiciaires, le recours aux expulsions locatives, voire aux reconduites à la frontière pour ceux qui seraient en situation irrégulière.

Enfin, à partir de 2020, une amende de 200€ sera infligée à tout consommateur de produits stupéfiants.

3. Donner un autre avenir aux « petites mains » de ces trafics

L’ensemble de ces actions ne doit pas faire oublier que les « petites mains » du trafic de drogue sont souvent des personnes qui n’ont pas d’avenir/d’emploi ou qui se sont faits recruter jeune, à la sortie du collège ou du lycée. Ils sont bien souvent pris dans une spirale infernale, entre menaces de représailles s’ils quittent les trafics, séjours en prison et règlement de comptes.

C’est pour cela que je me bats au quotidien, à l’Assemblée, à Roubaix et à Wattrelos, pour redonner à chacun de l’emploi dans les quartiers les plus touchés par les trafics de drogue, avec les emplois francs par exemple, que je m’engage aux côtés du Gouvernement dans la lutte contre la pauvreté, et que je défends, comme rapporteure des crédits de l’Enseignement scolaire, une augmentation des moyens en éducation prioritaire, pour que tous les enfants de la République puissent avoir un vrai avenir professionnel.

Enfin, le Gouvernement entend mener une stratégie de prévention renforcée, auprès des jeunes notamment. Il faut casser l’image « festive » ou « récréative » dont bénéficient certaines drogues alors qu’elles font des dégâts irréversibles sur le cerveau. Une vaste campagne nationale de prévention portant à la fois sur les risques sanitaires et sur les risques pénaux sera menée, sur le modèle des campagnes de la sécurité routière.

Le budget de l’État doit financer vos priorités : pouvoir d’achat, lutte contre la pauvreté, transition écologique, sécurité et éducation

Ce matin, je suis intervenue durant le débat d’orientation des finances publiques. L’occasion de réaffirmer nos priorités budgétaires pour les prochains mois :

  • Casser les inégalités de destin, en donnant plus de moyen à l’école de la République, en particulier dans les quartiers et pour les enfants en situation de handicap ;
  • Renforcer la lutte contre l’insécurité, les trafics et la délinquance ;
  • Redonner du pouvoir d’achat aux classes moyennes, en baissant l’impôt sur le revenu sur les 2 premières tranches ;
  • Réformer notre protection sociale, en refondant notre système de retraite et en créant un revenu universel d’activité pour lutter contre la pauvreté ;
  • Accélérer la transition écologique, en donnant des incitations à transformer nos modes de consommation et de production pour préserver l’environnement sans aggraver les inégalités sociales.

Retrouvez ci-dessous le contenu de mon intervention :

Pourquoi j’ai voté pour la loi « anti-casseurs »

La loi visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs (dite loi « anti-casseurs ») semble donner lieu à polémiques. Une nouvelle fois, serais-je tentée de dire, tant ce sujet est sensible.

Indépendamment des gesticulations des idéalistes que nous avons pu constater au niveau national, il semble que ma prise de position personnelle, c’est-à-dire mon vote en faveur de cette loi, suscite quelques émois localement.

Durant la campagne pour les élections législatives et depuis mon élection comme députée de la 8ème circonscription, je ne cesse d’affirmer que la sécurité de mes concitoyens est une des priorités de mon mandat. En témoigne la loi contre les rodéos urbains que j’ai portée à l’Assemblée Nationale, mon combat incessant pour obtenir la Police de sécurité du quotidien à Roubaix et Wattrelos, ou encore mon soutien sans faille aux forces de police et aux pompiers, qui ont bien compris mon engagement.

J’ai coutume de dire que la première des inégalités est le fait que la sécurité ne soit pas assurée pour tous. C’est pourquoi, en tant que femme de gauche, j’accorde une importance prioritaire à cette thématique. Les premières victimes de l’insécurité, ce sont celles et ceux qui vivent dans les quartiers populaires, bien trop souvent abandonnés par les services publics. Alors quand une loi permet de faire respecter l’ordre républicain en neutralisant, le temps des manifestations, les fauteurs troubles et les casseurs, dont on sait qu’ils sont systématiquement présents dans les échauffourées, je suis pour et je l’assume, en tant que femme de gauche

Les donneurs de leçons qui continuent à penser de façon dogmatique que les policiers sont tous de sinistres personnages n’ont visiblement pas compris l’évolution de notre société. Je leur recommande d’aller davantage sur le terrain et de rencontrer nos concitoyens, ceux qui sont exposés quotidiennement à l’insécurité et qui, eux, me demandent davantage de présence policière avec plus de moyens d’agir. Ces mêmes donneurs de leçons, en négligeant les besoins de sécurité de nos concitoyens les plus fragiles, les ont livrés aux extrêmes en les laissant dans la peur et le désespoir. Ces mêmes donneurs de leçons osaient parler de « petite délinquance » en ce qui concernent les faits de violences dans les quartiers, et se sont retrouvés tout éberlués quand les résultats électoraux de la gauche sont tombés le 21 avril 2002.

Non, une voiture d’occasion assurée au tiers qui brûle n’est pas un fait de « petite délinquance » pour la personne qui a besoin d’un véhicule pour aller travailler ou rechercher un emploi : c’est une catastrophe, car elle met en péril tout le budget d’une famille modeste !

Qu’il est facile de distribuer des diplômes de gauche quand on habite un beau quartier !
Qu’il est facile de se dire de gauche quand on paye une école privée pour ses propres enfants et qu’on se repend en se targuant d’avoir des valeurs… de gauche !
Qu’il est facile de se dire de gauche quand on a la sécurité de l’emploi, ou que l’on pense que des responsabilités citoyennes peuvent privilégier ses proches pour accéder à des emplois !
Qu’il est facile de se dire de gauche et de ne pas être choqué que des militants d’extrême droite, qui ont été condamnés pour les violences commises à l’Arc de Triomphe, puissent défiler chaque samedi en toute impunité dans les rues de Paris !

Dorénavant, le préfet pourra interdire à ces personnes l’accès aux rues de Paris le samedi, et je suis bien heureuse d’avoir permis cela.