Archives par mot-clé : Roubaix

Ma rentrée parlementaire

Ce vendredi 11 septembre, j’ai effectué ma rentrée parlementaire auprès de mes amis et citoyens de Roubaix et Wattrelos. L’occasion pour moi de m’exprimer sur les enjeux importants auxquels nous devrons faire face aux cours des prochains mois.

Décorées de la médaille de l'Assemblée Nationale

Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élu(e)s,
Mesdames et Messieurs, chers amis

Quel plaisir de vous retrouver ce soir pour passer ensemble un de ces moments de convivialité que nous aimons tant partager à Wattrelos. C’est une vraie joie de vous tous réunis, ou presque puisque pour différentes raisons, certains de nos amis n’ont pu se joindre à nous et je vous demande de les excuser.

Cette manifestation qui, vous connaissant bien toutes et tous, est placée sous le signe de la détente et de la bonne humeur, se déroule toutefois dans un climat assez particulier. La crise sanitaire liée à la COVID qui sévit depuis 6 mois dans notre pays a changé profondément nos comportements.

Elle a également modifié nos modes de vie. Les activités sportives, culturelles ou festives ont subi un coup d’arrêt qui, au-delà de nos concitoyens individuellement, a réduit voire anéanti l’action de bon nombre d’associations. Pourtant, dès que se fût possible, elles se sont remobilisées en tenant compte des contraintes sanitaires imposées par la maladie.

Je veux remercier les responsables associatifs qui sont présents ici ce soir et au-delà l’ensemble des bénévoles qui ont permis une reprise des activités. Cet engagement a été particulièrement fort à Wattrelos et je suis fière de partager une amitié sincère avec ces « gens bien ».

Je voudrais également saluer Dominique BAERT, maire de Wattrelos, qui a dû prendre une décision difficile quand on connaît son attachement à sa ville en annulant notre traditionnelle fête des Berlouffes. Cette décision imposée par le Préfet est d’autant plus difficile à comprendre que le week-end dernier s’est tenue la braderie des commerçants de Lille alors que le passage en zone rouge était déjà acquis pour le département du Nord. Comprenne qui pourra…

En cette rentrée, le virus circule toujours et il est dangereux pour nous mais aussi pour nos proches. Il est impératif de rester vigilant face à l’épidémie de COVID 19. C’est de l’engagement de chacun d’entre nous , notamment dans le strict respect des mesures barrières que dépend la santé de tous mais également la possibilité de reprendre un cours normal de nos vies.

Depuis la fin de la période de déconfinement, j’ai multiplié les aller-retours à l’Assemblée Nationale pour voter les mesures nombreuses proposées par le Président et le Gouvernement pour soutenir notre économie et les ménages les plus en difficultés. La vérité m’oblige à dire que nous n’étions pas très nombreux sur les bancs de l’Assemblée à cette période.

Le soutien aux entreprises a été et demeure sans précédent. Je veux vous rappeler les mesures essentielles adoptées :

  • Délais de paiement des charges sociales et/ou fiscales pour les entreprises
  • Remise d’impôts directs
  • Report du paiement des factures
  • Aide de 1500€ par la création d’un fond de solidarité
  • Rééchelonnement des crédits bancaires
  • Prêt de trésorerie garanti par l’Etat
  • Mise en place du chômage partiel pour plus de 9 Millions de salariés
  • Multiplication des interventions du médiateur des entreprises en cas de conflits
  • Plan de soutien aux entreprises exportatrices
  • Suppression des pénalités de retard pour les entreprises travaillant dans le cadre d’un marché public.
  • Fond de soutien et de solidarité pour les PME et les entreprises de taille moyenne

Cette longue liste n’est pas exhaustive mais elle montre le soutien sans faille du Gouvernement à notre économie et aux entreprises. Au total ce sont plus de 120 milliards qui seront consacrés au maintien et à la relance de notre économie.

Pour les ménages, le Gouvernement a également été très actif. Outre les mesures de chômage partiel, ils ont pu bénéficier de nombreuses aides et de la solidarité nationale. En voici quelques exemples :

  • Allongement de la période de trêve hivernale
  • Continuité éducative dans les établissements scolaires (il nous reste sur ce point à tirer les leçons de cette crise pour aller vers plus d’égalité entre les élèves notamment sur l’accès au numérique)
  • Prise en charge et hébergement des personnes les plus démunies
  • Lutte contre la précarité énergétique par l’attribution massive de chèques énergie
  • Aide exceptionnelle pour 550 000 jeunes précaires
  • Soutien financier pour les ménages les plus démunis
  • Aide financière pour les salariés pour payer leur loyer ou leur prêt bancaire
  • Forte augmentation de la prime de rentrée scolaire
  • Création d’un fond de soutien au monde associatif et de programmes spécifiques pour les jeunes (subventions exceptionnelles, plan été, plan automne…)
  • Aide financière via un fond dédié aux associations sportives et aux fédérations

Il convient d’ajouter à ces mesures les efforts matériels et financiers sans précédent réalisés pour la prise en charge des malades, pour l’hôpital public (même si le processus était déjà enclenché avant la crise de la COVID), la prise en charge à 100% des tests ou encore, et ce n’est pas anecdotique, les nombreuses campagnes de communication mises en place par le Gouvernement.

L’ensemble de ces mesures ont permis à la France et aux Français de traverser ces premiers mois de crise beaucoup mieux que bien des pays comparables au notre.

Nous savons que nous allons traverser une zone de fortes turbulences, notamment sur le plan économique) mais tout à été mis en œuvre pour préparer une relance rapide de notre économie.

Il y a 150 ans la République était proclamée. Le choix de sa devise, Liberté, Egalité, Fraternité est un symbole qui doit nous inspirer chaque jour.

La liberté dans notre République est un bloc. C’est la liberté de participer au choix de ses dirigeants et donc le droit de vote, mais qui est indissociable du respect du verdict des urnes, de la liberté collective du peuple.

C’est la liberté de conscience, et en particulier la laïcité, ce régime unique au monde qui garantit la liberté de croire ou de ne pas croire, mais qui n’est pas séparable d’une liberté d’expression.

L’égalité. Être Français, c’est reconnaître en chaque femme, en chaque homme une même dignité. Respecter la République, c’est aimer la justice. Abolition des privilèges et Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789, suffrage universel masculin et abolition de l’esclavage par SCHŒLCHER en 1848, droit de vote des femmes en 1944, abaissement de la majorité à 18 ans en 1974, abolition de la peine de mort en 1981.

La Président de la République et le Gouvernement l’ont annoncé, nous irons plus loin, plus fort dans les semaines à venir pour que la promesse républicaine soit tenue dans le concret des vies quotidiennes de chacun. Mais l’égalité, elle aussi, est un bloc, des devoirs et des droits. L’égalité devant la loi implique ainsi que les lois de la République sont toujours supérieures aux règles particulières.

C’est pourquoi il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un Dieu, parfois avec l’aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d’un groupe.

Au-delà de ces phénomènes, la question de la sécurité de nos concitoyens dans leur vie quotidienne, quel que soit leur âge est un vrai sujet de préoccupation. La première des inégalités c’est celle que l’on rencontre devant l’insécurité.

Il y a ceux qui ont les moyens matériels et financier de se protéger et ceux qui subissent. Parce qu’ils n’ont pas le choix. C’est pour cette raison que je soutiens de mon mieux l’action de la Police et que je souhaite une plus grande sévérité de la Justice envers ceux qui pourrissent notre vie quotidienne et accentuent la fracture sociale que nous combattons avec toute notre énergie, chacun à notre niveau.

Lorsque, dans mes permanences, mes collaborateurs ou moi-même, recevons des familles à bout de nerf qui n’en peuvent plus de se faire agresser, détrousser ; qui ne peuvent dormir la nuit à cause du bruit, qui ont peur de sortir de chez eux… peu d’entre eux viennent des beaux quartiers. Pour eux il faut que la force de la République réponde présente, de manière efficace et sans complaisance à travers sa Police et son système judicaire. C’est le sens de la loi sur les rodéos urbains que j’ai initiée.

J’entends déjà les cris d’orfraie des bienpensants qui voient dans ces propos une dérive droitière… Et bien je vous le dis, chers amis : je suis de gauche et non seulement je le revendique mais j’en suis fière !  Je dirais même que c’est la responsabilité de celles et ceux qui se réclame du progrès social pour tous de s’emparer sans tabou de ces questions.

La fraternité. Croire en les valeurs républicaines, c’est voir en son compatriote plus qu’un semblable, un défi. Notre nation a ceci de singulier qu’elle a développé un État providence, un modèle de protection sociale qui ne laisse personne au bord du chemin.

Or, ce système unique au monde ne tient que par les liens toujours fragiles qui unissent nos concitoyens, liens du respect et de la civilité qu’à tout moment, la violence et la haine peuvent briser.

C’est pour cela qu’en République, les policiers, les gendarmes, les magistrats, les maires, les élus de la République, plus largement, toutes celles et ceux qui luttent contre la violence, contre le racisme et l’antisémitisme jouent un rôle déterminant, et que, par symétrie, ceux qui s’en prennent à eux doivent être lourdement condamnés.

Force à la loi, jamais à l’arbitraire. Ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre, aux élus ne passeront pas.

Pour conclure, je dirais qu’appartenir à notre République ce n’est pas qu’une question d’identité française. C’est aussi une citoyenneté. Ce sont des droits qui vont avec. Ce sont aussi ses devoirs, c’est-à-dire l’adhésion à ses valeurs, à une histoire, à une langue, à une exigence qui tient la République debout, car elle dépend de chacune et chacun d’entre nous à chaque instant. C’est un combat chaque jour recommencé.

Alors, ensemble, formons cette France unie qui peut tout vaincre !

Je vous souhaite une bonne soirée.

Commissariat de Roubaix : des moyens pour rénover, vite !

Constatant, depuis quelques années, la vétusté et l’inadaptation des locaux du commissariat de Roubaix aux besoins actuels des policiers et du public, et face à l’inaction de l’administration pour mobiliser les moyens nécessaires, alors même qu’un commissariat flambant neuf a été inauguré à Tourcoing, j’ai décidé d’alerter le Ministre de l’Intérieur :

Mme Catherine Osson alerte M. le ministre de l’intérieur sur la vétusté des locaux du commissariat de Roubaix, et ses effets sur la qualité du service rendu aux usagers et sur le quotidien des policiers.

Résidant dans la circonscription depuis une vingtaine d’années, Madame la députée a pu observer, tout comme les policiers, la progressive dégradation des locaux du commissariat, aujourd’hui vétuste et mal adapté pour recevoir le public.

Cette dégradation est particulièrement visible et tranche significativement avec le nouveau commissariat de Tourcoing, inauguré en juillet dernier : les locaux de la police doivent impérativement se transformer pour répondre aux nouvelles missions de nos policiers et aux nouvelles attentes des publics accueillis. Ainsi, dans le cadre d’un Grenelle « local » contre les violences conjugales organisé à Roubaix le 7 octobre dernier, les associations comme les policiers ont relevé que les locaux du commissariat de Roubaix ne permettaient pas d’accueillir le public dans des conditions satisfaisantes, eu égard notamment au respect de leur vie privée et des informations sensibles qu’elles pouvaient être amenées à témoigner.

La programmation immobilière 2018-2020 pour la police et la gendarmerie nationales initiée en janvier 2018, pérennisant un budget de rénovation de 196 millions d’euros par an pour la rénovation et la maintenance lourde des commissariats de police, n’a à ce jour pas bénéficié au commissariat de la première zone de sécurité prioritaire (ZSP) de France. Seule l’école nationale de police de Roubaix est censée avoir bénéficié d’une partie de ces budgets sanctuarisés, au titre de la mise en conformité des stands de tir au regard de la réglementation en matière d’hygiène et de sécurité…

Aussi, Madame la Députée souhaite savoir si un calendrier de rénovation et des moyens sont à ce jour prévu pour une rénovation du commissariat de Roubaix, et, dans le cas contraire, quelles sont les pistes actuellement à l’étude pour assurer une meilleure qualité d’accueil du public et de meilleures conditions de travail aux policiers dans ce commissariat.

Médecine légale à Roubaix : le retour d’une permanence régulière en bonne voie !

Je me bats depuis 2 ans, tout comme Francis Vercamer, député de la 7ème circonscription, pour le retour d’un service de médecine légale à Roubaix. Courrier aux Ministres de la Justice et de la santé, question posée dans l’hémicycle, courrier au directeur du CHRU de Lille ; je n’ai cessé d’alerter les pouvoirs publics locaux et nationaux sur l’importance du maintien de ce service.

Le dernier courrier que j’ai reçu de la Ministre de la Justice me conforte un peu plus dans l’espoir que nous puissions bientôt avoir une permanence régulière dans les locaux du CH de Roubaix, à raison d’une demi-journée ou d’une journée par semaine. La Ministre m’a donné copie du courrier qu’elle a adressé à la Ministre de la Santé, Mme Buzyn, dans laquelle elle se prononce en faveur de cette solution.

Le rétablissement d’une permanence régulière est une nécessité pour les Roubaisiennes et les Roubaisiens victimes de violences. Au cours du Grenelle local sur les violences conjugales que j’ai organisé le 7 octobre dernier, tous les acteurs autour de la table soulignaient l’importance du maintien de ce service pour faire constater les violences et ainsi encourager les victimes à porter plainte.

Je resterai néanmoins vigilante aux suites que la Ministre de la Santé va donner à cette proposition, ainsi qu’aux décisions qui seront prises quant à la fréquence, aux jours de permanence et au personnel qui sera mis à disposition pour assurer ces permanences. Ils devront être adaptés à la réalité des besoins des Roubaisiennes et Roubaisiens.

1 an du plan pauvreté : les principes sont posés, les actions se déploient

Depuis un an, la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté a concerné, dans leur quotidien, plusieurs centaines de familles de Roubaix et de Wattrelos, et cet impact ira croissant jusqu’en 2022.

Dédoublement des classes de CP et CE1 en éducation prioritaire, emplois francs, prime d’activité augmentée de 100 euros au niveau du Smic, quartiers de reconquête républicaine (QRR) dans le cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ), couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) renouvelée automatiquement pour les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) : autant de mesures prises depuis 2 ans par le Gouvernement et notre majorité, qui sont visibles et utiles au quotidien pour chacune et chacun, et qui contribuent à faire reculer la pauvreté.

Car la lutte contre la pauvreté doit être pensée globalement : allocations, sécurité, logement, éducation, places en crèche et surtout, formation, orientation et emploi.

Depuis 2 ans, je me suis investie pour que vos demandes et vos besoins, à Roubaix et à Wattrelos, soient pris en compte. Ainsi, Roubaix a pu bénéficier d’une action ciblée contre le trafic de drogue et les incivilités, dans le cadre de la police de sécurité du quotidien, et une trentaine d’emplois francs avaient déjà été signés par des Roubaisiens en juin dernier.


Retrouver (en cliquant sur les boutons) ce qui a été fait depuis 2 ans à Roubaix et à Wattrelos grâce aux mesures mises en place par le Gouvernement et notre majorité.


Parlementaire ambassadrice de la stratégie pauvreté, je suis de près les travaux sur la mise en œuvre :

  • d’un revenu universel d’activité (RUA), pour simplifier le maquis des allocations et déclencher plus rapidement leurs versements sur les comptes de chacun ;
  • d’un service public de l’insertion (SPI), pour permettre aux plus éloignés de l’emploi (géographiquement ou en raison de leurs compétences) de retrouver du travail.

Les concertations sont en cours : elles permettent de faire travailler ensemble État, collectivités, associations, partenaires sociaux, demandeurs d’emploi, allocataires, afin que les services qui seront mis en œuvre demain soient au plus proche de vos préoccupations et de vos besoins

En 2020, un projet de loi sera déposé, pour mettre en œuvre ce qui aura été collectivement décidé.

Sources : Ministère des Solidarités et de la Santé

Retrouvez ci-après le bilan des 1 an de la Stratégie Pauvreté :

Ordures abandonnées par des professionnels devant les habitations de riverains : il faut sanctionner ceux qui ne jouent pas le jeu !

J’ai pu constater ces derniers temps à Wattrelos que certains professionnels, dans le domaine de la restauration notamment, abandonnaient leurs sacs poubelles et autres ordures devant les habitations de riverains.

Non seulement cela répand des odeurs désagréables, mais surtout, cette situation révèle une illégalité. En effet, les professionnels qui s’adonnent à ces pratiques le font, très souvent, faute d’avoir souscrit un contrat d’enlèvement de déchets auprès d’un prestataire de service ou de la métropole de Lille.

J’ai donc alerté le ministre chargé de la ville et du logement, auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, afin d’entamer une réflexion avec le ministère de l’action et des comptes publics pour sanctionner financièrement les professionnels qui ne signent pas de contrat d’enlèvement de déchets (par une majoration de leur cotisation foncière – CFE – par exemple).

Retrouvez-ici le contenu de ma question écrite