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Roubaix : les quartiers populaires, une priorité

Toutes mes pensées à l’agent de la poste extrêmement choquée.

Le bureau de Poste de l’Epeule n’est plus en mesure d’accueillir car en période de vacances scolaires et avec un agent en arrêt, l’accueil n’est plus possible.

Sauf que c’est un choix de la Poste, en période de vacances scolaires les quartiers populaires doivent être une priorité. Il serait logique de prioriser en moyen humain les bureaux des quartiers où les habitants n’ont pas les moyens de partir en vacances et de fermer ceux des quartiers et des villes où les habitants partent en vacances, si il faut fermer le cas échéant.

Je ne partage pas les choix de management et de repartions des moyens humains de la Poste sur notre territoire. A l’occasion des problèmes du bureau de poste de Beaulieu j’ai eu l’occasion d’interpeller Philippe Wahl. Imagine t on que dans certains quartiers aisés que ce soit le commerce d’à côté qui dépanne d’une ramette de papier ou qu’il ferme par manque de moyens humains, ça serait la levée de boucliers immédiate.

Ce sentiment d’abandon est insupportable, j’oserai même évoquer une ségrégation sociale organisée.

Nous sortons d’une période de grand débat, ce sont toutes ces injustices cumulées qui alimentent ce sentiment d’abandon, d’injustice et de colère dans nos quartiers. Tout le monde doit prendre sa part et réfléchir dans son organisation à rétablir une meilleure équité entre nos citoyens, entre les quartiers et les territoires.

Le printemps de l’évaluation des politiques publiques arrivent à l’assemblée c’est sur cette thématique d’équité des territoires que j’interpellerai les Ministres.

Je le redis et je le répète les quartiers populaires doivent
être la priorité de La Poste!

Restitution du Grand Débat : vos aspirations, mes engagements pour la suite.

En début de semaine, le Premier ministre a donné le compte rendu de 3 mois de débats tenus dans toute la France. Ils ont permis à chacune et à chacun, de faire part des difficultés de son quotidien et de ses propositions constructives sur les 4 thématiques proposées par le Président de la République : fiscalité et dépense publique, organisation de l’État, transition écologique et démocratie.

A l’échelle nationale, près de 500 000 personnes ont produit 2 millions de contributions ; 500 000 personnes ont participé aux 10 000 réunions d’initiative locale (RIL) organisées partout en France – plus de 300 réunions publiques organisées dans le Nord, dont une quinzaine dans la 8ème circo ! Au total, près de 1,5 millions de Français ont pris part au débat.

Les débats ont été apaisés, constructifs, riches d’enseignements. Ils ont permis un grand moment de démocratie, dont la transparence a été totale : toutes les données sont disponibles publiquement sur le site granddebat.fr (https://granddebat.fr/pages/donnees-ouvertes) et le resteront durant les prochains mois.

De tous ces débats, ce qui se dégage, c’est un besoin de justice et d’équité. Je vous invite à lire les principales aspirations portées par les participants au Grand Débat et les réponses que je souhaite d’ores et déjà y apporter.

Grâce à la PSQ, des effectifs de police supplémentaires dès cette année, à Roubaix et à Wattrelos

En mai dernier, par écrit, et en octobre dernier, par oral, j’avais demandé au Ministre de l’Intérieur quelles mesures allaient effectivement être mises en oeuvre pour les communes de Roubaix et de Wattrelos dans le cadre du déploiement de la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ).

Par écrit, le Ministère de l’Intérieur a assuré que le déploiement de nouveaux effectifs, en renfort des moyens existants, se fera non seulement dans le « quartier de reconquête républicaine » (QRR) de Roubaix-Tourcoing mais également à Wattrelos, et ce dès 2019. Les principaux objectifs de ces renforts seront de renforcer la proximité entre habitants et policiers au quotidien, la lutte contre les trafics (de stupéfiants notamment) et la lutte contre les incivilités.

Ci-dessous, le texte de la réponse du Ministère :

Le Président de la République a fait de la sécurité un des enjeux fondamentaux du quinquennat. Les Français et leurs élus attendent beaucoup sur ce plan. Si la lutte contre le terrorisme est à cet égard une priorité, renforcer la sécurité quotidienne de nos concitoyens constitue l’autre défi majeur dans le domaine de la sécurité intérieure.

Pour répondre à ces enjeux, le Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, a décidé de renforcer les moyens humains et matériels des forces de l’ordre. 10 000 postes de policiers et de gendarmes seront ainsi créés durant le quinquennat. Par ailleurs, après avoir augmenté de 1,5 % en 2018, le budget des forces de sécurité intérieure de l’Etat augmentera encore en 2019, de 2,6 %, soit 330 M€ supplémentaires. Le budget dédié aux équipements atteindra 236 M€ pour les deux forces, permettant aux policiers et aux gendarmes d’être mieux équipés et surtout mieux protégés.

Le Gouvernement fait également le choix de l’efficacité et des réformes en profondeur, avec en particulier la police de sécurité du quotidien (PSQ). Lancée début février 2018, elle permet, sur tout le territoire national, de disposer de policiers et de gendarmes recentrés sur leur cœur de métier, davantage présents sur le terrain et plus proches de la population, avec pour objectif d’apporter des réponses opérationnelles mieux adaptées aux spécificités locales et aux attentes de nos concitoyens, en lien étroit avec les partenaires locaux.

La PSQ se traduit également par une action renforcée dans les « quartiers de reconquête républicaine » (QRR), où l’insécurité est la plus forte. Des moyens humains et matériels spécifiques y seront concentrés en priorité. Les 15 premiers quartiers de reconquête républicaine ont officiellement été lancés le 18 septembre 2018. Une seconde vague de 15 autres QRR sera mise en place d’ici l’été 2019 et les 30 autres d’ici fin 2020. Au total, 1 300 policiers supplémentaires seront affectés dans les QRR d’ici 2020.

S’agissant de la division de Roubaix, qui dépend de la circonscription de sécurité publique de Lille-agglomération, la situation de ses effectifs fait l’objet de la plus grande attention. La division de Roubaix s’appuie sur ses moyens propres – soit sur plus de 390 policiers et adjoints de sécurité – mais également sur des renforts départementaux (brigade anti-criminalité, brigade cynophile, etc.), dont certains quotidiens et d’autres ponctuels, qui représentent une douzaine de policiers supplémentaires chaque jour. De plus, la « force de réponse immédiate », unité d’agglomération créée en février 2018, est également engagée à Roubaix, par exemple dans la lutte contre les trafics de stupéfiants. Par ailleurs, la ville bénéficie de la compagnie républicaine de sécurité (CRS) affectée en mission de sécurisation à Lille puisqu’une section intervient, sauf exception, chaque jour à Roubaix. Il convient en outre de souligner que Roubaix figure parmi les villes retenues pour bénéficier de la seconde vague des QRR, qui sera lancée dès janvier 2019. Le QRR de Roubaix-Tourcoing sera, en majorité, situé à Roubaix, mais Wattrelos en bénéficiera également. Des renforts d’effectifs y seront affectés à ce titre dès l’an prochain, au fil des sorties d’école et en tout état de cause dans l’année.

Grâce à ces renforts, une nouvelle brigade de reconquête républicaine sera créée, la lutte contre les trafics sera intensifiée et la police nationale sera plus présente au quotidien sur la voie publique pour les habitants et mieux armée pour répondre aux incivilités, nuisances et violences de toute sorte qui suscitent l’inquiétude et l’exaspération de la population. Dans cette action, les acteurs locaux, au premier rang desquels les maires, ont un rôle également important à jouer.

Cette réponse du Ministère de l’Intérieur est également disponible ici

HappyChic : les faits rien que les faits…

Le 2  juillet 2018… sans attendre Monsieur Zilma

Je n’ai pas pour habitude de répondre aux basses attaques notamment quand elles viennent de mes adversaires politiques. Mais le message sur un réseau social bien connu de l’un d’entre eux m’a outrée. Monsieur Zilma, puisqu’il s’est rendu une fois et c’est tout à son honneur aux côtés des salariés d’Happychic se prétend le défenseur en chef des salariés de ce groupe. Pire, il m’accuse de ne pas me soucier d’eux.

Je n’ai pas plus pour habitude de me mettre en avant, de communiquer avec la presse à chaque fois que je bouge le petit doigt. Mon envie et ma responsabilité en tant que Députée c’est de faire du travail à l’Assemblée Nationale utile pour les habitants de ma circonscription (comme ma loi sur les rodéos urbains par exemple), de mettre la pression sur les Ministres pour obtenir les Emplois francs ou la police de proximité, autre exemple.

C’est aussi d’être présente utilement aux côtés de nos concitoyens, personnellement mais aussi grâce à mes collaborateurs quand je dois être à l’Assemblée Nationale. Ce sont les dizaines de dossiers locaux qui ont connus une issue positive grâce à mes interventions.
C’est encore, comme je m’y étais engagée une vision ambitieuse en termes d’emploi et d’accompagnement de celles et ceux qui sont les plus en difficultés dans notre circonscription. Mon action c’est aussi la préservation des entreprises et donc des emplois.

C’est pour cette raison que je suis allée soutenir les employés du Carrefour de Wattrelos au printemps et que je suis venue à la rencontre des salariés et des représentants des syndicats de la société Happychic dès le 2 juillet dernier en leur apportant tout mon soutien politique et matériel. Et je me sentais d’ailleurs bien seule à ce moment…

Dans la foulée, j’ai convoqué les dirigeants de cette entreprise pour leur dire que je serai particulièrement vigilante sur la progression de ce dossier et je suis encore aujourd’hui régulièrement en contact avec eux pour tenter d’obtenir des résultats favorables aux employés d’Happychic.

Je me suis enfin rendu au siège de l’entreprise le 29 septembre dernier pour discuter avec les trois grévistes de la faim et entendre leurs revendications.

J’ai été élevée dans une famille modeste. Mes parents étaient tous les deux ouvriers et à l’époque où certains Cassandre d’aujourd’hui étaient scolarisés dans l’école privée payée par leurs parents, moi je travaillais pour le futur groupe Happy chic de l’époque en manutention pour financer mes études. Je suis fière de mes origines et du parcours que j’ai pu réaliser grâce à l’école de la République et aux efforts que j’ai réalisés pour y parvenir.

Je n’accepte pas que l’on me donne aujourd’hui des leçons d’«ouvriérisme » surtout quand elles viennent de personnes qui agitent beaucoup d’air, qui sont « jusqu’auboutistes » dans toutes les situations mais qui au final ne font rien de concret pour les personnes auprès desquelles elles s’engagent (j’ai pu le vérifier à l’Assemblée Nationale) et surtout n’obtiennent jamais aucun résultat tangible.

Il est des moments, mais les élus de la France Insoumise sont incapables de le comprendre, où il est préférable d’agir en responsabilité dans la mesure et même parfois la discrétion pour obtenir des avancées positives.

Je leur laisse donc la responsabilité de leurs actions contreproductives, de leurs propos outranciers et de leur démagogie et je continue pour ma part mon travail quotidien tant à Paris que dans notre circonscription pour améliorer la vie de mes concitoyens.

Oui je ne suis pas du même monde qu’eux parce que mon espérance de vie politique est liée à ma capacité à améliorer le quotidien de mes concitoyens, certains ne surfant que sur les peurs et la difficulté des gens ont au contraire bien intérêt à ce que rien ne change.

En 2008, Dominique Baert m’a confiée l’action sociale et le meilleur conseil (c’était même une injonction) que l’on puisse donner à une jeune conseillère municipale : on ne fait pas sa pub sur le malheur et les difficultés des gens.