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Annonces d’Emmanuel Macron : confiante et déterminée.

Tout le monde attendait avec impatience la conférence de presse du Président de la République et ses annonces suite au Grand Débat qui a été organisé dans toute la France pendant plusieurs mois.

Beaucoup s’attendaient à des mesurettes ou à des décisions de piètre importance. Emmanuel MACRON leur a répondu hier par la plus belle des manières.

Emprunt de solennité et conscient de l’enjeu de cette conférence de presse, il s’est comporté en Président de tous les Français. En reconnaissant les erreurs commises depuis le début du quinquennat et en remettant son cap dans le droit fil de ce qu’attendent nos concitoyens, il s’est montré à la hauteur de sa fonction.

N’en déplaisent aux éternels grincheux et à celles et ceux qui trouverons toujours que ce qu’on leur propose est inadapté ou ne va jamais assez loin, j’estime que les réponses apportées hier par le Président de la République vont dans le bon sens. Il ne renie en rien la trajectoire de sa politique mais il la remet en perspective avec les revendications légitimes exprimées depuis plusieurs mois.

Je ne vais pas détailler ici l’ensemble de ces mesures. Mais je voudrais néanmoins insister sur certaines d’entre elles qui montrent que le Président a bien compris l’importance du social dans sa nouvelle politique. Sa volonté de replacer l’humain au cœur de sa politique en est la première illustration.

📌 Sur les retraites, l’âge de départ a bien été confirmé à 62 ans. Il a ainsi été à l’encontre des propositions du MEDEF qui proposait un départ à 64 ans et à conforté celles et ceux qui, dans le cadre du Grand Débat, s’opposaient à l’allongement de la durée du travail. Dans le même temps il a annoncé qu’il n’y aurait pas de suppression d’un jour férié pour financer la dépendance et qu’il n’y aurait plus de retraite inférieure à 1 000€. Par ailleurs, les petites retraites seront à nouveau indexées sur l’inflation, ce qui était une revendication récurrente ces dernières semaines.

📌 Sur la fiscalité, non seulement le Président a décidé qu’il n’y aurait aucune hausse de prélèvement pour les ménages mais il s’est aussi engagé à réduire de 5 milliards les impôts de des ménages qui ont le plus contribué à l’effort national depuis plus de dix ans. Leurs « niches fiscales seront préservées (contrairement à celles des entreprises). Le gouvernement doit maintenant plancher sur la création de nouvelles tranches d’impositions concernant l’impôt sur le revenu.

📌 Concernant l’ISF, le Président a renouvelé son engament de vérifier dans un an l’efficacité de sa transformation en IFI. S’il s’avère que cette mesure n’a pas produit d’effet suffisant, il a clairement indiqué qu’il reviendrait sur sa décision.

📌 Sur les services publics, outre le fait qu’il ait dit que son objectif initial de suppression d’emplois publics était obsolète, l’annonce de classe à 24 élèves maximum dans les CP et CE1 est une très bonne nouvelle pour les enfants et leurs familles mais aussi pour l’ensemble de la communauté éducative. Cette mesure vient s’ajouter à toutes celles qui ont été prises depuis le début du quinquennat.

📌 Pour répondre aux besoins légitimes de tous les Français des « Maisons France Services » seront instaurées partout où c’est nécessaire. Elles regrouperont dans un même endroit toutes les thématiques publiques qui sont réclamées par nos concitoyens. Chacun pourra ainsi effectuer toutes ses démarches administratives près de chez soi et dans un même endroit.

📌 Enfin, vu la sociologie de notre circonscription, je dois dire que j’ai été particulièrement ravie de voir le dispositif de récupération des pensions alimentaires renforcé. Certes, il existait déjà. Mais avec quelle efficacité ? Le fait de proposer que les bénéficiaires de ces pensions alimentaires soient prises en charge, c’est-à-dire qu’elles percevront les sommes décidées par le juge, et que ce sera à d’autres organismes bénéficiant de la puissance de l’État de recouvrer ces sommes, me semblent un progrès immense qui va aider beaucoup de femmes dans leur vie quotidienne.

📌 Le Président de la République nous a expliqué hier qu’il avait profondément changé. Que les épreuves qu’il avait traversées l’avait fait mieux comprendre la situation de notre pays et surtout celle des Françaises et des Français. Étant données les mesures qu’il a décidées, je le crois profondément sincère.

Et c’est pour toutes ces raisons que je lui renouvelle ma confiance.

Restitution du Grand Débat : vos aspirations, mes engagements pour la suite.

En début de semaine, le Premier ministre a donné le compte rendu de 3 mois de débats tenus dans toute la France. Ils ont permis à chacune et à chacun, de faire part des difficultés de son quotidien et de ses propositions constructives sur les 4 thématiques proposées par le Président de la République : fiscalité et dépense publique, organisation de l’État, transition écologique et démocratie.

A l’échelle nationale, près de 500 000 personnes ont produit 2 millions de contributions ; 500 000 personnes ont participé aux 10 000 réunions d’initiative locale (RIL) organisées partout en France – plus de 300 réunions publiques organisées dans le Nord, dont une quinzaine dans la 8ème circo ! Au total, près de 1,5 millions de Français ont pris part au débat.

Les débats ont été apaisés, constructifs, riches d’enseignements. Ils ont permis un grand moment de démocratie, dont la transparence a été totale : toutes les données sont disponibles publiquement sur le site granddebat.fr (https://granddebat.fr/pages/donnees-ouvertes) et le resteront durant les prochains mois.

De tous ces débats, ce qui se dégage, c’est un besoin de justice et d’équité. Je vous invite à lire les principales aspirations portées par les participants au Grand Débat et les réponses que je souhaite d’ores et déjà y apporter.

Grand débat national – Contribution LaREM

1. Les constants :

Un diagnostic qui confirme un mal profond chez les Français
o Un sentiment d’impuissance et d’assignation.
o La perception d’avoir «moins» (plus d’impôts, moins de pouvoir d’achat, etc)
o La perception d’un État qui « micro-manage » (complexité administrative, interdictions et normes, multiplication des taxes) mais qui ne s’occupe plus de l’essentiel (accès aux services publics)
o La peur du«monde de demain»
o Un sentiment fort d’injustice (les efforts ne sont pas partagés par tous, absence de mobilité sociale, les dirigeants en profitent, etc.).

2. Une contribution qui est le résultat de 2 mois de travail et de consultations de l’ensemble des membres du mouvement

o 4 groupes de travail
o 3 500 contributions récoltées sur l’Atelier des idées
o 50 auditions

3. Une réponse du mouvement bâtie autour de 3 grands axes pour répondre aux attentes des Français exprimées dans le contexte des Gilets Jaunes :

o Donner les moyens à nos concitoyens de reprendre la main sur leur destin o Répondre à leurs inquiétudes face à l’avenir
o Lutter contre le profond sentiment d’injustice.

PARTIE II – CONTRIBUTION / FOCUS PROPOSITIONS
1. Nous voulons permettre aux Français de reprendre leur destin en main.

Reprendre en main leur destin politique

o Introduire une dose de proportionnelle
o Reconnaissance du vote blanc
o Limiter le cumul des mandats dans le temps
o Créer une nouvelle forme de démocratie pour associer les citoyens à l’élaboration de la loi : la démocratie délibérative.
o Instauration des propositions de lois d’initiative citoyenne
o Instauration de référendum locaux d’initiative partagée à la survie de notre démocratie représentative passe par une évolution vers plus de démocratie délibérative.

Encourager l’engagement – Tous les citoyens qui le souhaitent doivent pouvoir s’engager en politique

o Création d’un « statut de l’engagé»
o Création d’un « congé vie politique » rémunéré pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de se consacrer à une campagne électorale et de défendre leurs idées.
o Développer la philanthropie des grandes fortunes et le mécénat d’entreprise.
o Faciliter les dons pour permettre à ceux qui ont des moyens moins importants de donner s’ils le souhaitent.

Desserrer l’étau financier – Il faut donner plus de marges de manœuvre financières à nos concitoyens

o Réduire des frais loin d’être anodins pour ceux qui sont à 10€ près : faire prendre en charge par les assureurs les coûts des contrôles techniques et en particulier des contre-visites.
o Baisser la pression fiscale, conformément à notre engagement : suppression totale de la TH.
o Plus de justice fiscale : augmentation de l’IFI pour éviter que la suppression de la TH ne profite aux grandes fortunes.
o Rendre l’impôt plus lisible

2 Répondre aux inquiétudes de nos concitoyens sur leur avenir

Aider nos aînés – Nous devons répondre à une attente clé pour les Français : vieillir dans de bonnes conditions et en bonne santé

o Revenir sur la sous-indexation des pensions pour les retraités les plus modestes. Cela pourrait être financé par une nouvelle journée de solidarité. o La République en marche doit être le mouvement qui porte une grande réforme de la dépendance : généraliser la prise en charge par l’État de 25% du coût de prise en charge des personnes en EPHAD (transformation de la réduction d’impôt en crédit d’impôt)

Lutter contre le déclassement territorial – Les territoires doivent redevenir des vitrines de nos services publics : nous devons ramener Marianne partout en France

o Dans chaque intercommunalité, il doit y avoir un lieu « physique » dans lequel les citoyens doivent pouvoir faire toutes leurs démarches administratives sur place, être accompagnés dans l’utilisation du numérique, bénéficier de conseils sur l’accès aux droits. Si impossible, les services publics doivent venir aux Français : bus itinérants.
o Initier une nouvelle décentralisation :
o Introduction du droit à la différenciation dans la Constitution,
o Mieux intégrer le niveau départemental et le niveau régional, en instaurant des conseillers territoriaux, élus uniquement au niveau départemental et qui siègeraient aussi à la région.
o Transformer le Sénat pour devenir une véritable chambre des Collectivités représentant directement les exécutifs locaux

Relever le défi écologique – Enjeu prioritaire pour notre avenir à tous, la transition écologique nécessite une transformation en profondeur des comportements de chacun et une augmentation des investissements

o Transformer progressivement nos entreprises : ouvrir le chantier de refonte globale du pacte fiscal qui réduira la fiscalité sur ce qui crée de la valeur (le travail, les investissements durables) et l’augmentera sur ce qui en détruit (les pollutions).
o Nous devons changer nos manières de produire et de consommer:
o Généraliser la consigne sur les bouteilles plastiques ;
o Mettre en place une TVA à 10% pour les pièces détachées,
o Rendre éligible au crédit d’impôt emploi à domicile les réparations à domicile d’appareils électroménagers et électriques.
o Aider les plus modestes à sortir de leur dépendance aux véhicules : tous les ménages modestes doivent avoir accès à des voitures à basses émissions à moins de 50€/mois, via un système de location longue durée soutenu par l’Etat et les collectivités.
o Interdire la publicité pour les véhicules les plus polluants.
o Pour mieux accompagner les Français dans la transition écologique (financer la rénovation énergétique, l’achat de voitures plus propres, le changement des chaudières, la production d’énergies renouvelables), il faut des moyens financiers supplémentaires. N’alourdissons pas le prix à la pompe pour les ménages (essence ou diesel) qui est déjà très élevé, mais augmentons la fiscalité sur les autres énergies fossiles en mettant tout le monde à contribution, et dédions 100% de ces recettes à la transition.

3. Répondre au profond sentiment d’injustice

  • Lutter contre les inégalités de destin – Nous devons continuer à livrer bataille contre les inégalités de destin o Combattre le non-recours et accélérer l’automatisation du versement des aides sociales. o La question des héritages:
    • A court terme, favoriser les donations du vivant, pour hériter plus jeune et réinjecter plus rapidement cet argent dans l’économie.
    • C’est un sujet extrêmement sensible qui méritera une validation par le suffrage universel. On ne propose pas d’alourdir cet impôt mais de le rendre plus juste. A court terme, nous préconisons plutôt de favoriser les donations du vivant, pour réinjecter plus rapidement cet argent dans l’économie.
  • Plus d’égalité dans les efforts – Les efforts de nos concitoyens doivent être mieux partagés et plus visibles

o Imposer le statut de résident fiscal à tous les Français qui vivent dans un pays avec lequel la France n’a conclu aucun accord (paradis fiscaux) ;
o Mise en place d’un bilan annuel individuel indiquant les impôts et cotisations acquittés en faisant figurer les différentes natures, les prestations sociales perçues ainsi que la position du contribuable vis-à-vis du reste de la population.

Exemplarité et transparence – Notre réponse à la défiance doit passer par plus d’exemplarité et de transparence des élus et des représentants de l’État. En Marche montrera la voie à suivre
o Suppression du cumul d’un mandat politique parlementaire et d’une activité professionnelle rémunérée.
o Aller plus loin dans la limite du cumul des mandats dans le temps.
o Plafonner plus strictement le cumul d’un emploi public et d’une retraite quand elle est élevée.
o Renforcer la transparence sur le financement des partis politiques : publier la structure des dons des partis politiques.

Conclusion

  • Ce que porte LaREM, c’est une vision différente dans laquelle le citoyen est acteur.
  • Pour déployer cette vision, une méthode nouvelle :
  • Qui associe mieux les citoyens dans les décisions collectives ,sans la réduire aux temps d’élections ;
  • Qui repose sur l’engagement de tous au service du collectif.
  • LaREM met des propositions fortes dans le débat et joue son rôle de boite à idées.
  • En proposant une vision politique d’ensemble et en mettant dans le débat des propositions concrètes, le mouvement est dans son rôle, celui d’aiguillon de la majorité.

Suite :

o Ces idées vont maintenant vivre, rien n’est figé, elles seront dès mardi, présentées au groupe LaREM de l’Assemblée pour que nous, députés, nous en saisissions.

o Des séances de travail seront organisées avec les groupes de travail du mouvement et de l’Assemblée.

o LaREM portera une proposition commune lors des débats parlementaires de clôture du grand débat début avril.

Avec le Grand débat, nous avons voulu redonner à LaREM son rôle premier : celui d’être un aiguillon, un porteur de vision pour la majorité. Ces idées, elles n’ont pas été trouvées entre 4 murs : elles sont le fruit des marcheurs et de nos groupes de travail : 3500 contributions, 50 auditions d’experts de la société civiles ou d’élus réalisées.

Ces idées, nous ne les imposons pas aux Français : le but, c’est qu’elles fassent vivre le débat, que les Français et les députés s’en saisissent. Elles seront présentées et débattues au sein de notre groupe parlementaire dès mardi.

Le Grand Débat est lancé : PARTICIPEZ, DEBATTEZ, PROPOSEZ !

Au cours des dernières semaines, notre pays a traversé une crise inédite.

Un cri de colère et de frustration, enfoui depuis de nombreuses années, s’est exprimé chez toutes celles et ceux déployant des efforts conséquents pour pouvoir vivre, avec le sentiment de donner beaucoup et de recevoir peu en retour, avec le sentiment que leurs gouvernants leur demandent beaucoup, souvent, mais qu’ils n’obtiennent satisfaction de leurs revendications que trop rarement.

Pour y répondre, des mesures d’urgence économiques et sociales ont été votées par le Parlement, en décembre dernier, afin de redistribuer les gains de la croissance et augmenter le pouvoir d’achat au niveau du SMIC.

Mais, plus largement, les manifestations ont exprimé le besoin ressenti par chacun d’être associé à la construction des politiques publiques.

Annoncé par le Président de la République lors de son allocution, le 10 décembre dernier, et précisé dans sa lettre aux Français publiée le 14 janvier 2019, le Grand Débat national répond à cette demande. Il se déroulera du 15 janvier au 15 mars 2019.

Citoyens, élus et institutions, organisations à but lucratif ou non lucratif : chacun peut participer et organiser des débats.

Cette démarche inédite permettra d’avoir une large concertation autour de 4 thèmes qui concernent directement notre quotidien :

  • La fiscalité, la dépense publique et l’action publique ;
  • L’organisation de l’État et des collectivités publiques ;
  • La transition écologique ;
  • La démocratie et la citoyenneté.

Des stands de proximité seront également installés dans des lieux de passages du quotidien. Ils permettront à ceux qui le souhaitent de donner leur avis sur les thématiques mises au débat.

Si vous souhaitez organiser un débat dans votre quartier, rendez-vous sur le site http://www.granddebat.fr, et sollicitez votre maire pour qu’il mette une salle à votre disposition si besoin !

De plus, à compter du 21 janvier, vous pourrez déposer directement vos contributions sur le site www.granddebat.fr ou les envoyer par courrier à l’adresse postale suivante :

Mission Grand Débat
244 boulevard Saint-Germain
75 007 PARIS

Pour tout renseignement complémentaire :
– Un numéro vert sera accessible au 0 800 97 11 11
– Le site www.granddebat.fr référence les lieux de débats déclarés près de chez vous

Enfin, à partir du 1er mars, des Conférences citoyennes régionales seront organisées, associant des Français tirés au sort dans chaque région à des représentants de diverses parties prenantes (syndicats, responsables associatifs, etc). Ils pourront participer à l’élaboration de pistes concrètes, fort des synthèses des premières semaines de débats locaux qui auront été collectés.

Pour le déroulement de ce Grand Débat, et puisque c’est d’actualité, je formule à chacune et chacun 2 vœux.

Tout d’abord, je souhaite que le Grand Débat ne se résume pas à des « cahiers de doléances » mais qu’il soit un véritable moment d’échanges et de propositions.

La tenue du Grand Débat doit mettre un terme aux violences et aux discours mensongers et haineux, qui n’ont pas leur place en démocratie. Ceux qui, malgré l’organisation du Grand Débat, continuent de réclamer dans les rues, sur les ronds-points, par la menace ou la violence, plus de démocratie, ceux-là même n’ont très souvent jamais pris la peine d’expérimenter ce qu’est réellement la démocratie, à l’échelle de leur quartier : s’investir dans les comités de quartier, les conseils citoyens, prendre un mandat associatif ou avoir électoral local.

En venant aux débats, chacun exercera sa liberté d’expression, le droit de faire entendre sa voix, ses idées, sans être menacé, sans être violenté. Chacun aura également un devoir : débattre et faire émerger des propositions pour rendre notre pays plus juste. Débattre, c’est se confronter à la réalité de l’autre, comprendre ses difficultés et lui faire comprendre les nôtres, pour ensuite trouver une solution commune, qui soit vivable pour chacun et qui nous permettent de vivre ensemble, sans se jalouser. C’est le fondement de la démocratie dans ce qu’elle a de plus noble et la raison pour laquelle je me suis engagée comme militante puis comme femme politique.

C’est à cette condition, avec cet esprit, que les réunions et les débats qui s’organiseront dans nos villes seront porteurs de solutions pour notre pays.

Ensuite, je souhaite que le Grand Débat puisse casser les idées reçues en matière de redistribution de richesses et de « justice fiscale ». Au cours de mes mandats de conseillère municipale et de députée, j’ai pu voir que la construction du budget d’une collectivité, de la Sécurité sociale, de l’Etat, ne s’établissait pas autour du constat qu’il y avait « trop d’impôts » ou « pas assez d’impôts », « pas assez de services publics » ou « trop d’allocations versées ». L’enjeu d’une fiscalité juste, c’est de dire :

  • « Qu’est-ce que l’on finance en priorité ? Avec quel budget ? Pour quels objectifs ? »
  • « Qui verse combien ? Qui reçoit combien ? Est-ce que c’est juste ? », c’est-à-dire :
    • Si je nais à la place de cette personne qui n’a rien, ai-je un minimum de services publics et de prestations sociales à ma disposition pour espérer sortir de ma condition et trouver un emploi qui me plait, subvenir aux besoins de ma famille, etc ?
    • Et aussi, en même temps : si je suis à la place de ce chef d’entreprise qui n’était qu’un jeune sorti de l’école, qui a créé il y a 20 ans sa boîte de couverture, de transformation de produits industriels ou de communication, qui travaille 70 heures par semaine, 7 jours sur 7, qui a créé 25 emplois là où il a monté sa boîte, et qui gagne à présent 10 000€ par mois, jusqu’où est-ce que, fort de cette réussite, il doit accepter de financer, par ses impôts, des prestations ou des services auxquels il peut ne même pas avoir accès ?

Ce raisonnement est le fondement de notre société, solidaire et juste. Il fait que le niveau d’impôt est acceptable pour tous et que le quotidien est vivable pour tous.

C’est fort de cet esprit et de ce raisonnement qu’avec le Président de la République, le Gouvernement et mes collègues députés, nous avons lancé, depuis 18 mois, plusieurs chantiers pour refonder l’enseignement scolaire, notre système de retraite, le marché du travail et notre régime d’assurance-chômage, ainsi que les politiques du transport, de l’énergie, de l’alimentation et de l’agriculture.

C’est fort de cet esprit et de ce raisonnement que nous avons souhaité organiser le Grand Débat.

C’est avec cet esprit et ce raisonnement que la confrontation des idées permettra de faire émerger des solutions innovantes, durables et justes pour notre pays.

J’ai confiance dans le fait que chacun sentira cette responsabilité au moment de prendre part aux débats près de chez soi.

Avec toute ma considération républicaine et citoyenne,

Votre députée,

Catherine OSSON

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PJ 1: Lettre aux Français du PR

PJ 2 : Le communiqué de presse du Premier Ministre sur les modalités d’organisation du Grand Débat