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Section Arts plastiques à Zola : le Ministre nous a entendus !

Chers membres de la communauté éducative du lycée Émile Zola de Wattrelos,

Je suis heureuse de pouvoir vous assurer désormais avec certitude le maintien de la section arts plastiques pour la rentrée 2019/2020, après la réponse favorable du Ministre de l’Éducation nationale reçue ce jour.

Notre mobilisation collective a permis de montrer au Ministre et à la Rectrice le besoin et l’attachement de toute la communauté éducative au maintien de cet enseignement. Merci à eux pour leur écoute. Et bravo à tous pour cette détermination sans faille !

Réponse M. le Ministre – Courrier Maintien section Arts plastiques Zola

Mise au point sur les EPSF (avenir des directeurs d’école)

Quand j’étais enseignante, j’apprenais aux élèves avant de travailler sur chaque document, de vérifier la source, la nature et l’auteur du document.

Autant voir circuler sur les réseaux sociaux tout et n’importe quoi, malheureusement on s’habitue, autant que les personnels de la plus belle institution de la République fassent circuler des intoxs, des documents non sourcés me pose question surtout quand ces informations sont parfois données aux familles qui les accueillent comme fiables puisque venant de professionnels.

Je mettrai donc cela sur une colère qui est légitime plutôt que sur la volonté de tromper les parents. mais la colère n’autorise pas tout.

Il est donc urgent de rectifier ceux qui jouent à se faire peur inutilement.

L’amendement sur la création d’établissements d’enseignement des savoirs fondamentaux (article 6 quater) stipule qu’ils sont constitués de classes du 1er et du 2nd degré. Après avis du recteur ou du DASEN, ils sont créés par arrêté du représentant de l’État dans le département (préfet) sur proposition des collectivités territoriales de rattachement du collège et des écoles concernés, après conclusion d’une convention entre ces collectivités et avec accord de la communauté éducative. Dirigés par un chef d’établissement, qui aura un adjoint du 1er degré, ces établissements seront administrés par un conseil d’administration et conserveront tous les conseils existants (école-collège, conseil des maîtres, conseil pédagogique).

Je tiens à préciser que les écoles et le collège concernés s’associeront (et non plus « se regrouperont » comme le prévoyait le texte voté en commission, – cf. article 6 quater p.14) au sein d’un établissement public local d’enseignement des savoirs fondamentaux. Ils pourront soit se mettre en réseau en restant sur leurs sites respectifs, soit se regrouper au même endroit, en fonction du projet d’établissement, du souhait de la communauté éducative et des caractéristiques du territoire.

Concernant la direction de ces établissements, un amendementvoté dans l’hémicycle, précise qu’un chef d’établissement adjoint, en charge du premier degré, issu du 1er degré (c’est la même organisation que les comités de pilotage REP) travaille aux côtés du chef d’établissement, afin de favoriser les échanges entre le 1er et le 2nd degré.

Les directeurs d’écoles sont indispensables au bon fonctionnement de l’école primaire. 

Ils exercent au quotidien de nombreuses responsabilités : ils animent l’équipe pédagogique, coordonnent le travail des enseignants, veillent au bon déroulement des enseignements, suscitent les initiatives, accueillent les nouveaux maîtres, coordonnent l’élaboration du projet d’école.

En matière de fonctionnement, le directeur également prend un certain nombre de décisions : après avis du conseil des maîtres, il répartit les élèves entre les classes, il répartit les moyens d’enseignement, il arrête le service des instituteurs, il organise le travail des personnels communaux qui sont placés sous son autorité pendant le temps scolaire, il organise l’accueil et la surveillance des élèves et le dialogue avec leurs familles. Il préside le conseil des maîtres et le conseil d’école. Il représente l’école auprès de la commune et des autres collectivités territoriales. Il est responsable de la mise en œuvre des dispositions relatives à la sécurité. 

Enfin, il est l’interlocuteur des collectivités territoriales, des parents d’élèves et des associations culturelles et sportives. Le décret de 1989 lui confie aussi une mission de protection des enfants qui commence par la vigilance face à l’absentéisme.

Sources :
Assemblée nationale, Projet de loi pour école de la confiance
Cécile Rilhac et Valérie Bazin Malgras (députées qui ont mené la mission flash sur les directions d’école)
Fannette Charvier, rapporteure du texte

Nommée membre de la Commission d’enquête sur l’inclusion des élèves handicapés à l’école et à l’université

Je suis très honorée d’avoir été nommée, lundi, membre de la Commission d’enquête sur l’inclusion des élèves handicapés à l’école et à l’université.

Directrice d’école, ayant également beaucoup travaillé avec les MDPH pour faciliter les parcours administratifs des familles, l’inclusion des élèves en situation de handicap est un de mes principaux combats politiques.

Lors de mes deux rapports spéciaux sur la mission budgétaire Enseignement scolaire dans le cadre de l’examen du PLF, j’ai suivi de près les financements dédiés à l’école inclusive (2,7 Md€ en 2019) et les mesures nouvelles proposées par le Ministre de l’Éducation nationale (250 ULIS supplémentaires sur 5 ans ; création de 6 000 emplois d’AESH).

Ce mardi, la réunion constitutive a permis de nommer un bureau et d’échanger sur les auditions à mener dans le cadre de cette commission d’enquête.

La Commission d’enquête sur l’inclusion des élèves handicapés à l’école et à l’université, qu’est-ce que c’est ?

14 ans après l’entrée en vigueur de la loi du 11 février 2005 qui instaure un droit à la scolarisation pour tout jeune en situation de handicap, cette commission d’enquête parlementaire vise à mieux appréhender la réalité de l’école inclusive en France.

Afin d’atteindre une pleine adéquation entre les principes de la loi du 11 février 2005 et la réalité, la commission d’enquête analysera les besoins et les progrès restant à accomplir dans le champ scolaire et périscolaire, en termes

  • de financements,
  • de recrutement, de compétences et de formations des personnels,
  • d’accompagnement des parents, des enfants et de toute la communauté éducative.

Par ses conclusions, elle éclairera les prochains débats parlementaires et ce, alors que le gouvernement a annoncé l’été dernier le lancement d’une concertation dite « Ensemble pour l’école inclusive » et la présentation, début 2019, d’une stratégie interministérielle.