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Canal Seine-Nord Europe : les parlementaires s’engagent pour contribuer au bouclage de la maquette de financement

L’intergroupe parlementaire Seine-Nord Europe/Seine-Escaut de l’association Seine-Nord Europe s’est réuni le mardi 5 mars 2019 à Paris. Avec mes collègues parlementaires des Hauts-de-France, d’Ile-de-France, du Grand Est et de Normandie, nous avons tiré les conclusions suivantes :

– Il est aujourd’hui urgent qu’une maquette de financement stabilisée et complète soit présentée à l’Union européenne, qui est désormais prête à financer 50 % du projet, ainsi qu’aux collectivités territoriales concernées par le tour de table financier qui ont démontré leur attachement fort à ce projet.

– Dans la perspective du Projet de loi de Finances 2020, des solutions de financement pour la part de l’État devront être proposées par le Gouvernement. A cet égard, nous tenons à apporter notre entier soutien à la détermination et au fléchage d’une ressource affectée au financement de la construction du canal. ll appartient à l’exécutif d’élaborer les simulations nécessaires en fonction des assiettes fiscales possibles et d’en saisir en temps utile les commissions et groupes de travail compétents au sein du Parlement.

– Aussi, nous réaffirmons toute notre mobilisation en vue de ces débats car il est de notre responsabilité d’engager de manière irréversible la réalisation de Seine-Nord Europe dans cette mandature. Pour porter la voix des parlementaires mobilisés sur ce projet, une audience sera demandée au Président de la République.

Maillon français du projet de liaison fluviale européenne Seine-Escaut, Seine-Nord Europe est un projet de canal à grand gabarit destiné à relier le bassin parisien au réseau fluvial des Hauts-de-France et, au-delà, à l’ensemble du réseau fluvial européen articulé autour des axes rhénan et danubien. Le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM) prévoit que les travaux principaux devraient démarrer dans la période 2018 – 2022, en vue d’une mise en service progressive et devant s’achever d’ici la fin de la période 2023 – 2027.

Ce projet prioritaire de l’Union européenne représente le principal relais de croissance attendu par toute la filière fluviale française qui a un besoin vital d’infrastructures à grand gabarit pour proposer à nos entreprises industrielles et agricoles un service massifié, compétitif et bas-carbone. Avec Seine-Nord Europe, les trafics fluviaux français devraient doubler, contribuant ainsi aux objectifs nationaux et européens de report modal et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La construction de ce canal générera 10 000 à 13 000 emplois par an pendant le chantier, tandis que 45 000 emplois pérennes devraient être créés à l’horizon 2050. Nos entreprises bénéficieront d’un coût de transport divisé par deux. Nos ports maritimes (Le Havre, Rouen, Dunkerque…) pourront s’appuyer sur une desserte fluviale améliorée et décuplée. Enfin, nos ports intérieurs et les futures plates-formes multimodales adossées ou reliées au canal pourront fixer de nouvelles activités logistiques et industrielles et créer des emplois locaux.

Au regard de ces bénéfices économiques, environnementaux et sociaux, nous considérons que Seine-Nord Europe est un investissement majeur pour l’Europe, pour la France et notamment pour l’avenir des régions Hauts-de-France, Ile-de-France, Normandie et Grand Est qui se retrouveront au cœur d’un nouveau système de transport connecté à grand gabarit à nos ports maritimes et aux voies navigables européennes.

Tiré du communiqué de presse de l’intergroupe parlementaire de l’association Seine-Nord-Europe, publiée le 5 avril 2019

Visite de la plateforme logistique d’Anzin

Depuis juillet 2017, à la demande de François de Rugy, je représente l’Assemblée Nationale au Conseil de surveillance de la société du Canal Seine-Nord Europe (CSNE). A ce titre, je m’intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin à ce projet structurant pour notre région, tant en termes d’emploi que de développement économique et durable.

C’est ainsi que j’ai répondu favorablement à l’invitation du Groupement d’Entreprises Régionales d’Intérêt Fluvial (GERIF) et de son Délégué Général Christian DECOCQ à visiter la plateforme logistique LOG’S d’Anzin dirigée par Franck GRIMONPREZ et adhérente au GERIF.

J’ai pu, à l’instar de plusieurs élus locaux (Député, Maires, représentants d’Intercommunalité), entendre les dirigeants du GERIF rappeler l’importance capitale du projet CSNE au regard du développement de notre région et en découvrir la génèse. Un moment très intéressant et un éclairage nouveau pour moi qui m’ont permis de resituer les enjeux de ce projet dans un cadre régional mais aussi local.

La visite guidée de la plateforme logistique, impressionnante tant de par sa taille (100 000 m² !) que par son organisation (120 salariés à temps plein et une quarantaine d’intérimaires), a clairement montré l’intérêt du transport fluvial. En termes de coût mais aussi de préservation de l’environnement.

Par exemple, ce mode de transport consomme 2,5 à 5 fois moins de carburant que tous les autres. Le transport d’un chargement de 1 500 tonnes va générer trois fois moins de CO² que si on l’avait effectué par la route. Autre illustration, 1 kilo- équivalent pétrole consommé permet de transporter une tonne sur 285 kilomètres sur un bateau et seulement…50 kilomètres par camion.

On le voit bien, ce projet du CSNE, largement financé par l’Europe est fondamental pour le développement de notre région. Ce sont des milliers d’emplois directs ou indirects qui seront créés de manière durable. Le développement de zones dans lesquels l’activité industrielle a disparu sera relancé.

Enfin, les chiffres indiqués le montrent bien, une fois le projet abouti nos autoroutes et nos routes seront libérées de la circulation de milliers de camions, renforçant ainsi la sécurité routière et diminuant de manière drastique l’impact négatif du transport par route sur notre environnement.

Autant de bonnes raisons de soutenir avec détermination le projet du Canal Seine-Nord Europe comme je le fais avec mes collègues du Conseil de surveillance.