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Coronavirus : aider le monde associatif, une obligation !!

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La crise sanitaire et la période de confinement ont montré, si il était encore nécessaire, la capacité de résilience de monde associatif. Tant au niveau de la distribution de denrées alimentaire aux plus fragiles, que de la mise en place de soutien scolaire ; elles ont fait preuve sur tout le territoire et en particulier sur Roubaix et Wattrelos d’une abnégation sans faille.

Cela, j’ai pu le constater en me rendant régulièrement à leur coté durant ces semaines où la France a dû se replier sur elle-même. Les associations ont, au même titre que celles et ceux qui étaient en première ligne, fait vivre l’esprit de fraternité qui gouverne et doit plus que jamais gouverner la République.

Dès le mois de juin, j’avais interpellé le gouvernement sur l’obligation de pallier aux difficultés qu’aller connaître les associations à la sortie du confinement et en cette rentrée. Au-delà des seules questions financières, l’enjeu du bénévolat se pose de manière évidente mais aussi la pratique des usagers et pas seulement pour les seules pratiques sportives.

Les derniers semaines démontrent que le retour à la normale n’est pas d’actualité tant au niveau économique qu’au niveau associatif.

C’est pour cela que je me félicite de l’annonce de Nadia Hai, Ministre de la Ville, sur la mobilisation d’un fond d’urgence de 20 millions d’euros à destination des associations de proximité dans les quartiers prioritaires.

Dans ce sens, le fléchage des fonds est une bonne chose et cible les actions essentielles que nous portons depuis le début du mandat du Président Emmanuel, à savoir :

  • L’éducation et la lutte contre la fracture numérique.
  • La santé et l’aide alimentaire.
  • L’insertion professionnelle pour soutenir la formation et l’emploi.
  • La culture à destination des habitants et des opérateurs culturels locaux.

En qualité de Députée de la 8ème circonscription du Nord, je serai particulièrement attentive à la bonne répartition de cette enveloppe et ne manquerai pas de soutenir les associations de notre territoire dans leur démarche.

Depuis le début de cette crise sanitaire, le Gouvernement a su anticiper les conséquences économiques et sociales par des mesures fortes et adaptées, permettant à notre pays de préparer les conditions d’un après que nul n’est en capacité de prévoir.

Le soutien financier au monde associatif va dans ce sens car nous savons également que nos quartiers prioritaires sont souvent les premiers et les plus impactés dans les périodes particulièrement tourmentées.

Alors, oui le Gouvernement et la majorité présidentielle sont à la hauteur des enjeux !!

Réforme des retraites : ne pas oublier les bénévoles et responsables associatifs

J’ai pris connaissance du rapport de Jean-Paul Delevoye publié le 18 juillet dernier.

Le passage à un régime de retraite universel à points doit permettre de rendre plus lisible les droits à la retraite de chacun, de rendre plus juste les mécanismes de cotisations et de pensions, quel que soit le métier exercé, et d’assurer la stabilité financière de notre régime de retraite, afin que toutes les générations puissent avoir une pension de retraite, quelle que soit la pyramide des âges.

Actuellement, 42 régimes de retraite. Demain le même pour tout le monde.
Source : « Pour un système universel de retraites », juillet 2019

Des mécanismes de solidarité pourront être plus facilement instaurés et auront la même valeur, en points, pour toutes les personnes concernées, quel qu’ait été leur parcours professionnel.

Toutefois, si le rapport envisage l’attribution de points de retraite supplémentaires pour les proches aidants par exemple, il n’évoque à aucun moment cette possibilité pour les bénévoles et les responsables associatifs, alors même que ceux-ci investissent leurs ressources en temps, en argent, en énergie pour faire vivre l’espace public, notamment dans les territoires confrontés à la disparition des services publics de proximité.

Source : « Pour un système universel de retraites », juillet 2019

Aussi, j’ai souhaité attirer l’attention du Premier ministre sur ce sujet par question écrite:

Mme Catherine Osson attire l’attention de M. le Premier ministre sur le manque de reconnaissance et de valorisation de l’action des bénévoles de nos associations en France.

3 millions de nos concitoyens consacrent plus de deux heures par semaine à des activités associatives. Ces personnes investissent leurs ressources en temps, en argent, en énergie pour faire vivre l’espace public, pour animer la vie locale, par des actions caritatives, sportives, culturelles, éducatives et sociales. Plus encore, elles contribuent à la cohésion sociale et suppléent même, parfois, aux missions de l’État dans les territoires confrontés à la disparition progressive des services publics de proximité.

La loi du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, puis la loi du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté, ont certes permis des avancées dans la reconnaissance et la valorisation de l’engagement associatif, par la création, respectivement, du Compte d’engagement citoyen, favorisant l’obtention de droits à formation au titre du parcours professionnel et bénévole, et du congé d’engagement, qui s’adresse toutefois aux seuls responsables associatifs, pour leur permettre de se consacrer exclusivement à ces responsabilités jusqu’à 6 jours par an.

Toutefois, ces avancées ne suffisent pas à favoriser un engagement durable. Sur le terrain, les responsables associatifs de plus de 60 ans peinent à passer la main, faute de successeurs. Les modes d’engagement dans le bénévolat sont de plus en plus sporadiques, et ce pour des raisons clairement identifiées par les acteurs de terrain :

– la difficile adéquation entre un engagement associatif de qualité, régulier et sur la durée, et les impératifs d’efficacité et de rentabilité de la vie professionnelle ;

– la complexité de gestion croissante des associations, pour l’obtention de financements ou pour satisfaire aux exigences de sécurité et de responsabilité civile ;

– l’exigence et l’attente de plus en plus forte des adhérents et des concitoyens vis-à-vis des services rendus par les responsables associatifs, devenus, comme les maires, les exutoires de frustrations nées de l’appauvrissement du lien social et du sentiment d’abandon des autorités et des services publics.

Si l’engagement auprès d’une association doit rester une activité bénévole, il est juste que l’engagement en faveur du vivre-ensemble, du bien commun et de la cohésion sociale soient valorisés, afin que nos concitoyens soient incités à s’investir durablement dans le monde associatif.

Ainsi, Mme la Députée souhaite attirer l’attention de M. le Premier ministre pour que les bénévoles et les responsables associatifs puissent bénéficier, dans le cadre de la réforme à venir du système de retraites, de points supplémentaires au titre de leur engagement. Consciente que cette forme de reconnaissance pourrait conduire à des créations d’association par effet d’aubaine ou à ce que certains concitoyens ne s’engagent que pour bénéficier de cet avantage, elle souhaite savoir si des seuils d’activité et d’ancienneté du bénévole et/ou de l’association seraient envisagés pour conditionner l’attribution de points supplémentaires.