Une avancée inédite pour l’aide publique au développement

Le vote par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale d’une hausse du budget consacré à l’aide au développement, qui atteindra 0,55% du revenu national brut (RNB) en 2022, constitue une avancée sans précédent dans la mise en œuvre de l’action de la France.

Ce vote marque une rupture majeure avec les orientations des majorités précédentes, dont les décisions depuis 2010 ont été marquées par une baisse continue des moyens consacrés à l’aide publique du développement (0,38% du RNB en 2016).

Promesse du Président de la République, cette trajectoire budgétaire trouve une concrétisation dans l’augmentation massive sur les 4 prochaines années de 1,836 milliards d’euros d’autorisations d’engagement.  

Les crédits de paiement augmenteront dès 2019 de 397 millions d’euros. Ils comprennent la réintégration dans le budget de l’Etat de la fraction de la Taxe sur les transactions financières (TTF) auparavant allouée à l’Agence française de développement (AFD), à hauteur de 270 M€.

Cette réintégration s’inscrit dans l’effort de modernisation de l’aide publique au développement engagée par Emmanuel Macron et la majorité parlementaire, qui entendent renforcer les capacités de contrôle et d’évaluation.

Au-delà de cette augmentation de ressources, l’aide publique au développement verra également son efficacité renforcée. L’aide bilatérale bénéficiera de deux tiers de l’augmentation des crédits. Elle sera davantage tournée vers la société civile et la part des dons par rapport à celle des prêts sera pour sa part augmentée. Le recours accru aux dons permettra ainsi une remise à niveau de l’aide en direction des 18 pays prioritaires africains et Haïti, et vers les politiques sociales essentielles. L’innovation et les petits projets à fort impact seront enfin favorisés grâce au renforcement des moyens et du rôle central des ambassades dans le pilotage de l’aide publique.

Ces orientations seront confirmées dans le projet de loi d’orientation et de programmation, recommandé par le rapport du député Hervé BERVILLE remis à Emmanuel MACRON, et rappelé par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves LE DRIAN, lors de son audition devant la commission des Affaires étrangères le 3 octobre 2018.

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HappyChic : les faits rien que les faits…

Le 2  juillet 2018… sans attendre Monsieur Zilma

Je n’ai pas pour habitude de répondre aux basses attaques notamment quand elles viennent de mes adversaires politiques. Mais le message sur un réseau social bien connu de l’un d’entre eux m’a outrée. Monsieur Zilma, puisqu’il s’est rendu une fois et c’est tout à son honneur aux côtés des salariés d’Happychic se prétend le défenseur en chef des salariés de ce groupe. Pire, il m’accuse de ne pas me soucier d’eux.

Je n’ai pas plus pour habitude de me mettre en avant, de communiquer avec la presse à chaque fois que je bouge le petit doigt. Mon envie et ma responsabilité en tant que Députée c’est de faire du travail à l’Assemblée Nationale utile pour les habitants de ma circonscription (comme ma loi sur les rodéos urbains par exemple), de mettre la pression sur les Ministres pour obtenir les Emplois francs ou la police de proximité, autre exemple.

C’est aussi d’être présente utilement aux côtés de nos concitoyens, personnellement mais aussi grâce à mes collaborateurs quand je dois être à l’Assemblée Nationale. Ce sont les dizaines de dossiers locaux qui ont connus une issue positive grâce à mes interventions.
C’est encore, comme je m’y étais engagée une vision ambitieuse en termes d’emploi et d’accompagnement de celles et ceux qui sont les plus en difficultés dans notre circonscription. Mon action c’est aussi la préservation des entreprises et donc des emplois.

C’est pour cette raison que je suis allée soutenir les employés du Carrefour de Wattrelos au printemps et que je suis venue à la rencontre des salariés et des représentants des syndicats de la société Happychic dès le 2 juillet dernier en leur apportant tout mon soutien politique et matériel. Et je me sentais d’ailleurs bien seule à ce moment…

Dans la foulée, j’ai convoqué les dirigeants de cette entreprise pour leur dire que je serai particulièrement vigilante sur la progression de ce dossier et je suis encore aujourd’hui régulièrement en contact avec eux pour tenter d’obtenir des résultats favorables aux employés d’Happychic.

Je me suis enfin rendu au siège de l’entreprise le 29 septembre dernier pour discuter avec les trois grévistes de la faim et entendre leurs revendications.

J’ai été élevée dans une famille modeste. Mes parents étaient tous les deux ouvriers et à l’époque où certains Cassandre d’aujourd’hui étaient scolarisés dans l’école privée payée par leurs parents, moi je travaillais pour le futur groupe Happy chic de l’époque en manutention pour financer mes études. Je suis fière de mes origines et du parcours que j’ai pu réaliser grâce à l’école de la République et aux efforts que j’ai réalisés pour y parvenir.

Je n’accepte pas que l’on me donne aujourd’hui des leçons d’«ouvriérisme » surtout quand elles viennent de personnes qui agitent beaucoup d’air, qui sont « jusqu’auboutistes » dans toutes les situations mais qui au final ne font rien de concret pour les personnes auprès desquelles elles s’engagent (j’ai pu le vérifier à l’Assemblée Nationale) et surtout n’obtiennent jamais aucun résultat tangible.

Il est des moments, mais les élus de la France Insoumise sont incapables de le comprendre, où il est préférable d’agir en responsabilité dans la mesure et même parfois la discrétion pour obtenir des avancées positives.

Je leur laisse donc la responsabilité de leurs actions contreproductives, de leurs propos outranciers et de leur démagogie et je continue pour ma part mon travail quotidien tant à Paris que dans notre circonscription pour améliorer la vie de mes concitoyens.

Oui je ne suis pas du même monde qu’eux parce que mon espérance de vie politique est liée à ma capacité à améliorer le quotidien de mes concitoyens, certains ne surfant que sur les peurs et la difficulté des gens ont au contraire bien intérêt à ce que rien ne change.

En 2008, Dominique Baert m’a confiée l’action sociale et le meilleur conseil (c’était même une injonction) que l’on puisse donner à une jeune conseillère municipale : on ne fait pas sa pub sur le malheur et les difficultés des gens.

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