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Coronavirus : continuer à soutenir nos jeunes !

La pandémie a et continue de mettre à mal des pans entiers de notre société. Les jeunes n’ont pas été épargnés par celle-ci.

Des parcours scolaires et étudiants fragilisés, des perspectives professionnelles considérablement obscurcies ; oui les jeunes paient aussi un lourd tribu à cette crise sanitaire sans précédent.

Dans le cadre du plan de relance, à l’été 2020, le plan 1 jeune / 1 solution a été lancé avec une enveloppe de près de 7 milliards d’euros.

Le gouvernement a donc pris très tôt les mesures afin de d’amortir les conséquences économiques et sociales, il est malgré tout encore difficile d’estimer dans quelques conditions se passera le retour à une vie « normale ».

A l’heure où j’écris ces lignes, tous et toutes nous nous demandons quand cette parenthèse infernale va prendre prendre fin ? quand pourrons-nous à nouveau nous projeter et surtout dans quelques conditions ?

Face à ces incertitudes, il est nécessaire que nous poursuivions l’effort en direction de nos jeunes en prorogeant les mesures déjà existantes et qui pour certaines arrivent à échéance à la fin de ce mois – comme par exemple les emplois francs + -.

De même, il nous faut associer la jeunesse dans toute sa diversité pour construire ensemble les réponses pérennes face à des problématiques liées à l’emploi et l’insertion professionnelle qui ne manqueront pas de se faire jour dans les prochains mois, dans les prochaines années.

Comme mes collègues de Terres de Progrès et dans la continuité de l’action entreprise par le Gouvernement, il y a urgence à mener une profonde réflexion sur l’avenir de nos jeunes et avec ces derniers.

Cette urgence, je la constate toujours les jours sur le territoire de Roubaix et Wattrelos. Celui-ci, malheureusement, concentre à lui seul des difficultés que nous connaissions déjà avant cette pandémie. Et force est de constater que cette dernière les a encore accentuées. Si ici, et peut être plus qu’ailleurs, les notions de solidarité et de résilience sont chaque jour mises à contribution avec une générosité hors norme du monde associatif et des bénévoles ; cela ne suffira pas.

Plus que jamais, le gouvernement doit continuer et amplifier les efforts déjà réalisées pour aider nos jeunes dans ces quartiers. J’ai toute confiance en son action et je sais qu’Emmanuel Macron a à cœur de mener en direction de cette génération une politique volontariste privilégiant l’avenir, la solidarité et le dépassement des différences.

Le logement, un outil de reconquête républicaine !

J’ai signé cette tribune où, avec quelques uns de mes collèges, nous réaffirmons de faire du logement une priorité. Et plus qu’ailleurs, c’est une urgence pour Roubaix et Wattrelos.

Tribune :

 » Alors que le pays est secoué par une crise sanitaire sans précédent, demain crise économique et sociale aux lourdes conséquences pour nombre d’entre nous, le besoin est plus fort que jamais de refonder notre unité nationale et de faire corps. La question commune à ces crises est en effet celle du vivre-ensemble, fondement de l’idée républicaine, mais aussi défi de l’action publique moderne. Or le logement est un lieu central de socialisation et de ‘l’être ensemble’. C’est pourquoi une politique ambitieuse en la matière peut constituer le point de départ d’un sursaut républicain.

La crise, révélateur d’un mal-être français

Tout au long de l’année 2020, la crise sanitaire du Covid-19 a mis en évidence les souffrances de nombreuses familles françaises : isolement géographique et social, étroitesse des logements, insalubrité et nuisances diverses, éloignement des services publics et des espaces de vie commune, etc. La crise des Gilets Jaunes les avait déjà mises en évidence, mais le confinement a aussi révélé des conditions de vie difficiles et douloureuses dans de nombreuses villes et banlieues, où les Français ont parfois pu être cloîtrés dans des appartements étroits et sans accès aux espaces verts.

Le repli à l’échelle du quartier, de l’immeuble, voire même du simple foyer, a exacerbé l’inégalité des chances

Nous avons entendu leur insatisfaction vis-à-vis de l’habitat et du logement en France, ainsi que leur besoin de lien social de proximité, d’entraide à l’échelle du quartier, de solidarité fondée sur le tissu associatif et le contact entre voisins. Le repli à l’échelle du quartier, de l’immeuble, voire même du simple foyer, a exacerbé l’inégalité des chances que ressentent nombre de nos concitoyens lorsque la concentration des difficultés économiques et sociales est trop forte dans leur ‘espace de vie’.

La mixité sociale à l’échelle d’un quartier ou d’une ville est aujourd’hui une condition essentielle pour retrouver une certaine unité nationale, redonner du sens à l’idée d’égalité des chances et lutter contre le repli sur soi.

La mixité sociale, outil de reconquête

Pour déclencher un réveil républicain rapide de notre société, l’objectif est simple : il faut en finir avec les ‘ghettos’, avec l’entre soi et redonner à nos concitoyens l’envie de faire société, de partager entre voisins de palier, d’immeuble, de quartier, et d’être solidaires en toute situation. Il faut, pour atteindre ce but, déployer des moyens humains et financiers à la hauteur de nos ambitions. En recréant de la mixité au sein du parc social, nous favoriserons le dialogue, l’échange, l’entraide ; en somme, nous poserons les bases d’un nouveau pacte solidaire et républicain.

Il faut que le parc de logements sociaux accueille à la fois des ménages dans le besoin et des travailleurs prioritaires de la nation

Deux efforts sont aujourd’hui nécessaires en matière de logement. Nous souhaitons d’abord recréer de la mixité dans le logement social. Il faut que le parc de logements sociaux accueille à la fois des ménages dans le besoin et des travailleurs prioritaires de la nation, personnels hospitaliers, enseignants, policiers, caissières et éboueurs, commerçants du quartier, dont nous avons tous constaté l’importance pendant cette période de crise. Ils ont pu être les grands oubliés de la République, c’est à nous de leur assurer un logement, main dans la main avec les bailleurs et les collectivités territoriales.

Construisons le logement de demain!

Pour réussir cette opération de mixité, il nous faut aussi et parallèlement bâtir, construire de nouveaux logements sociaux, transformer nos villes et nos banlieues. C’est pourquoi nous devons réviser les obligations des collectivités territoriales, dans le cadre de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), qui fixe les obligations des collectivités territoriales en matière de construction de logements sociaux jusqu’en 2025. Cette loi est régulièrement évaluée et le gouvernement a d’ailleurs veillé à ce que là où les engagements n’étaient pas tenus, les élus soient sanctionnés. Au-delà des promesses, nous avons l’obligation de proposer une alternative de vie réelle à chacun, à l’écoute de ses besoins, et de préparer l’avenir au-delà de l’échéance de 2025.

Nous devons poursuivre nos efforts pour lutter contre l’assignation à résidence et donc redéfinir les règles de vie dans le logement social

Nous ne pouvons pas continuer à ajouter de la pauvreté à la pauvreté, nous devons poursuivre nos efforts pour lutter contre l’assignation à résidence et donc redéfinir les règles de vie dans le logement social. Une répartition équilibrée des attributions de logements, qui laisse place à une plus grande mixité sociale, et un nouveau choix géographique pour l’implantation des logements sociaux et des centres d’hébergement d’urgence, non plus à la frontière des villes mais à proximité des services publics ou des lieux où se trouvent les emplois et les formations, voilà notre ambition pour redonner vie aux notions de vivre-ensemble, d’égalité et de citoyenneté. »

Coronavirus : aider le monde associatif, une obligation !!

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La crise sanitaire et la période de confinement ont montré, si il était encore nécessaire, la capacité de résilience de monde associatif. Tant au niveau de la distribution de denrées alimentaire aux plus fragiles, que de la mise en place de soutien scolaire ; elles ont fait preuve sur tout le territoire et en particulier sur Roubaix et Wattrelos d’une abnégation sans faille.

Cela, j’ai pu le constater en me rendant régulièrement à leur coté durant ces semaines où la France a dû se replier sur elle-même. Les associations ont, au même titre que celles et ceux qui étaient en première ligne, fait vivre l’esprit de fraternité qui gouverne et doit plus que jamais gouverner la République.

Dès le mois de juin, j’avais interpellé le gouvernement sur l’obligation de pallier aux difficultés qu’aller connaître les associations à la sortie du confinement et en cette rentrée. Au-delà des seules questions financières, l’enjeu du bénévolat se pose de manière évidente mais aussi la pratique des usagers et pas seulement pour les seules pratiques sportives.

Les derniers semaines démontrent que le retour à la normale n’est pas d’actualité tant au niveau économique qu’au niveau associatif.

C’est pour cela que je me félicite de l’annonce de Nadia Hai, Ministre de la Ville, sur la mobilisation d’un fond d’urgence de 20 millions d’euros à destination des associations de proximité dans les quartiers prioritaires.

Dans ce sens, le fléchage des fonds est une bonne chose et cible les actions essentielles que nous portons depuis le début du mandat du Président Emmanuel, à savoir :

  • L’éducation et la lutte contre la fracture numérique.
  • La santé et l’aide alimentaire.
  • L’insertion professionnelle pour soutenir la formation et l’emploi.
  • La culture à destination des habitants et des opérateurs culturels locaux.

En qualité de Députée de la 8ème circonscription du Nord, je serai particulièrement attentive à la bonne répartition de cette enveloppe et ne manquerai pas de soutenir les associations de notre territoire dans leur démarche.

Depuis le début de cette crise sanitaire, le Gouvernement a su anticiper les conséquences économiques et sociales par des mesures fortes et adaptées, permettant à notre pays de préparer les conditions d’un après que nul n’est en capacité de prévoir.

Le soutien financier au monde associatif va dans ce sens car nous savons également que nos quartiers prioritaires sont souvent les premiers et les plus impactés dans les périodes particulièrement tourmentées.

Alors, oui le Gouvernement et la majorité présidentielle sont à la hauteur des enjeux !!

Former les 16-18 ans, un devoir de la Nation

L’éducation et la formation sont les enjeux majoritaires du quinquennat d’Emmanuel Macron. Ceux-ci sont en parfaites adéquation avec les réalités de notre circonscription.

Pour cela, il suffit de regarder, avec lucidité, quelques données dans ces deux domaines pour prendre la mesure de l’urgence de la situation dans laquelle se trouvent une majorité de nos jeunes sur Roubaix et Wattrelos.

Sur certains quartiers, plus d’un jeune sur deux sort du système éducatif sans aucun diplôme ou formation qualifiante.

Les conséquences de la crise sanitaire que nous connaissons actuellement, risquent d’aggraver la situation de ces derniers. Aussi plus que jamais, la Nation a un devoir d’offrir à ces jeunes des perspectives pérennes.

Dans ce sens, avec mes collègues de la majorité, nous avions voté à l’Assemblée Nationale une mesure historique, celle de l’obligation de formation jusqu’à 18 ans.

Cependant, plus que jamais il nous faut rester vigilant sur nos territoires et veiller à ce que l’ensemble des acteurs locaux puissent travailler ensemble pour permettre à ces jeunes de ne pas devenir la génération sacrifiée de la COVID.

C’est pour cela que j’ai co-signé cette tribune initiée par Sylvie Charrière, députée, Présidente du comité national d’orientation et d’évaluation des cités éducatives ;  Christine Cloarec, députée, Vice-présidente de l’Union nationale des mission locale ; Fiona Lazaar, députée, présidente du Conseil national de lutte contre la pauvreté et l’exclusion

« Si la confiance dans la jeunesse revient, c’est la confiance dans le pays qui sera de nouveau confortée », a déclaré Jean Castex, le Premier ministre. La réussite de notre jeunesse, c’est assurer un avenir à notre pays. L’accompagner, l’aider et la soutenir est notre responsabilité à tous. La crise sanitaire que nous traversons ne fait qu’accentuer et mettre en lumière les difficultés au quotidien de nos jeunes : se nourrir, se loger, se déplacer, se former ne sont que quelques exemples des épreuves qu’ils ont à surmonter au quotidien.£


Former notre jeunesse, c’est lui donner les clefs de sa réussite future. De très nombreuses études montrent que la qualification, la compétence, les savoir-être sont essentiels pour s’insérer durablement sur le marché du travail.


Aujourd’hui, un quart de notre jeunesse est au chômage, plus inquiétant encore, près de 40% des jeunes de moins de 25 ans dans les quartiers prioritaires restent sur le bord du chemin. La majorité s’est saisie de ce sujet de société dès 2019 et a voté la mesure historique de l’obligation de formation jusqu’à 18 ans dans le cadre de la loi pour l’école de la confiance. Cela signifie que, dès cette rentrée, tous les jeunes âgés de 16 à 18 ans devront être accompagnés vers une formation qualifiante.  C’est une mesure profondément sociale, pour lutter contre les inégalités de destin.

Compte tenu de la crise sanitaire que nous connaissons, où le nombre de jeunes en situation de décrochage va certainement augmenter, la mise en place de cette mesure dès la rentrée tombe à point nommé. En effet, combien de jeunes supplémentaires quitteront le système scolaire après en avoir été éloignés pendant 7 mois? C’est un défi immense, qui nous oblige tous.

Nous ne voulons pas de génération sacrifiée, l’heure du raccrochage a sonné!

Les financements déployés dans le cadre du plan jeunes, du plan de relance, du plan d’investissement dans les compétences  et de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté doivent venir soutenir tous les acteurs nécessaires à la réussite de cette mesure. Du repérage du jeune à l’insertion, de nombreux acteurs locaux devront travailler ensemble pour construire un parcours d’avenir qualifiant sur-mesure pour tous ces jeunes.

Nous parlementaires, sommes convaincus que cette mesure est une véritable réponse au fléau du décrochage des jeunes, amplifié par la crise de la Covid-19. Nous nous assurerons, partout sur nos territoires, qu’elle sera mise en œuvre dès la rentrée scolaire. Il en va de la réussite de notre jeunesse, de l’avenir de notre pays ! ».

L’après COVID : une ambition collective pour le versant Nord Est !

L’annonce du dépôt de bilan de l’entreprise Camaïeu est probablement les prémices d’une période difficile sur le plan économique et social pour le versant Nord Est. Ce sont des centaines d’emplois dans un bassin déjà particulièrement touché par un taux de chômage parmi les plus élevés de France qui vont encore paupériser notre secteur. Cette situation n’est plus possible et en tous cas je ne l’accepte plus.

Le Président de la République, à juste titre, a déclaré la guerre à la COVID-19 et je pense que les mesures qu’il a prises avec le Premier Ministre et le Ministre de la Santé et de solidarités ont permis de maîtriser la propagation du virus et de stabiliser la situation sanitaire.

Mais un autre combat, et c’est le mien plus que jamais, est aujourd’hui engagé. Celui de la relance de notre économie et plus encore celui de la reconstruction des liens et des conditions du bien vivre ensemble.

Durant cette crise, j’étais présente sur le terrain plus que jamais. J’ai distribué des masques à la population ;  j’ai également le dévouement de dizaines de bénévoles d’associations qui ont œuvré en faveur des plus fragiles.

Je dois avouer que j’ai parfois eu honte. Honte de voir certains de mes concitoyens devoir attendre pendant de longues minutes pour obtenir de quoi nourrir leurs enfants, leurs familles. Honte que depuis des décennies nous n’ayons pas été capables collectivement de résoudre les problèmes liés à la pauvreté qui se développe, au chômage endémique qu’on n’arrive pas à résoudre malgré les initiatives qui ont pu être prises.

Cette situation ne peut plus durer. Il faut mettre tous les moyens nécessaires pour permettre la transition industrielle et environnementale définitive de notre territoire et la formation de ses habitants afin qu’ils puissent s’inscrire dans les mutations technologiques engagée. Si nous nous battons aujourd’hui encore contre le virus, nous devrons nous battre demain – encore plus qu’hier – contre d’autres virus : le chômage et la pauvreté

La période qui s’ouvre suite à cette période inédite risque d’accentuer encore davantage les inégalités que nous connaissons sur le Versant Nord Est. Je ne peux, nous ne pouvons-nous satisfaire de cette situation.  Il est grand temps que l’ensemble des forces vives du territoire – partis politiques, entrepreneurs,  associations, syndicats, services de l’Etat, collectivités locales – puissent porter collectivement une ambition forte afin de sortir de cette spirale sans fin.

Il est urgent et impérieux de redonner un espoir à nos populations en détresse et j’entends bien porter cet espoir à l’Assemblée Nationale en ma qualité de Députée de la 8ème circonscription du Nord.

                                                                                   Catherine OSSON

Députée du Nord
8ème Circonscription