Archives de catégorie : social

Plan Santé, une nouvelle mesure sociale !

 

Plan Pauvreté… une grande avancée sociale !

Président des riches disaient les uns, pas de jambe gauche regrettaient les autres… Les mesures annoncées hier par Emmanuel MACRON pour lutter contre la précarité sont sans aucune mesure avec tout ce qui avait été proposé depuis plus de trente ans.

La petite enfance et la jeunesse sont, comme il s’y était engagé durant sa campagne électorale, des priorités majeures de ce plan inédit.

Avec 8 milliards d’euros engagés dans ces mesures de lutte contre la précarité, le Président de la République et son Gouvernement montrent clairement qu’ils ont pleinement conscience du défi qui est devant nous. Avec une constance dans le discours et les actions mises en œuvre : priorité à l’éducation et à l’emploi et ne laisser personne au bord du chemin.

Plus personnes ne pourra aujourd’hui dire que le Président de la République ne se préoccupe pas des plus démunis. Ou alors quelques démagogues de seconde zone, des opposants de gauche comme de droite qui peinent d’ailleurs à trouver des angles d’attaque tant ils ont conscience que leurs actions dans ce domaine se sont révélées inexistantes ou inefficaces par le passé. Et que les premiers concernés pourraient leur renvoyer à la figure leur triste bilan !

Au-delà de la polémique, il faut retenir la logique de ces mesures et leur impact bénéfique sur la population. Ce sont plus de 30 000 places de crèches qui vont être créées et plus de 1 000 autres dans le cadre des RAMI. Des aides financières de l’Etat vont être accordées pour que les municipalités puissent proposer aux élèves des petits déjeuner avant de rentre en classe et la cantine à 1 euro par repas.

Après le dédoublement des classes dans les zones prioritaires qui rencontrent un accueil particulièrement positif des familles concernées, il s’agit là d’une vraie mesure sociale dont la portée ne pourra se mesurer qu’à terme mais dont les enseignants et les parents d’élèves se réjouissent déjà.

Autre mesure phare, l’obligation de formation jusqu’à 18 ans avec un accompagnement des Missions Locales auxquelles de nouveaux moyens financiers seront accordés, vont aussi dans le bon sens. Une prise en charge globale et renforcée sera mise en place pour les décrocheurs scolaires, en matière d’empli bien sûr mais aussi de santé, de logement…

Le développement de la Garantie Jeunes (+100 000) permettra à beaucoup de ces jeunes que nous voyons en déserrance de raccrocher le monde du travail avec un vrai projet personnel.
Enfin les mesures fortes pour accompagner celles et ceux qui sont les plus éloignées de l’emploi vont dans le bon sens. Outre un effort important pour soutenir les entreprises et associations d’insertion ( +100 000 postes) un suivi plus approfondi et plus orienté vers l’activité sera proposé aux allocataires du RSA.

Les délais d’instruction des dossiers seront réduits et le revenu universel d’activité permettra de simplifier les démarches des allocataires et surtout de faire en sorte que toutes celles et ceux qui ont droit à la solidarité nationale n’en soient pas exclus par manque de connaissance des dispositifs.

J’ai par ailleurs écrit aux Ministres concernés pour que Wattrelos et Roubaix puissent bénéficier du dispositif « territoire zéro chômeur » destiné aux demandeurs d’emploi de longue durée qui a montré son efficacité dans plusieurs villes de la métropole.

Enfin, et ce n’est pas la moindre des mesures de ce plan, le reste à charge zéro pour les soins de santé va devenir une réalité avec l’aide unique pour le financement de nos mutuelles santé.

Président des riches ? Je n’en ai pas l’impression et ce plan de lutte contre la précarité est non seulement conforme à mes convictions profondes mais répond aussi aux préoccupations des gens que je rencontre au quotidien à Wattrelos et à Roubaix.

Renforcer la prise en charge des jeunes vulnérables

Ce mercredi 11 juillet,  j’ai travaillée en commission des affaires sociales pour la proposition de projet de loi visant à renforcer les jeunes majeures vulnérables rapportée par Brigitte Bourguignon que j’ai co-signé.

En l’absence de soutien familial, de ressources financières et, bien souvent, de diplôme ou d’accès à un logement, de nombreux jeunes majeurs se trouvent exposés au risque d’isolement et de pauvreté.

Ces difficultés concernent en premier lieu les jeunes relevant du dispositif de protection de l’enfance lorsqu’ils atteignent l’âge de dix-huit ans. En effet, les données de l’INSEE montrent que ces derniers sont particulièrement exposés à la rue : 23 % des personnes privées de logement sont d’anciens enfants placés, alors qu’ils ne représentent que 2 à 3 % de la population générale.

Ce chiffre atteint 35 % chez les 18-24 ans. Sans soutien de la collectivité, ces jeunes les plus fragiles se voient contraints de faire appel au numéro d’urgence 115 ou aux dispositifs d’hébergement d’urgence, qui ne sont pas toujours adaptés à leur situation.

Si près de 20 000 jeunes bénéficient aujourd’hui d’un contrat « jeune majeur » conclu avec le département afin de prolonger la prise en charge au-delà du dix-huitième anniversaire, ce dispositif présente un certain nombre de faiblesses. En raison d’une ambiguïté législative, la plupart des départements considèrent que les prestations proposées par le service de l’aide sociale à l’enfance en direction des jeunes de 18 à 21 ans sont facultatives.

Cette aide est par ailleurs conditionnée à plusieurs critères qui varient d’un département à l’autre, ce qui donne lieu à des inégalités territoriales de prise en charge. Et lorsque les départements proposent un accompagnement à destination des jeunes majeurs, celui-ci est de plus en plus précaire puisque la majorité des contrats dure souvent moins de six mois. Enfin, l’aide proposée prend fin à 21 ans, ce qui ne permet pas aux jeunes concernés d’envisager sereinement l’avenir, en particulier la poursuite d’études supérieures.

En somme, la situation de ces jeunes majeurs vulnérables est marquée par un paradoxe : il leur est demandé d’être autonomes bien plus tôt que les autres jeunes, qui bénéficient d’un soutien financier et d’un logement familial jusqu’à l’âge de 25 ans en moyenne. Autrement dit, il est demandé plus (de maturité, d’autonomie) à ceux qui ont moins (de ressources, de soutiens familiaux).

La présente proposition de loi vise à renforcer l’accompagnement de ces jeunes majeurs vulnérables vers l’autonomie. Au-delà de la souffrance individuelle des jeunes concernés, il s’agit de lutter contre le gâchis économique et social et le non-sens éducatif qui en résulte, en termes d’insertion et de perte potentielle de motivation pour ces jeunes mais aussi pour les professionnels qui les accompagnent.

Il convient pour cela d’agir sur plusieurs volets : l’aide apportée doit reposer sur des critères fiables et identiques quel que soit le territoire. Elle doit permettre aux jeunes de se projeter et de construire leur avenir, sans que celui-ci soit compromis par des ruptures brutales de parcours. La réussite scolaire des jeunes vulnérables doit être davantage encouragée, et leur accès à un logement facilité. L’amélioration de leur prise en charge suppose également une meilleure coordination entre les professionnels, ainsi que l’implication, lorsque le jeune le souhaite, de personnes de confiance.