Archives de catégorie : Sécurité

Lutte contre les cambriolages : laissons la BAC et la gendarmerie s’entraider !

J’ai été récemment alertée par des « baqueux » du département et de Gironde sur l’absurdité du découpage zone police/zone gendarmerie dans les territoires à l’intersection de ces zones.

Les auteurs d’actes de délinquance ou criminels dans ces territoires ont intégré et se sont adaptés au quadrillage et aux fréquences de surveillance des différentes forces de l’ordre. Elles profitent d’un manque de coordination entre police et gendarmerie, lié à ce découpage d’intervention en « zones », pour opérer avec moins de risques sur ces territoires. Les habitants de ces territoires sont les premières victimes de cambriolages et sentent, à juste titre, que les moyens déployés par la gendarmerie et la police sont inefficaces.

Aussi, j’appelle le Ministre de l’Intérieur et la Ministre des Armées à sensibiliser les hiérarchies locales à la nécessité de mutualiser leurs moyens et leurs effectifs pour mieux lutter contre la délinquance.


Source : data-securite-interieure.com, d’après des données data.gouv.fr

Madame la députée attire l’attention de Monsieur le Ministre de l’Intérieur sur les limites de la répartition des compétences territoriales entre la police et la gendarmerie nationales pour appréhender les auteurs d’actes de délinquance ou criminels dans les territoires à l’intersection d’une zone police et d’une zone gendarmerie.

Madame la députée a été interpellée à plusieurs par des policiers et gendarmes des Hauts-de-France et de Nouvelle-Aquitaine concernant les difficultés rencontrées tantôt par des gendarmes, tantôt par des policiers, pour gérer notamment des raids nocturnes de cambrioleurs ou des violences gratuites en réunion. Gendarmes et policiers ont ainsi relevé que les délinquants ont intégré et se sont adaptés au quadrillage et aux fréquences de surveillance des différentes forces de l’ordre présentent sur les territoires à l’intersection d’une zone police et d’une zone gendarmerie. Ils profitent de l’absence de mutualisation de moyens et d’effectifs entre policiers et gendarmes pour agir plus efficacement et avec moins de risques.

Aussi, Madame la députée souhaite savoir si Monsieur le Ministre entend favoriser des logiques de collaboration voire de mutualisation de moyens et d’effectifs entre policiers et gendarmes dans les territoires à l’intersection de zones police et gendarmerie, pour des renforts et interventions ponctuelles de policiers en zone gendarmerie ou de gendarmes en zone police, afin de favoriser l’interpellation en flagrant délit.

Commissariat de Roubaix : des moyens pour rénover, vite !

Constatant, depuis quelques années, la vétusté et l’inadaptation des locaux du commissariat de Roubaix aux besoins actuels des policiers et du public, et face à l’inaction de l’administration pour mobiliser les moyens nécessaires, alors même qu’un commissariat flambant neuf a été inauguré à Tourcoing, j’ai décidé d’alerter le Ministre de l’Intérieur :

Mme Catherine Osson alerte M. le ministre de l’intérieur sur la vétusté des locaux du commissariat de Roubaix, et ses effets sur la qualité du service rendu aux usagers et sur le quotidien des policiers.

Résidant dans la circonscription depuis une vingtaine d’années, Madame la députée a pu observer, tout comme les policiers, la progressive dégradation des locaux du commissariat, aujourd’hui vétuste et mal adapté pour recevoir le public.

Cette dégradation est particulièrement visible et tranche significativement avec le nouveau commissariat de Tourcoing, inauguré en juillet dernier : les locaux de la police doivent impérativement se transformer pour répondre aux nouvelles missions de nos policiers et aux nouvelles attentes des publics accueillis. Ainsi, dans le cadre d’un Grenelle « local » contre les violences conjugales organisé à Roubaix le 7 octobre dernier, les associations comme les policiers ont relevé que les locaux du commissariat de Roubaix ne permettaient pas d’accueillir le public dans des conditions satisfaisantes, eu égard notamment au respect de leur vie privée et des informations sensibles qu’elles pouvaient être amenées à témoigner.

La programmation immobilière 2018-2020 pour la police et la gendarmerie nationales initiée en janvier 2018, pérennisant un budget de rénovation de 196 millions d’euros par an pour la rénovation et la maintenance lourde des commissariats de police, n’a à ce jour pas bénéficié au commissariat de la première zone de sécurité prioritaire (ZSP) de France. Seule l’école nationale de police de Roubaix est censée avoir bénéficié d’une partie de ces budgets sanctuarisés, au titre de la mise en conformité des stands de tir au regard de la réglementation en matière d’hygiène et de sécurité…

Aussi, Madame la Députée souhaite savoir si un calendrier de rénovation et des moyens sont à ce jour prévu pour une rénovation du commissariat de Roubaix, et, dans le cas contraire, quelles sont les pistes actuellement à l’étude pour assurer une meilleure qualité d’accueil du public et de meilleures conditions de travail aux policiers dans ce commissariat.

« Plan stup’ » : pour mettre fin au fléau de la drogue dans nos quartiers.

Le marché de la drogue est un marché mortel, à triple titre :

  • il est à l’origine de 80% des règlements de comptes en France,
  • il entraîne la mort par overdose de près de 400 Français chaque année,
  • il est responsable de la mort de près de 800 automobilistes chaque année en France.

Surtout, c’est un fléau pour notre quotidien. Les dealers et leurs petites mains se sentent intouchables et font régner la terreur dans certains quartiers. Les trafics de drogue alimentent la violence et les incivilités, et servent à financer d’autres trafics, comme le trafic d’armes.

Depuis mon élection, je me bats pour que la sécurité au quotidien de chacune et de chacun soit une priorité de l’action gouvernementale.

Dans le cadre de la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ), certains quartiers de Roubaix ont ainsi été classés comme quartiers de reconquête républicaine (QRR), avec pour objectif principal de lutter contre le trafic de drogue.

Avec le « plan stup’ », le Gouvernement franchit une étape supplémentaire et s’attaque aux trafics à tous les niveaux et sous tous les angles.

Pour lutter contre le trafic de stupéfiants à l’échelle locale, 3 grands axes du « plan stup’ » sont à retenir :

1. Des renseignements de terrain, mieux partagés

Une nouvelle organisation dédiée à la lutte contre le trafic de drogue va voir le jour : l’OFAST. Organisé sur le modèle de la DGSI, il sera composé de 150 enquêteurs, policiers et gendarmes.

Afin d’être au plus près des besoins et des réalités du terrain, 16 antennes vont être créées, dont une à Lille.

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Des cellules du renseignement opérationnel sur les stupéfiants (CROSS) vont être créées. Elles sont particulièrement efficaces : expérimentées à Marseille, elles ont permis de démanteler 68 réseaux en 2018, contre 18 en 2015, de mettre 177 personnes derrière les barreaux en 2018 (contre 71 en 2015) et de faire passer les saisies de cannabis de 147 kg à 4 500 kg (sur la même période) !

Grâce au fonctionnement de 28 CROSS couvrant tout le territoire à partir de fin 2019, police municipale et bailleurs sociaux pourront contribuer au renseignement. Des enquêtes de satisfaction seront également menées auprès des élus et de la population. Tous ces éléments faciliteront le signalement de la position et des habitudes des trafiquants dans les quartiers ou en bas des immeubles.

2. Mobiliser et protéger celles et ceux qui subissent et dénoncent ces trafics

Une plateforme d’appel sera mise en place pour signaler les points de vente de deal de rue. Anonyme, cette plateforme permettra d’indiquer aux forces de l’ordre les points où agir, de transmettre aux CROSS des informations précieuses pour les enquêtes et d’améliorer concrètement le quotidien des habitants.

Les délinquants seront éloignés de leur territoires, par l’utilisation des interdictions judiciaires, le recours aux expulsions locatives, voire aux reconduites à la frontière pour ceux qui seraient en situation irrégulière.

Enfin, à partir de 2020, une amende de 200€ sera infligée à tout consommateur de produits stupéfiants.

3. Donner un autre avenir aux « petites mains » de ces trafics

L’ensemble de ces actions ne doit pas faire oublier que les « petites mains » du trafic de drogue sont souvent des personnes qui n’ont pas d’avenir/d’emploi ou qui se sont faits recruter jeune, à la sortie du collège ou du lycée. Ils sont bien souvent pris dans une spirale infernale, entre menaces de représailles s’ils quittent les trafics, séjours en prison et règlement de comptes.

C’est pour cela que je me bats au quotidien, à l’Assemblée, à Roubaix et à Wattrelos, pour redonner à chacun de l’emploi dans les quartiers les plus touchés par les trafics de drogue, avec les emplois francs par exemple, que je m’engage aux côtés du Gouvernement dans la lutte contre la pauvreté, et que je défends, comme rapporteure des crédits de l’Enseignement scolaire, une augmentation des moyens en éducation prioritaire, pour que tous les enfants de la République puissent avoir un vrai avenir professionnel.

Enfin, le Gouvernement entend mener une stratégie de prévention renforcée, auprès des jeunes notamment. Il faut casser l’image « festive » ou « récréative » dont bénéficient certaines drogues alors qu’elles font des dégâts irréversibles sur le cerveau. Une vaste campagne nationale de prévention portant à la fois sur les risques sanitaires et sur les risques pénaux sera menée, sur le modèle des campagnes de la sécurité routière.

Quartier de reconquête républicaine Roubaix-Tourcoing : 25 policiers supplémentaires à la rentrée

Au cœur de la police de sécurité du quotidien (PSQ) se trouve une volonté : combattre les zones où les incivilités, les violences, les trafics et la radicalisation empêchent le vivre-ensemble.

Trop souvent, une minorité de délinquants prend en otage ces quartiers. Chacun, où qu’il habite, a droit à la sécurité et la loi doit être appliquée sur chaque mètre carré de la République. C’est pourquoi les quartiers de reconquête républicaine ont vu le jour.

Les quartiers de reconquête républicaine, c’est un engagement simple, concret : des effectifs supplémentaires directement sur le terrain, dans les rues, pour combattre les trafics et être présent au quotidien, à vos côtés.

Dans le quartier de reconquête républicaine Roubaix-Tourcoing, ce sont 25 policiers supplémentaires qui seront mobilisés en 2019 : 10 sont déjà arrivés en juin, 15 arriveront à la rentrée, en septembre.

Leur objectif : lutter contre les trafics de stupéfiants, contre les rodéos urbains et augmenter le nombre de patrouilles présentes en ville.

Source : Ministère de l’Intérieur

Devant vous, j’avais pris l’engagement que la sécurité serait une priorité et que je me battrai, une fois députée, pour que les quartiers de Roubaix soient mieux protégés de la délinquance et des trafics. Je suis fière d’avoir pu convaincre le Ministère de mettre le maximum de moyens sur notre territoire.

Désormais, je vais veiller avec la plus grande attention à ce que les mesures prises produisent les résultats escomptés !


Le ministre de l’Intérieur à l’Alma

J’avais fait part de ma satisfaction de l’annonce, par le Premier Ministre, du renforcement de la lutte contre les trafics de drogue, dans sa déclaration de politique générale. Les habitants des quartiers n’en peuvent plus ; trop souvent les élus n’ont pas les moyens d’actions nécessaires et rapides pour rétablir l’ordre : il fallait une action forte.

Dans le cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ), les quartiers de reconquête républicaine (QRR) sont un dispositif destinés à lutter contre la délinquance et les trafics, en déployant progressivement des moyens de police supplémentaires. Dans le QRR de Roubaix-Tourcoing, ce dispositif, c’est 25 policiers supplémentaires qui arriveront cet été.

La venue du Ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, au cœur du quartier de l’Alma, à Roubaix, traduit la volonté de l’État de rétablir l’ordre républicain partout sur le territoire. Désormais, la peur doit changer de camp.

Nous avons commencé par une visite des fameuses coursives de l’Alma. Elles ont été réaménagées : les plaques de béton, qui étaient déchaussées par les malfrats pour être jetées sur les forces de l’ordre (que j’avais moi même vécu en immersion de nuit avec la bac), ont disparu et c’est un autre sol qui a été aménagé par le bailleur.

Nous avons pu également échanger avec une patrouille et les habitants.

Le quartier bénéficie enfin d’un alignement des planètes : dédoublements de classe en CP et CE1 (et bientôt grande section), sécurité du quartier renforcée par le dispositif QRR, réhabilitation menée par l’ANRU.

Par ailleurs, je tiens à témoigner toute ma reconnaissance aux forces de police de Roubaix pour le travail quotidien qu’elles accomplissent, ainsi que mon soutien sans faille pour améliorer leurs conditions de travail. Il n’est pas acceptable que les petites frappes des quartiers exercent leur activité dans des conditions matérielles bien meilleures que nos policiers. A l’échelle nationale, 900 millions d’euros sont investis pour rénover et moderniser des commissariats et gendarmeries. Si cet effort financier est inédit, j’ai attiré l’attention du Ministre sur la nécessité que le commissariat de Roubaix en bénéficie.

La tâche est rude mais j’ai confiance en l’action du Gouvernement : l’augmentation des crédits budgétaires de la police et de la gendarmerie, la mise en œuvre du plan de lutte contre la pauvreté, la priorité donnée aux petites classes des REP et REP+ et les programmes de rénovation urbaine sont des gages manifestes de l’action gouvernementale en faveur des quartiers, de ses habitants et de ses forces de police.