Archives de catégorie : Sécurité

La sécurité, un enjeu de notre quotidien.

Depuis mon élection en qualité de Députée de la 8ème circonscription, j’ai eu toujours eu à cœur de défendre l’idée que si la sécurité était l’affaire de tous, elle était peut-être une des priorités dans les quartiers populaires au même titre que le combat contre le chômage.

Car comme l’a à juste titre rappelé notre Président : « La violence s’ancre d’abord dans les quartiers les plus pauvres, parfois délaissés au point que les difficultés économiques et sociales se sont enkystées, elle touche d’abord les plus modestes. Tous ont le droit de prétendre à une vie calme, où qu’ils habitent. Je me bats pour le droit à la vie paisible. »

Cette conviction m’anime depuis que j’ai commencé ma vie de militante. C’est pourquoi je me suis très vite investie sur ce terrain à mon arrivée à l’Assemblée Nationale.

Investissement qui s’est traduit dès 2018 avec la loi luttant contre les rodéos urbains que j’ai co-portée avec plusieurs de mes collègues

C’est aussi être régulièrement aux côtés des forces de police pour entendre et comprendre les difficultés de leur métier.

Alors contrairement à la droite qui n’a eu de cesse de diminuer le nombre d’agents dans les forces de l’ordre ou dans la Justice entre 2007 et 2012 ; Emmanuel Macron et les Députés de La République en Marche mettent leur discours en actes :

Et il me faut rappeler les faits depuis le début de ce quinquennat où la politique de sécurité du quotidien s’est traduite par :

👉 des renforts en effectifs dans les quartiers de reconquête républicaine, confrontés à une délinquance plus importante en matière de trafics de stupéfiants en notamment

📍Concrètement, c’est la mise en place de 58 quartiers de reconquête républicaine.

👉 des forces de l’ordre plus présentes sur le terrain et disposant de davantage de moyens

📍Concrètement, c’est 10.000 policiers et gendarmes de plus sur le quinquennat (dont 6.200 déjà recrutés)

👉 une lutte accrue contre toutes les formes de menace (terrorisme, séparatisme, délinquance, violences intrafamiliales etc.)

📍Concrètement, c’est une baisse de plus de 20% des atteintes aux biens sur l’ensemble du territoire et autour de 15% dans les QRR depuis 2017

👉 le maintien d’une offre culturelle, sportive, éducative, associative diversifiée et républicaine.

Voilà la réalité de nos engagement auprès de ceux qui sont les premières victimes de l’insécurité dans leur quotidien !!

Lutte contre les cambriolages : laissons la BAC et la gendarmerie s’entraider !

J’ai été récemment alertée par des « baqueux » du département et de Gironde sur l’absurdité du découpage zone police/zone gendarmerie dans les territoires à l’intersection de ces zones.

Les auteurs d’actes de délinquance ou criminels dans ces territoires ont intégré et se sont adaptés au quadrillage et aux fréquences de surveillance des différentes forces de l’ordre. Elles profitent d’un manque de coordination entre police et gendarmerie, lié à ce découpage d’intervention en « zones », pour opérer avec moins de risques sur ces territoires. Les habitants de ces territoires sont les premières victimes de cambriolages et sentent, à juste titre, que les moyens déployés par la gendarmerie et la police sont inefficaces.

Aussi, j’appelle le Ministre de l’Intérieur et la Ministre des Armées à sensibiliser les hiérarchies locales à la nécessité de mutualiser leurs moyens et leurs effectifs pour mieux lutter contre la délinquance.


Source : data-securite-interieure.com, d’après des données data.gouv.fr

Madame la députée attire l’attention de Monsieur le Ministre de l’Intérieur sur les limites de la répartition des compétences territoriales entre la police et la gendarmerie nationales pour appréhender les auteurs d’actes de délinquance ou criminels dans les territoires à l’intersection d’une zone police et d’une zone gendarmerie.

Madame la députée a été interpellée à plusieurs par des policiers et gendarmes des Hauts-de-France et de Nouvelle-Aquitaine concernant les difficultés rencontrées tantôt par des gendarmes, tantôt par des policiers, pour gérer notamment des raids nocturnes de cambrioleurs ou des violences gratuites en réunion. Gendarmes et policiers ont ainsi relevé que les délinquants ont intégré et se sont adaptés au quadrillage et aux fréquences de surveillance des différentes forces de l’ordre présentent sur les territoires à l’intersection d’une zone police et d’une zone gendarmerie. Ils profitent de l’absence de mutualisation de moyens et d’effectifs entre policiers et gendarmes pour agir plus efficacement et avec moins de risques.

Aussi, Madame la députée souhaite savoir si Monsieur le Ministre entend favoriser des logiques de collaboration voire de mutualisation de moyens et d’effectifs entre policiers et gendarmes dans les territoires à l’intersection de zones police et gendarmerie, pour des renforts et interventions ponctuelles de policiers en zone gendarmerie ou de gendarmes en zone police, afin de favoriser l’interpellation en flagrant délit.

Commissariat de Roubaix : des moyens pour rénover, vite !

Constatant, depuis quelques années, la vétusté et l’inadaptation des locaux du commissariat de Roubaix aux besoins actuels des policiers et du public, et face à l’inaction de l’administration pour mobiliser les moyens nécessaires, alors même qu’un commissariat flambant neuf a été inauguré à Tourcoing, j’ai décidé d’alerter le Ministre de l’Intérieur :

Mme Catherine Osson alerte M. le ministre de l’intérieur sur la vétusté des locaux du commissariat de Roubaix, et ses effets sur la qualité du service rendu aux usagers et sur le quotidien des policiers.

Résidant dans la circonscription depuis une vingtaine d’années, Madame la députée a pu observer, tout comme les policiers, la progressive dégradation des locaux du commissariat, aujourd’hui vétuste et mal adapté pour recevoir le public.

Cette dégradation est particulièrement visible et tranche significativement avec le nouveau commissariat de Tourcoing, inauguré en juillet dernier : les locaux de la police doivent impérativement se transformer pour répondre aux nouvelles missions de nos policiers et aux nouvelles attentes des publics accueillis. Ainsi, dans le cadre d’un Grenelle « local » contre les violences conjugales organisé à Roubaix le 7 octobre dernier, les associations comme les policiers ont relevé que les locaux du commissariat de Roubaix ne permettaient pas d’accueillir le public dans des conditions satisfaisantes, eu égard notamment au respect de leur vie privée et des informations sensibles qu’elles pouvaient être amenées à témoigner.

La programmation immobilière 2018-2020 pour la police et la gendarmerie nationales initiée en janvier 2018, pérennisant un budget de rénovation de 196 millions d’euros par an pour la rénovation et la maintenance lourde des commissariats de police, n’a à ce jour pas bénéficié au commissariat de la première zone de sécurité prioritaire (ZSP) de France. Seule l’école nationale de police de Roubaix est censée avoir bénéficié d’une partie de ces budgets sanctuarisés, au titre de la mise en conformité des stands de tir au regard de la réglementation en matière d’hygiène et de sécurité…

Aussi, Madame la Députée souhaite savoir si un calendrier de rénovation et des moyens sont à ce jour prévu pour une rénovation du commissariat de Roubaix, et, dans le cas contraire, quelles sont les pistes actuellement à l’étude pour assurer une meilleure qualité d’accueil du public et de meilleures conditions de travail aux policiers dans ce commissariat.