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COVID-19 : Port du masque dans les lieux publics clos !

La situation sanitaire en France montre des signaux d’une détérioration légère depuis deux semaines (hausse légère du nombre de SOS Médecins, des passages aux urgences, des nouveaux cas admis en réanimation et de clusters).

Afin de protéger les Français, le Gouvernement a donc pris cette décision (décret publié samedi 18 juillet au JO), qui complète le respect des gestes barrières

À compter d’aujourd’hui, le port du masque « grand public » est obligatoire dans les lieux publics clos sur le territoire national pour toute personne âgée de 11 ans ou plus.

🔹Les lieux concernés par le décret

➡️ Dès aujourd’hui, les magasins de vente, centres commerciaux, administrations, banques et marchés couverts sont concernés par le décret.

➡️ Ils s’ajoutent aux lieux, où le port du masque était déjà obligatoire, parfois avec des règles spécifiques à certaines activités dans les établissements recevant du public :

➜ Salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple, y compris les salles de spectacle et les cinémas.
➜ Restaurants et débits de boissons.
➜ Hôtels et pensions de famille.
➜ Salles de jeux.
➜ Établissements d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement.
➜ Bibliothèques, centres de documentation.
➜ Établissements de culte.
➜ Établissements sportifs couverts.
➜ Musées.
➜ Établissements de plein air.
➜ Chapiteaux, tentes et structures.
➜ Gares.
➜ Hôtels-restaurants d’altitude.
➜ Établissements flottants.
➜ Refuges de montagne.

➡️ Dans les autres catégories d’établissements, le port du masque peut être rendu obligatoire par l’exploitant.

🔹Qui doit faire respecter cette obligation ?

➡️ Les responsables des établissements recevant du public doivent s’assurer de son respect.

➡️ Un écriteau « port du masque grand public obligatoire », disponible en téléchargement sur le site du Gouvernement, peut être apposé sur la devanture des établissements.

Le non respect de cette obligation est passible, comme c’est le cas dans les transports par exemple, d’une contravention de 4ème classe, soit 135€ d’amende.

🔹Les entreprises ne sont pas concernées par le décret

➡️ Le port du masque est déjà obligatoire dans les entreprises si la distanciation physique ne peut être respectée.

➡️ De nombreuses mesures sanitaires ont déjà été mises place dans les entreprises depuis la sortie du confinement afin d’imposer un strict respect des mesures sanitaires.

➡️ L’ensemble de ces mesures sont répertoriées dans le protocole national de déconfinement pour les entreprises.

(https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/protocole-national-de-deconfinement.pdf)

➡️ Une exception : les entreprises et administrations, qui accueillent du public, sont concernées par le décret.

🔹Des masques gratuits pour les plus démunis

➡️ Dès cette semaine, une distribution de masques « grand public » sera mise en place pour les bénéficiaires de l’Aide médicale d’État, de la complémentaire santé solidaire et les contacts habituels des associations d’aide aux plus vulnérables.

🔹Montée en puissance massive des tests de dépistage

➡️ Depuis début juillet, le nombre de tests réalisé a été multiplié par deux, atteignant près de 400 000 tests la semaine dernière.

➡️ Des barnums et opérations de dépistage localisés ont été déployés, comme en Mayenne. En Ile-de-France, une campagne de tests virologiques visant à dépister plus d’1,3 million de personnes a été lancée grâce aux « bons CNAM » (gratuité pour les personnes dépistées).

Ségur de la santé : des avancées historiques !!

Dès le début de mon mandat je suis allée à la rencontre des personnels hospitaliers pour connaître leurs situations et leurs aspirations. Je les ai aussi reçus à ma permanence bien avant le début de cette crise sanitaire sans précédent. Durant le pic de celle-ci, les soignants se sont battus pour sauver des vies sans jamais se décourager, sans jamais rien lâcher. Je me félicite donc de l’aboutissement des discussions du Ségur de la Santé. D’une ampleur inédite, il atteint un montant de plus de 8 milliards d’euros de revalorisation par an. Car au-delà de la reconnaissance, ils attendaient des actes forts. C’est aujourd’hui chose faite, avec une revalorisation historique des salaires !

« L’engagement que je prends ce soir pour eux et pour la Nation tout entière, c’est qu’à l’issue de cette crise un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital. C’est ce que nous leur devons, c’est ce que nous devons à la Nation. Cette réponse sera profonde et dans la durée. » Emmanuel Macron.

Respectant son engagement envers les soignants et le pays, le Gouvernement a signé, ce lundi 13 juillet, deux accords avec les organisations syndicales majoritaires sur la revalorisation des salaires des personnels médicaux et non médicaux. L’enveloppe totale est massive,

Ils sont une première étape avant la conclusion d’un accord plus large du Ségur de la santé, attendu dans les prochains jours (investissements structurels, gouvernance, articulation entre la médecine de ville et l’hôpital public, etc).

  • Des accords historiques tant par leur ampleur que par leur méthode

D’abord, concernant l’investissement réalisé, l’enveloppe totale dépasse les 8 milliards d’euros par an. Ce sont ainsi près de 2 millions de personnels sont concernés par les revalorisations salariales, dont plus de 1,5 million de professionnels non médicaux dans les hôpitaux publics, les EHPAD et les structures privées à but non lucratif.

Ensuite, concernant la méthode employé, le Gouvernement a fait le choix du dialogue social avec les partenaires sociaux, ancrant sa démarche dans la co-construction.

  • Une hausse des salaires en deux temps pour les personnels paramédicaux

La revalorisation « socle » prévoit une hausse de 183 euros nets mensuels pour les professionnels de l’hôpital et des EHPAD publics, hors médecins. Dans la mesure où cette augmentation doit être votée d’ici à la fin de l’année dans le budget de la Sécurité sociale (PLFSS), elle interviendra en deux temps :

D’une part, une première revalorisation de 90 euros nets en septembre 2020, avec un effet rétroactif. Elle sera donc versée en janvier 2021 après l’adoption du PLFSS.

D’autre part, une seconde revalorisation de 90 euros nets au 1er mars 2021.

  • Une revalorisation des grilles salariales

L’accord prévoit également une refonte des grilles salariales de la fonction publique, qui portera, de facto, la revalorisation à plus de 200 euros nets mensuels (refonte des grilles : 35€ qui s’ajoutent aux 183€, soit +218€ nets mensuels).

De plus, l’accord inclut une évolution plus dynamique des carrières. Ainsi, une infirmière bénéficiera, dans sa progression normale de carrière, d’une revalorisation allant jusqu’à 300 euros nets par mois.

  • Des recrutements sont également prévus via la création de 15 000 postes.

7 500 créations de postes afin de pourvoir des équipes de remplacement.

7 500 recrutements sur des postes budgétés mais non pourvus par des titulaires.

  • Une hausse de l’indemnité de « service public exclusif » pour les médecins hospitaliers

L’accord signé avec les médecins hospitaliers porte sur une enveloppe globale de 450 millions d’euros. Cette enveloppe servira essentiellement à doubler l’indemnité de « service public exclusif », versée aux praticiens qui s’engagent à ne travailler que dans les hôpitaux publics, sans dépassement d’honoraires. Par ailleurs, une réévaluation des grilles de salaires est prévue à compter du 1er janvier 2021.

Élue d’un territoire qui affiche des indicateurs sanitaires et sociaux particulièrement préoccupants je suis très attentive à l’évolution des problématiques de santé. À l’Assemblée, nous validerons ainsi cette enveloppe au montant sans précédent dans le cadre de l’examen de la Loi de financement de la sécurité sociale pour 2021, dont nous débattrons à l’automne, et je soutiendrai les évolutions profondes dont l’hôpital de demain a besoin dès aujourd’hui.

Tribune : réformer la santé au travail

La crise sanitaire que nous connaissons avec la pandémie du COVID-19 bouleverse considérablement notre quotidien. De fait, elle touche également notre environnement de travail ; pour prendre en compte cette nouvelle réalité, avec plus de 150 de mes collègues, nous souhaitons que ce débat sa fasse au sein de l’Assemblée Nationale.

Aussi, il me semblait important de porter à votre connaissance, la tribune que nous avons écrite.

Réformer la santé au travail

La crise sanitaire que nous traversons place les enjeux de santé au travail au premier plan. Personnels soignants, travailleurs sociaux, chauffeurs routiers, logisticiens, caissières, agriculteurs, éboueurs, personnels d’entretien, et bien d’autres encore, ont forcé notre admiration en étant sur le terrain durant l’épidémie. Les protéger est alors apparu comme une priorité. Dans cette nouvelle étape qu’est le déconfinement, protéger les travailleurs est un préalable à tout espoir de poursuite d’activité, et par répercussion, de relance économique. 

Avec une difficulté néanmoins, celle de parvenir à rassurer les salariés quant à leur exposition au risque et les employeurs inquiets de voir leur responsabilité pénale engagée, sur un risque nouveau complexe à prévenir. Malgré un réseau de professionnels publics et privés de qualité pour accompagner les entreprises, force est de constater que le manque de coordination, de lisibilité et la complexité du système les fait perdre en efficacité. La crise sanitaire du covid-19 n’a fait que mettre en exergue ces dysfonctionnements observés de longue date. Ainsi, les entreprises se sont trouvées seules et désemparées durant plusieurs jours, ce qui dans un climat anxiogène, a contribué à pénaliser le maintien de l’activité économique dans certains secteurs.

Nous, députés de la majorité, estimons que le temps est venu de faire de la France l’un des pays les plus performants et innovants en Europe en matière de prévention dans le domaine de la santé au travail. C’est un véritable contrat de transformation que nous devons proposer aux partenaires sociaux. Nous sommes prêts à porter une grande réforme de la santé au travail, à laquelle nous souhaitons attribuer 3 ambitions :

La première, est de faire de la santé au travail une priorité de la stratégie nationale de santé. Nous voulons que l’entreprise devienne un lieu de prévention dans la vie quotidienne, par des actions concrètes telles que des campagnes de vaccination sur le lieu de travail pour en faciliter l’accès aux salariés ou agents qui le souhaitent, et le développement de la pratique sportive au travail.

La seconde ambition est de doter la France d’un système d’acteurs de santé au travail plus efficace et tourné vers la prévention. La pénurie de médecins du travail doit être compensée par la montée en puissance d’équipes pluridisciplinaires, la création d’un diplôme d’infirmier en santé au travail en pratiques avancées, et le déploiement de la télémédecine. La nouvelle instance qu’est le comité social et économique (CSE) doit être garante d’une démarche de prévention intégrée à la stratégie de l’entreprise, et du suivi de sa mise en œuvre.

La troisième ambition que nous attribuons à cette réforme de santé au travail, est de prévenir l’usure professionnelle en faisant un lien étroit entre l’exposition aux risques et les parcours professionnels proposés aux travailleurs. Et au-delà, nous appelons à ce que le travail soit véritablement accessible aux plus vulnérables d’entre-nous : personnes en situation de handicap ou porteuses de maladie chronique. Personne ne doit rester au bord de la route parce qu’il a subi un cancer, une pathologie chronique ou un accident grave. Le travail doit s’adapter et offrir des perspectives à chacun d’entre nous, quels que soient les accidents de la vie qu’il a rencontrés.

A l’aube d’une nouvelle ère dans laquelle l’humain doit être au cœur des politiques publiques, nous croyons dans l’entreprise tournée vers la performance globale, équilibrant les enjeux humains, économiques et environnementaux, une entreprise porteuse de sens et d’avenir dans laquelle le travail émancipe et protège.

1,5 milliards d’euros pour l’hôpital : un soutien concret pour le quotidien des personnels hospitaliers

Hier, le Premier ministre a annoncé plusieurs mesures donnant suite aux revendications des personnels hospitaliers.

Leur colère était légitime : j’ai rencontré à plusieurs reprises depuis le début de mon mandat les personnels du CH Victor Provo de Roubaix, notamment lors de la venue de la mission Mesnier-Carli sur l’évolution des services d’urgence (des mesures spécifiques sur les urgences avaient ensuite été annoncées par la Ministre Agnès Buzyn) ou encore aujourd’hui, avec les manipulateurs en radiologie ; tous m’ont fait part de la difficulté, avec les cadences actuelles, de mettre de l’humain dans leurs actes et leur métier, alors que c’est un des premiers motifs de leur engagement professionnel ; tous m’ont fait part des difficultés à pouvoir soigner au mieux, faute d’investissements ou d’effectifs ; pour la plupart, leurs rémunérations ne sont pas à la hauteur de leurs sacrifices et de leur investissement professionnel.

Les annonces faites par le Premier ministre étaient donc attendues : elles ont été à la hauteur des attentes :

  • 1,5 milliard d’euros d’augmentation du budget de l’assurance maladie sur 3 ans, avec :
    • 300 millions d’euros dès 2020 ;
    • Des primes sur les métiers en tension, comme les médecins et paramédicaux (infirmiers, manipulateurs radio), de 30€ à 100€ par mois ;
    • Les hôpitaux disposeront également d’une enveloppe leur permettant de verser une prime annuelle pour récompenser l’engagement et l’investissement des soignants soit une moyenne de 300€ supplémentaires par an pour 600 000 soignants ;
    • 150 millions d’euros sur 3 ans consacrés à l’investissement courant pour améliorer le quotidien des personnels (achat de petits matériels, travaux de rénovation).
  • 10 milliards d’euros sur 3 ans pour un plan massif de reprise de dettes. L’investissement hospitalier a été divisé par 2 en 10 ans alors que la dette des hôpitaux a bondi de 40% dans le même temps. Reprendre 1/3 de la dette des hôpitaux, c’est diminuer le coût de leurs remboursements d’emprunts, c’est leur redonner des marges de manœuvre pour investir, se moderniser et accompagner ainsi la transformation du système inscrite dans la stratégie « Ma Santé 2022 ».

Notre majorité a pleinement conscience des efforts que tous les personnels médicaux et paramédicaux accomplissent au quotidien pour faire face à une situation héritée de 30 années d’indécision politique et d’incapacité à voir que le numerus clausus allait causer la désertification médicale des territoires et rendrait toute restructuration future de l’offre de soins extrêmement difficile. C’est contre ces difficultés et inerties que notre majorité et le Gouvernement se battent. Ne rêvons pas, nous ne pouvons pas faire de chèques en blanc : notre dette avoisine 100% du PIB. C’est pourquoi nous faisons des choix et définissons des priorités.

Avoir des hôpitaux capables de prodiguer un bon niveau de soins sur tout le territoire et rémunérer, à la hauteur de leurs engagements, les personnels qui œuvrent jour et nuit pour soigner nos proches : ce sont nos priorités.

Médecine légale à Roubaix : le retour d’une permanence régulière en bonne voie !

Je me bats depuis 2 ans, tout comme Francis Vercamer, député de la 7ème circonscription, pour le retour d’un service de médecine légale à Roubaix. Courrier aux Ministres de la Justice et de la santé, question posée dans l’hémicycle, courrier au directeur du CHRU de Lille ; je n’ai cessé d’alerter les pouvoirs publics locaux et nationaux sur l’importance du maintien de ce service.

Le dernier courrier que j’ai reçu de la Ministre de la Justice me conforte un peu plus dans l’espoir que nous puissions bientôt avoir une permanence régulière dans les locaux du CH de Roubaix, à raison d’une demi-journée ou d’une journée par semaine. La Ministre m’a donné copie du courrier qu’elle a adressé à la Ministre de la Santé, Mme Buzyn, dans laquelle elle se prononce en faveur de cette solution.

Le rétablissement d’une permanence régulière est une nécessité pour les Roubaisiennes et les Roubaisiens victimes de violences. Au cours du Grenelle local sur les violences conjugales que j’ai organisé le 7 octobre dernier, tous les acteurs autour de la table soulignaient l’importance du maintien de ce service pour faire constater les violences et ainsi encourager les victimes à porter plainte.

Je resterai néanmoins vigilante aux suites que la Ministre de la Santé va donner à cette proposition, ainsi qu’aux décisions qui seront prises quant à la fréquence, aux jours de permanence et au personnel qui sera mis à disposition pour assurer ces permanences. Ils devront être adaptés à la réalité des besoins des Roubaisiennes et Roubaisiens.