Archives de catégorie : Roubaix

Ordures abandonnées par des professionnels devant les habitations de riverains : il faut sanctionner ceux qui ne jouent pas le jeu !

J’ai pu constater ces derniers temps à Wattrelos que certains professionnels, dans le domaine de la restauration notamment, abandonnaient leurs sacs poubelles et autres ordures devant les habitations de riverains.

Non seulement cela répand des odeurs désagréables, mais surtout, cette situation révèle une illégalité. En effet, les professionnels qui s’adonnent à ces pratiques le font, très souvent, faute d’avoir souscrit un contrat d’enlèvement de déchets auprès d’un prestataire de service ou de la métropole de Lille.

J’ai donc alerté le ministre chargé de la ville et du logement, auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, afin d’entamer une réflexion avec le ministère de l’action et des comptes publics pour sanctionner financièrement les professionnels qui ne signent pas de contrat d’enlèvement de déchets (par une majoration de leur cotisation foncière – CFE – par exemple).

Retrouvez-ici le contenu de ma question écrite

Urgences du CH Roubaix : plus de moyens et plus de sécurité sont nécessaires !

Les urgences sont à bout de souffle : leur organisation ne permet plus de faire face au nombre croissant de patients, de plus en plus violents avec le personnel.

C’est ce qui avait conduit le personnel du service des urgences du CH de Roubaix à se mettre en grève en juin dernier. Ils souhaitaient notamment :

  • l’embauche de personnels supplémentaires (médecins, infirmiers, aides-soignants, brancardiers…),
  • l’augmentation des moyens en personnel de sécurité pour les protéger des agressions physiques,
  • la présence en continue d’un agent d’accueil des familles
  • et l’arrêt de la fermeture des lits.

Les annonces faites le 2 septembre dernier par la Ministre de la Santé, Mme Buzyn, ont permis de répondre, en partie, à la question du désengorgement des urgences. Parmi les mesures avancées, permettre au Samu, « sous certaines conditions », de transférer certains patients vers un cabinet de ville, et faire que les personnes âgées ayant besoin de soins soient directement admises dans les services de médecine des hôpitaux.

Mais ces mesures ne répondent pas au problème d’insécurité auquel les personnels des urgences sont souvent confrontés, avec des individus ivres, drogués ou exaspérés des heures d’attente. Je soutiens pleinement les personnels dans leur demande d’une meilleure sécurisation.

Aussi, la venue de Thomas Mesnier, médecin urgentiste-député de Charente, et du Professeur Pierre Carli, membres de la mission mandatée par la Ministre de la Santé sur l’évolution des services d’urgence, a permis de jouer cartes sur table, sur l’ensemble des revendications des personnels.

Réunion au CH de Roubaix, en présence de M. Thomas MESNIER et du Pr. Pierre CARLI, rapporteurs de la mission sur l’évolution des services d’urgence

J’espère que les échanges que nous avons pu avoir, autour de la table ce jour, saura faire germer des propositions, de la part de la mission Mesnier/Carli, qui iront dans le sens d’une vraie protection des personnels des urgences.

Réponse le 9 septembre, date à laquelle la Ministre de la Santé recevra les syndicats et fédérations hospitalières ainsi que les médecins libéraux et du collectif Inter-Urgences.

Échanges avec le personnel du CH de Roubaix

Visite du PM à Roubaix : coup de projecteur sur l’écologie du quotidien et les actions résolues des Roubaisiens

Ce jeudi, le Premier ministre, la Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, Élisabeth Borne, et la Secrétaire d’État auprès de la Ministre, Brune Poirson, sont venus à Roubaix afin de rencontrer des acteurs du zéro-déchets.

Le zéro-déchet, « ce n’est pas un truc de bobo » comme l’a rappelé le Premier ministre, « ce n’est pas un truc de prolo » non plus comme l’a souligné la directrice de Triselec, Dany Dunat. C’est un moyen de protéger la planète… et son portefeuille :

  • protéger la planète, en réduisant nos déchets plastiques, qui polluent nos rues, puis nos rivières, puis nos océans ;
  • protéger son portefeuille, en réduisant le coût du caddie : certaines familles engagées dans la démarche « Roubaix Zéro Déchets » économisent jusqu’à 1 500€ par an, sans avoir le sentiment de se serrer la ceinture, simplement en repensant leurs modes de consommation.
Arrivée dans les locaux de Fibr’ & Co

Dans les locaux de Fibr’ & co, j’ai été fière de la richesse des talents, des idées et des solutions que des Roubaisiennes et des Roubaisiens ont présenté au Premier ministre pour favoriser le développement du « zéro-déchets ».

Ensuite, nous avons pu échanger avec les familles et les commerçants engagées dans des démarches de réduction de leurs déchets. A travers leurs témoignages, et grâce à ce coup de projecteur médiatique dès la rentrée, j’espère que la fièvre du « Zéro Déchets » va se propager dans d’autres villes de France ! J’y contribuerai personnellement en invitant, au cours du mois de septembre, des collègues de l’Assemblée à venir échanger avec ces familles, pour qu’ils puissent « importer » ces bonnes pratiques dans les communes de leurs circonscriptions !

Cette visite a permis de placer, aux yeux de tous, Roubaix comme une ville à l’avant-garde de ce combat. C’est un combat qui doit être mené, soutenu et approfondi, car il est nécessaire, pour notre planète et pour notre pouvoir d’achat. Je le mènerai à la rentrée, à l’Assemblée, dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire.

Médecine légale à Roubaix : l’administration n’a pas à décider des besoins des Roubaisiens !

En mars 2018, j’avais interpellé la Ministre de la Justice qui s’était engagée « à ce que des permanences de l’UMJ de Lille soient assurées dans le centre hospitalier, à ce qu’elles soient régulières et se tiennent dans de très bonnes conditions« . Un an après, force a été de constater que cette promesse n’a pas été tenue : seule 2 permanences ont été tenues en 12 mois.

Afin de faire la lumière sur cette situation, j’ai donc interrogé par courrier le directeur du CHU de Lille, M. Boiron. Dans sa réponse, j’ai appris que l’ « effectif actuel de l’UMJ de Lille ne permet pas d’assurer de permanences au CH de Roubaix » (!).

Constatant pourtant que 12% des victimes roubaisiennes ne peuvent pas se rendre aux rendez-vous à l’UMJ de Lille, que le trajet Lille-Roubaix constitue un « éloignement géographique » trop important pour les équipes médicales (ce qui signifie donc qu’il l’est tout autant pour les habitants de Roubaix !!), M. Boiron, d’un commun accord avec le procureur de la République (!), justifie la décision de la suppression de l’UMJ de Roubaix par le coût supposé « trop important » pour déroger au schéma directeur national, issu de circulaires datant de… 2010 et 2012 !!!

Il est intolérable que l’accès aux soins des victimes de violences, a fortiori pour celles vivant dans des quartiers prioritaires – avec tout le lot de difficultés quotidiennes que cela implique ! – soit réglé par des directives administratives nationales, sur décisions de personnels administratifs, sans aucune concertation politique préalable et sans prise en compte des spécificités locales !

M. Boiron mentionne dans son courrier que le contexte actuel au CHU de Lille est déjà tendu pour cette unité, avec une mutualisation des deux activités du pôle de médecine légale (thanatologie et médecine légale du vivant), et qu’il faudrait un « redimensionnement du service« , avec « un effectif temps plein supplémentaire«  pour assurer une permanence à Roubaix. Si c’est la condition pour que des permanences « régulières », promises par Madame la Ministre de la Justice l’an dernier, soient rétablies, qu’il en soit ainsi !

Quartier de reconquête républicaine Roubaix-Tourcoing : 25 policiers supplémentaires à la rentrée

Au cœur de la police de sécurité du quotidien (PSQ) se trouve une volonté : combattre les zones où les incivilités, les violences, les trafics et la radicalisation empêchent le vivre-ensemble.

Trop souvent, une minorité de délinquants prend en otage ces quartiers. Chacun, où qu’il habite, a droit à la sécurité et la loi doit être appliquée sur chaque mètre carré de la République. C’est pourquoi les quartiers de reconquête républicaine ont vu le jour.

Les quartiers de reconquête républicaine, c’est un engagement simple, concret : des effectifs supplémentaires directement sur le terrain, dans les rues, pour combattre les trafics et être présent au quotidien, à vos côtés.

Dans le quartier de reconquête républicaine Roubaix-Tourcoing, ce sont 25 policiers supplémentaires qui seront mobilisés en 2019 : 10 sont déjà arrivés en juin, 15 arriveront à la rentrée, en septembre.

Leur objectif : lutter contre les trafics de stupéfiants, contre les rodéos urbains et augmenter le nombre de patrouilles présentes en ville.

Source : Ministère de l’Intérieur

Devant vous, j’avais pris l’engagement que la sécurité serait une priorité et que je me battrai, une fois députée, pour que les quartiers de Roubaix soient mieux protégés de la délinquance et des trafics. Je suis fière d’avoir pu convaincre le Ministère de mettre le maximum de moyens sur notre territoire.

Désormais, je vais veiller avec la plus grande attention à ce que les mesures prises produisent les résultats escomptés !