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L’écologie avance !

Voici la tribune que j’ai cosigné avec une centaine de mes collègues de la majorité présidentielle.

L’écologie avance !

Depuis un an, l’action du gouvernement et de la majorité présidentielle est-elle à la hauteur des enjeux écologiques ? Nicolas Hulot et les écologistes qui l’accompagnent obtiennent-ils des avancées suffisantes ? Vaste débat !

Loin de nous l’idée de faire à la place de Nicolas Hulot le bilan qu’il a annoncé faire pour cet été.

Mais, avant cette évaluation, il est utile de partager quelques éléments factuels d’appréciation. Utile à celles et ceux qui veulent se forger une conviction, à certains qui doutent et qui voudraient -et ils ont à notre sens raison- que cela avance plus vite, à quelques écologistes politiques qui aiment tant crier à l’échec dans les médias, et dont les voix se mêlent à celles des lobbies qui voudraient eux aussi notre échec.

Pour faire le bilan, il faut bien sûr d’abord considérer ce sur quoi nous nous étions engagés dans le projet présidentiel porté par Emmanuel Macron. Quelques exemples parmi d’autres : fin des hydrocarbures en France, prime à la conversion automobile et bientôt prime à la rénovation énergétique dès la réalisation des travaux, basculement programmé vers une fiscalité écologique (contribution climat énergie, diesel), développement de l’économie circulaire et hausse de la TGAP décharge, fin des véhicules essence et diesel en 2040, 50% de produits de qualité dans la restauration collective d’ici 2022, séparation du conseil et de la vente des pesticides… Tout cela est fait ou en cours. Concrétiser nos engagements était le minimum ; notons que nos prédécesseurs n’avaient pas toujours eu cette volonté, nous conduisant à l’impasse (sur la date de 2025 sur le nucléaire, sur les importations d’huile de palme).

On est allé plus loin que le projet présidentiel

Mais notre action ne s’est pas limitée à ce qui était prévu dans le projet présidentiel. One planet summit, arrêt du projet d’aéroport à NDDL, objectif de neutralité carbone en 2050, sortie du glyphosate en 3 ans, concrétisation des 6 parcs éoliens en mer avec une utile renégociation financière, baisse de la TVA pour les collectivités sur la prévention et le tri des déchets, inscription du climat et de la biodiversité dans la constitution, 20% de bio dans les cantines scolaires et triplement des surfaces en bio, plans de diversification des protéines, prise en compte des migrations climatiques dans la loi française… Quel point commun entre toutes ces avancées ? Aucune n’était prévue dans notre projet présidentiel ! Aucune. Elles vont plus loin que notre projet initial et doivent beaucoup à Nicolas Hulot.

Beaucoup reste à faire

Enfin, les prochaines semaines seront déterminantes sur des points stratégiques. Arbitrages du plan vélo (infrastructures dédiées, généralisation de l’indemnité kilométrique vélo), mesures pour lutter contre la pollution de l’air, scénario retenu pour les infrastructures routières et ferroviaires pour les 20 années à venir -et mesures liées pour en assurer le financement-, programmation pluriannuelle de l’énergie pour concrétiser un nouveau rythme de déploiement des énergies renouvelables et de diminution du nucléaire, plan biodiversité et mesures pour mettre fin à l’artificialisation des sols, lutte contre la déforestation importée… Autant d’arbitrages (et de nécessaires budgets correspondants) si essentiels pour mettre notre pays sur la voie irréversible de la transition écologique.

Nous sommes lucides : rien n’est parfait et beaucoup reste à faire. Mais c’est sur cette base que le bilan devra donc être fait. Sereinement, et en conscience. Avec en tête la seule question qui vaille : sommes-nous à la hauteur des enjeux ?

Rapport Borloo : « Tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est fait contre moi »

La proposition d’un plan d’actions et d’investissements dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) pour améliorer la qualité urbaine est détaillée ce 26 avril par Jean-Louis Borloo. Et nous sommes heureux de constater que les premières annonces de ce qu’il présentera vont dans le bon sens. C’est un signal fort qui conforte notre refus du statu quo et le refus d’une vision politique qui a trop longtemps enfermé ces quartiers sur eux-mêmes.

Nous tenons à rappeler les mesures destinées à nos concitoyens qui ont été prises ou annoncées par l’exécutif depuis l’élection d’Emmanuel Macron, conformément à ses engagements de campagne : dédoublement des classes de CP et CE1 en zones d’éducation prioritaire, doublement des crédits de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) pour atteindre 10 milliards d’euros, lancement de la Police de sécurité du quotidien (PSQ) et des quartiers de « reconquête républicaine », ou encore 15 milliards d’euros pour la formation professionnelle sur cinq ans qui profitera notamment aux habitants des quartiers défavorisés.

Les emplois francs, une mesure forte

Il convient de penser l’habitat dans sa globalité, d’investir dans l’humain, de redonner leur place aux services publics et de soutenir le développement économique dans les quartiers. Le projet de loi sur le l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ÉLAN) doit permettre d’engager un débat national sur le cadre de vie urbain.

Le dispositif des emplois francs lancé à Clichy-sous-Bois par la ministre du travail, Muriel Pénicaud, le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, et le secrétaire d’Etat, Julien Denormandie est une mesure forte qui s’inscrit dans cette lutte contre l’exclusion que la République doit mener. Nous nous félicitons que l’amendement porté par le Gouvernement dans la loi de finances 2018 ait été adopté afin de permettre le déploiement des emplois francs dès 2018 dans près de 200 quartiers, avant une généralisation en 2020.

Mais surtout, il est nécessaire d’associer celles et ceux à qui ces politiques sont destinées. Nos concitoyens habitants dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville souhaitent être les acteurs de leur quotidien et de leur avenir, avec l’État, les parlementaires, les élus locaux, les entreprises et les associations. C’est un impératif éthique et démocratique conforme aux souhaits de notre gouvernement de renouveler les pratiques.

« Tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est fait contre moi », disait Nelson Mandela. Exigeants et mobilisés, nous serons attentifs à ce que le plan de mobilisation nationale en faveur des quartiers prioritaires de la politique de la ville, soit suffisamment ambitieux et réponde à des objectifs de pragmatisme, de subsidiarité et d’efficacité.

Que les habitants soient associés aux décisions qui les concernent

En même temps, nous demandons instamment que les habitants soient associés localement aux décisions qui les concernent. Sans eux la nouvelle mobilisation en faveur des quartiers prioritaires sera un nouvel échec. Ces territoires et leurs habitants sont et resteront une préoccupation essentielle de ce quinquennat. C’est pourquoi les pouvoirs publics, avec les partenaires qui le souhaitent, pourraient renforcer la participation citoyenne.

C’est précisément le sens du discours fondateur de président de la République à Roubaix-Tourcoing en novembre 2017. Nous devons maintenant accélérer. Alors qu’un mouvement d’attente forte a commencé à se faire entendre dans les banlieues, suite notamment à la démission du maire de Sevran le 27 mars dernier, nous affirmons avec force que jamais un Président de la République n’avait tenu un tel discours de vérité sur les quartiers dans notre pays. Députés de la majorité, nous sommes prêts à porter les ambitions du Président pour les quartiers populaires.

Signataires :
Saïd AHAMADA, député des Bouches-du-Rhône
Valérie PETIT, députée du Nord
Nadia HAI, députée des Yvelines
Aurélien TACHE, député du Val-d’Oise
Damien ADAM, député de Seine-Maritime
Patrice ANATO, député de Seine-Saint-Denis
Didier BAICHERE, député des Yvelines
Brigitte BOURGUIGNON, députée du Pas-de-Calais, présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale
Anne BRUGNERA, députée du Rhône
Carole BUREAU-BONNARD, députée de l’Oise
Céline CALVEZ, députée des Hauts-de-Seine
Jean-François CESARINI, député du Vaucluse
Guillaume CHICHE, député des Deux-Sèvres
Jean-Charles COLAS-ROY, député de l’Isère
Dominique DAVID, députée de Gironde
Marc DELATTE, député de l’Aisne
Nicole DUBRE-CHIRAT, députée du Maine-et-Loire
Françoise DUMAS, députée du Gard
Stella DUPONT, députée du Maine-et-Loire
Albane GAILLOT, députée du Val-de-Marne
Guillaume GOUFFIER-CHA, député du Val-de-Marne
Florence GRANJUS, députée des Yvelines
Romain GRAU, député des Pyrénées-Orientales
Émilie GUEREL, députée du Var
Stanislas GUERINI, député de Paris
Dimitri HOUBRON, député du Nord
Sacha HOULIE, député de la Vienne
Jean-Michel JACQUES, député du Morbihan
François JOLIVET, député de l’Indre
Anissa KHEDHER, députée du Rhône
Rodrigue KOKOUENDO, député de Seine-et-Marne
Aina KURIC, députée de la Marne
Mustapha LAABID, député d’Ille-et-Vilaine
François-Michel LAMBERT, député des Bouches-du-Rhône
Mohamed LAQHILA, député des Bouches-du-Rhône
Frédérique LARDET, députée de Haute-Savoie
Fiona LAZAAR, députée du Val-d’Oise
Annaïg LE MEUR, députée du Finistère
Marion LENNE, députée de Haute-Savoie
Roland LESCURE, député des Français établis hors de France, président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale
Alexandra LOUIS, députée des Bouches-du-Rhône
Laurence MAILLART-MEHAIGNERIE, députée d’Ille-et-Vilaine
Fabien MATRAS, député du Var
Jean François MBAYE, député du Val-de-Marne
Ludovic MENDES, député la Moselle
Jean-Michel MIS, député de la Loire
Cendra MOTIN, députée de l’Isère
Mickaël NOGAL, député de Haute-Garonne
Matthieu ORPHELIN, député du Maine-et-Loire
Catherine OSSON, députée du Nord
Zivka PARK, députée du Val-d’Oise
Pierre PERSON, député de Paris
Anne-Laurence PETEL, députée des Bouches-du-Rhône
Béatrice PIRON, députée des Yvelines
Claire PITOLLAT, députée des Bouches-du-Rhône
Cathy RACON-BOUZON, députée des Bouches-du-Rhône
Pierre-Alain RAPHAN, député de l’Essonne
Hugues RENSON, député de Paris
Cécile RILHAC, députée du Val-d’Oise
Mireille ROBERT, députée de l’Aude
Laurianne ROSSI, députée des Hauts-de-Seine
Cédric ROUSSEL, député des Alpes-Maritimes
Laurent SAINT-MARTIN, député du Val-de-Marne
Sira SYLLA, députée de Seine-Maritime
Elisabeth TOUTUT-PICARD, députée de Haute-Garonne
Frédérique TUFFNELL, députée de Charente-Maritime
Hélène ZANNIER, députée de la Moselle
Jean-Marc ZULESI, député des Bouches-du-Rhône