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Violences contre les boucheries : cela doit cesser !

« Phénomène apparu au printemps dernier dans le nord du pays, une vague de violences à l’encontre des boucheries s’est désormais généralisée… Des militants véganes frappent régulièrement partout en France, signant leurs exactions du slogan NON AU SPÉCISME.

Interpellé, lors d’une séance de questions au gouvernement, par un député ayant rendu publique une lettre de menace adressée aux propriétaires et salariés de l’abattoir Gesler récemment incendié, le Premier ministre a promis la plus grande sévérité face à ces actes criminels.

La légèreté insoutenable avec laquelle des activistes assument l’indéfendable et l’indigne fonde certains à évoquer un terrorisme alimentaire, et pose, au-delà, la question de la liberté alimentaire et la question des risques de dérive du combat animaliste en France est posée.

S’agissant de la liberté de choisir son alimentation, d’adopter un régime carné ou non, nous, signataires, affirmons que cela relève d’une liberté fondamentale et d’un choix individuel.

La façon de s’alimenter, sa fonction sociale qui va bien au-delà de la fonction nourricière, relève de l’intime, à la croisée des sphères privées et publiques et ne saurait faire l’objet d’ingérence et d’injonctions. Que certains stigmatisent les végétariens, les végétaliens, les véganes sous prétexte de défendre un modèle culturel, ou que d’autres, à l’inverse, stigmatisent les amateurs de viandes, les adeptes de régimes à base de protéines animales, et au-delà les filières d’élevage ainsi que les professionnels qui les composent, nous semble remettre en cause les règles les plus élémentaires de vivre ensemble et le fonctionnement même de la démocratie. À ce titre, nous manifestons notre soutien à l’ensemble des acteurs de la filière viande qui ont fait l’objet d’un déchaînement de violences et de harcèlements ces dernières semaines.

Ceci rappelé, nous sommes conscients que des choix collectifs se poseront rapidement à nos sociétés, face à une problématique globale, planétaire et écologique, mettant en rapport démographie et écologie, nous obligeant à nous adapter, à anticiper et à repenser la nourriture de demain pour éviter une empreinte écologique négative et lutter contre le réchauffement climatique.

Nous soulignons aussi la nécessité absolue de défendre une exigence forte de bien-être animal, comme dénominateur majeur commun à toute activité d’élevage, d’exploitation et d’utilisation de l’animal par l’homme. Par ailleurs, la question des risques de dérive du combat animaliste en France est posée. Avec la dérive criminelle de l’activisme, l’image des militants de la protection animale est entachée, et pire, la cause animale est perdante.

Nous, signataires de cette tribune, lançons un appel solennel pour que le combat en faveur de la cause animale en France reste un combat noble, qu’il ne soit ni méprisé par certains ni sacrifié idéologiquement par d’autres, ou tout simplement disqualifié par une criminalisation de ses modes opératoires ! »

Catherine OSSON, Loïc DOMBREVAL,
avec les députés Xavier Breton, Damien Abad, Emilie Guerel, Frédéric Descrozaille, Eric Straumann, Paul Molac, Meyer Habib, Patricia Gallerneau, Gilles Lurton, Alice Thourot, Anne-Laurence Petel, Sarah El Haïry, Mireille Robert, Laurent Garcia, Patrick Vignal, Cédric Villani, Jacques Marilossian, Robin Reda, Bruno Bilde, Olivier Gaillard, Pascal Brindeau, Alain Perea, Philippe Gosselin, Corinne Vignon, François-M. Lambert, Danièle Hérin, Sophie Mette, Vincent Thiébaut, Michèle de Vaucouleurs, Aurore Bergé, Bérengère Poletti, Fabien Gouttefarde, Jean-Marc Zulesi, Pascale Boyer, Sereine Mauborgne, Laëtitia Romeiro Dias, Yannick Kerlogot, Stéphanie Kerbarh, Stéphane Buchou, Jean-Luc Fugit, Cendra Motin, Jimmy Pahun, Thibault Bazin, Patrick Hetzel, Alexandra Valetta-Ardisson, Anissa Khedher, Rémi Delatte, Michèle Peyron, Hélène Zannier, Béatrice Piron, Matthieu Orphelin, Sira Sylla, Philippe Chassaing, Laurence Maillart-Méhaignerie, Valérie Lacroute, Julien Aubert, Véronique Louwagie, Laurianne Rossi, Bernard Brochand, Sandrine Le Feur, Martine Leguille-Balloy, Jennifer de Temmerman, Lionel Causse, Fabienne Colboc, Isabelle Valentin, Sophie Auconie, Marie-France Lorho, Frédérique Lardet, Frédérique Tuffnell, Brigitte Liso, Marie Tamarelle-Verhaeghe, Paul Christophe, Yannick Haury, Jean-Michel Jacques, Valérie Petit, Denis Masséglia, Sandra Marsaud, Pascal Lavergne, Nicole Le Peih, Laurent Furst, Nicole Dubré Chirat, Carole Bureau-Bonnard, J.-Christophe Lagarde, Jean-Luc Lagleize, Michel Lauzzana, Claude Goasguen, Michel Herbillon, Béatrice Descamps, Christophe Arend
et les sénateurs Arnaud Bazin, Jacqueline Eustache-Brinio, Olivier Paccaud, Olivier Léonhardt, Michel Canevet, Max Brisson, Stéphane Piednoir, Nathalie Delattre, Jean-Marie Janssens, Pierre Louault, Frédérique Puissat, Nadia Sollogoub, Catherine Deroche, Céline Boulay-Esperonnier, Alain Houpert, Daniel Chasseing, Antoine Lefèvre, Catherine Troendle, René Danesi, Pierre Charon, Pascale Gruny, Florence Lassarade, Laure Darcos, Jean-Marc Gabouty, Jean-Claude Requier, Sylvie Goy-Chavent, Maryse Carrere, Edouard Courtial, Annick Billon, Benoît Huré, Jean-François Longeot, Eric Gold, Josiane Costes.

Muncipales 2020 : mon appel aux femmes !!

Le point le plus positif quand on est Députée c’est qu’on rencontre beaucoup de monde. Lors de mes visites de terrain ou dans des réunions associatives, sur les braderies ou les marchés, à ma permanence parlementaire pour des rendez-vous, j’ai l’occasion de mesurer les difficultés que rencontrent nos concitoyens mais aussi d’apprécier l’engagement de beaucoup d’entre eux dans l’animation de nos associations et nos villes. Pour être tout à fait juste, j’aurais d’ailleurs dû écrire beaucoup d’entre elles.

Les femmes représentent l’immense majorité des personnes que je rencontre dès qu’un problème se pose dans une famille mais souvent aussi parce qu’elles sont seules à gérer leurs difficultés. Dans les associations que je rencontre, ce sont souvent des femmes qui font en sorte que les choses se passent bien alors que les hommes se partagent les responsabilités officielles. Indispensables mais presqu’invisibles.

Les élections municipales qui vont se dérouler l’année prochaine doivent être l’occasion pour toutes ces femmes d’affirmer leur présence et leur importance dans notre vie collective. Dans l’espace politique, qui se doit d’être le reflet de notre société, je vois bien que la place des femmes reste mineure. Les combats menés par les femmes depuis la Révolution française en passant par le droit de vote ou les conquêtes obtenues après mai 1968 (le droit à l’avortement notamment) sont à l’origine des plus grandes avancées sociales de notre pays.

Bien sûr la loi sur la Parité a permis des avancées. Mais si on regarde bien les faits, nous sommes encore loin de la vraie parité. La réussite des femmes en politique est encore considérée aujourd’hui comme une sorte de hasard qui ne devrait donc pas se reproduire.

Les freins psychologiques et culturels sont encore bien tenaces. J’entends toutes les semaines sur les bancs de l’Assemblée Nationale des propos clairement sexistes qui montrent bien qu’il reste beaucoup de travail à accomplir pour tendre vers une vraie égalité.

Pour beaucoup d’hommes politiques voire de médias, je le constate régulièrement, nous sommes toujours sous la Troisième République. Les femmes s’occupent du foyer et de l’éducation des enfants et les hommes se chargent des choses sérieuses : l’argent et la politique.

Qu’un homme ait de l’ambition c’est bien normal mais qu’une femme l’affiche et on s’en prend à son allure, à son mode de vie, à la couleur de sa robe… Les commentaires à leur encontre sont sexistes, blessants voire humiliants.

Un homme qui a perdu des élections se représente très souvent à d’autres échéances sans complexe, une femme on lui dit que c’est terminé.

Dans le même temps, j’ai remarqué lors des réunions qui se sont déroulées dans le cadre du Grand débat que beaucoup de femmes étaient présentes et que finalement peu d’entre elles ont pris la parole. C’est regrettable mais tellement révélateur du poids historique de la mainmise des hommes sur tout ce qui touche au débat politique.

Nous, les femmes, avons un rôle important à jouer dans ces élections municipales de 2020 !

La politique surtout localement ne doit pas être l’apanage viril et sans contestation de ceux qui en ont la charge jusqu’à présent. Il est important que nous prenions la parole, que nous soyons présentes dans les instances de décisions à tous les niveaux.

Ce que j’observe aujourd’hui, c’est que se sont des hommes rompus à la vie politique qui organisent les préparatifs des élections municipales. Que dans la presse, ce sont toujours des hommes qui s’expriment. Ce n’est pas un jugement de fond mais juste un constat.

C’est pourquoi je lance un appel à toutes ces femmes qui sont engagées dans la vie associative, dans des actions de quartier, qui ont envie de s’impliquer avec un pouvoir de décision dans la vie de leur ville à prendre la parole : Je veux décider, je suis candidate !

Annonces d’Emmanuel Macron : confiante et déterminée.

Tout le monde attendait avec impatience la conférence de presse du Président de la République et ses annonces suite au Grand Débat qui a été organisé dans toute la France pendant plusieurs mois.

Beaucoup s’attendaient à des mesurettes ou à des décisions de piètre importance. Emmanuel MACRON leur a répondu hier par la plus belle des manières.

Emprunt de solennité et conscient de l’enjeu de cette conférence de presse, il s’est comporté en Président de tous les Français. En reconnaissant les erreurs commises depuis le début du quinquennat et en remettant son cap dans le droit fil de ce qu’attendent nos concitoyens, il s’est montré à la hauteur de sa fonction.

N’en déplaisent aux éternels grincheux et à celles et ceux qui trouverons toujours que ce qu’on leur propose est inadapté ou ne va jamais assez loin, j’estime que les réponses apportées hier par le Président de la République vont dans le bon sens. Il ne renie en rien la trajectoire de sa politique mais il la remet en perspective avec les revendications légitimes exprimées depuis plusieurs mois.

Je ne vais pas détailler ici l’ensemble de ces mesures. Mais je voudrais néanmoins insister sur certaines d’entre elles qui montrent que le Président a bien compris l’importance du social dans sa nouvelle politique. Sa volonté de replacer l’humain au cœur de sa politique en est la première illustration.

📌 Sur les retraites, l’âge de départ a bien été confirmé à 62 ans. Il a ainsi été à l’encontre des propositions du MEDEF qui proposait un départ à 64 ans et à conforté celles et ceux qui, dans le cadre du Grand Débat, s’opposaient à l’allongement de la durée du travail. Dans le même temps il a annoncé qu’il n’y aurait pas de suppression d’un jour férié pour financer la dépendance et qu’il n’y aurait plus de retraite inférieure à 1 000€. Par ailleurs, les petites retraites seront à nouveau indexées sur l’inflation, ce qui était une revendication récurrente ces dernières semaines.

📌 Sur la fiscalité, non seulement le Président a décidé qu’il n’y aurait aucune hausse de prélèvement pour les ménages mais il s’est aussi engagé à réduire de 5 milliards les impôts de des ménages qui ont le plus contribué à l’effort national depuis plus de dix ans. Leurs « niches fiscales seront préservées (contrairement à celles des entreprises). Le gouvernement doit maintenant plancher sur la création de nouvelles tranches d’impositions concernant l’impôt sur le revenu.

📌 Concernant l’ISF, le Président a renouvelé son engament de vérifier dans un an l’efficacité de sa transformation en IFI. S’il s’avère que cette mesure n’a pas produit d’effet suffisant, il a clairement indiqué qu’il reviendrait sur sa décision.

📌 Sur les services publics, outre le fait qu’il ait dit que son objectif initial de suppression d’emplois publics était obsolète, l’annonce de classe à 24 élèves maximum dans les CP et CE1 est une très bonne nouvelle pour les enfants et leurs familles mais aussi pour l’ensemble de la communauté éducative. Cette mesure vient s’ajouter à toutes celles qui ont été prises depuis le début du quinquennat.

📌 Pour répondre aux besoins légitimes de tous les Français des « Maisons France Services » seront instaurées partout où c’est nécessaire. Elles regrouperont dans un même endroit toutes les thématiques publiques qui sont réclamées par nos concitoyens. Chacun pourra ainsi effectuer toutes ses démarches administratives près de chez soi et dans un même endroit.

📌 Enfin, vu la sociologie de notre circonscription, je dois dire que j’ai été particulièrement ravie de voir le dispositif de récupération des pensions alimentaires renforcé. Certes, il existait déjà. Mais avec quelle efficacité ? Le fait de proposer que les bénéficiaires de ces pensions alimentaires soient prises en charge, c’est-à-dire qu’elles percevront les sommes décidées par le juge, et que ce sera à d’autres organismes bénéficiant de la puissance de l’État de recouvrer ces sommes, me semblent un progrès immense qui va aider beaucoup de femmes dans leur vie quotidienne.

📌 Le Président de la République nous a expliqué hier qu’il avait profondément changé. Que les épreuves qu’il avait traversées l’avait fait mieux comprendre la situation de notre pays et surtout celle des Françaises et des Français. Étant données les mesures qu’il a décidées, je le crois profondément sincère.

Et c’est pour toutes ces raisons que je lui renouvelle ma confiance.

Roubaix : les quartiers populaires, une priorité

Toutes mes pensées à l’agent de la poste extrêmement choquée.

Le bureau de Poste de l’Epeule n’est plus en mesure d’accueillir car en période de vacances scolaires et avec un agent en arrêt, l’accueil n’est plus possible.

Sauf que c’est un choix de la Poste, en période de vacances scolaires les quartiers populaires doivent être une priorité. Il serait logique de prioriser en moyen humain les bureaux des quartiers où les habitants n’ont pas les moyens de partir en vacances et de fermer ceux des quartiers et des villes où les habitants partent en vacances, si il faut fermer le cas échéant.

Je ne partage pas les choix de management et de repartions des moyens humains de la Poste sur notre territoire. A l’occasion des problèmes du bureau de poste de Beaulieu j’ai eu l’occasion d’interpeller Philippe Wahl. Imagine t on que dans certains quartiers aisés que ce soit le commerce d’à côté qui dépanne d’une ramette de papier ou qu’il ferme par manque de moyens humains, ça serait la levée de boucliers immédiate.

Ce sentiment d’abandon est insupportable, j’oserai même évoquer une ségrégation sociale organisée.

Nous sortons d’une période de grand débat, ce sont toutes ces injustices cumulées qui alimentent ce sentiment d’abandon, d’injustice et de colère dans nos quartiers. Tout le monde doit prendre sa part et réfléchir dans son organisation à rétablir une meilleure équité entre nos citoyens, entre les quartiers et les territoires.

Le printemps de l’évaluation des politiques publiques arrivent à l’assemblée c’est sur cette thématique d’équité des territoires que j’interpellerai les Ministres.

Je le redis et je le répète les quartiers populaires doivent
être la priorité de La Poste!

Restitution du Grand Débat : vos aspirations, mes engagements pour la suite.

En début de semaine, le Premier ministre a donné le compte rendu de 3 mois de débats tenus dans toute la France. Ils ont permis à chacune et à chacun, de faire part des difficultés de son quotidien et de ses propositions constructives sur les 4 thématiques proposées par le Président de la République : fiscalité et dépense publique, organisation de l’État, transition écologique et démocratie.

A l’échelle nationale, près de 500 000 personnes ont produit 2 millions de contributions ; 500 000 personnes ont participé aux 10 000 réunions d’initiative locale (RIL) organisées partout en France – plus de 300 réunions publiques organisées dans le Nord, dont une quinzaine dans la 8ème circo ! Au total, près de 1,5 millions de Français ont pris part au débat.

Les débats ont été apaisés, constructifs, riches d’enseignements. Ils ont permis un grand moment de démocratie, dont la transparence a été totale : toutes les données sont disponibles publiquement sur le site granddebat.fr (https://granddebat.fr/pages/donnees-ouvertes) et le resteront durant les prochains mois.

De tous ces débats, ce qui se dégage, c’est un besoin de justice et d’équité. Je vous invite à lire les principales aspirations portées par les participants au Grand Débat et les réponses que je souhaite d’ores et déjà y apporter.