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Tribune : En Commun

Avec 46 de mes collègues de La République En Marche, nous avons décidé de publier cette tribune :

« En élisant au printemps 2017 comme Chef de l’Etat Emmanuel Macron, en lui donnant une très large majorité à l’Assemblée nationale, les Français ont exprimé alors une volonté de changer en profondeur la vie politique et témoigné, aussi, d’une réelle confiance en l’avenir.

C’était il y a trois ans. C’était hier. C’était il y a une éternité.

Trois ans après, le monde traverse l’une des pires crises qu’il lui ait été donné de connaître. Une crise dans laquelle notre pays a été brusquement plongé, comme tous les autres. Une crise qui stupéfait chacun par sa soudaineté comme par son ampleur.

Une crise qui révèle en réalité un grand paradoxe : bien loin de redonner un sens collectif à nos destins individuels, le confinement semble avoir figé notre société dans ses fractures les plus profondes : le statut social et économique, la composition des foyers, les types d’habitat, le lieu de résidence. Les inégalités se creusent. Et certains de nos services publics, pourtant si essentiels, se retrouvent fragilisés.

Cette crise démontre avec force que nous avons besoin des autres, et que notre sécurité repose à la fois sur l’action de tous et la responsabilité de chacun. C’est probablement l’un des enseignements les plus instructifs que nous aurons à en tirer. Et qui nous guidera pour préserver ce que nous avons d’essentiel.

Et ce qui est essentiel, c’est ce qui est notre commun : notre santé, notre bien-être, notre environnement et nos ressources, notre éducation. Nous avons une société en commun. Nous avons un destin en commun. Nous avons une Nation en commun. Nous avons une Europe en commun. Nous avons une planète en commun.

Ce commun est notre bien le plus précieux. Pourtant, déjà ébranlé par la crise sanitaire, il se trouve sous la menace de risques plus profonds et plus durables encore : le repli et la peur, les conséquences sociales vertigineuses d’une économie sinistrée, et bien sûr les impacts du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité.

Nous avons conscience que nous vivons un moment particulier de notre Histoire. Un moment qui doit inciter chacun à résister à l’exploitation des colères, des rancœurs ou des intérêts particuliers voire égoïstes, pour cultiver ces communs-là.

Cela vaut aujourd’hui pour notre engagement politique : issus de familles politiques différentes, parfois même concurrentes, nous avons convergé il y a trois ans, auprès d’Emmanuel Macron, dans un même mouvement qui entendait apporter des réponses aux questions du monde d’alors.

La crise brutale du coronavirus a-t-elle subitement changé nos visions du monde ? Elle nous interroge, bien sûr. Mais elle nous oblige également à porter nos convictions avec désormais plus de force pour une France et un monde plus humains, plus solidaires et plus écologiques.

Aussi, dans les deux ans de mandat que nous avons devant nous, sommes-nous déterminés à peser davantage pour que l’épreuve traumatisante que nous vivons tous puisse se transformer en opportunité.

Cela nécessitera un exercice d’inventaire, équitable mais exigeant, sur toutes les politiques publiques qui ont été menées en France depuis des années, pour ne pas dire des décennies. Trop longtemps, des décisions ont été figées sur la seule expertise technique sans prêter suffisamment d’attention à l’expérience de celles et ceux qui au quotidien se trouvent sur le terrain. L’excès de centralisation dans la prise de décision, le manque d’anticipation, de coordination avec les élus des collectivités et des agglomérations, l’insuffisance de dialogue avec les organisations syndicales et professionnelles ou les associations suscitent inéluctablement des tensions, parfois même des défiances. A cet égard, nous n’avons pas mieux fait que nos prédécesseurs.

Cela nécessitera également de faire plus et mieux dans un certain nombre de domaines auxquels nous sommes profondément attachés.

D’abord dans la réhabilitation du rôle de l’Etat. Nous avons besoin d’un Etat solide, puissant, disposant de réelles capacités d’intervention opérationnelle, plus agile dans son fonctionnement. Pour autant l’Etat, dont chacun attend tant dans cette crise, et c’est légitime, ne peut pas tout s’il agit seul. Il a besoin de s’appuyer sur une société en mouvement.

Cela vaut pour la concrétisation de la transition écologique : c’est à nos yeux une priorité absolue. Nous avons réussi à redynamiser notre tissu productif, à recréer de l’emploi. Mais nous ne sommes qu’au début de la construction d’une économie soutenable. Les investissements nécessaires à la relance de l’économie devront être l’occasion d’accélérer la transition écologique de notre modèle. Nous aurons aussi à concrétiser les travaux de la convention citoyenne sur le climat, fruit d’une délibération citoyenne éclairée et libre. Ils dessinent un nouveau contrat écologique.Ils seront notre boussole. Près de vingt ans après le discours de Johannesburg, nous avons enfin commencé à regarder notre maison. Mais elle continue de brûler ardemment. Les politiques mises en place pour lutter contre la crise environnementale ne sont, nulle part, à la hauteur.

Nous devons donc passer à la vitesse supérieure, y consacrer plus d’énergie, plus d’inventivité et plus de moyens. Bref, en faire la mère de toutes nos politiques. Et ce changement de paradigme est possible ! Méditons la parabole de la grenouille, utilisée par Al Gore il y a déjà quelques années. La réponse apportée à la crise sanitaire du coronavirus – instantanée, massive, dotée de moyens exceptionnels – prouve que nous savons réagir lorsque nous percevons un péril immédiat. Telle la grenouille au contact de l’eau bouillante.

Moins soudain, le dérèglement climatique n’en est pas moins dangereux. Il devrait supposer des décisions lourdes, radicales, comme la réorientation rapide et complète de nos modes de production et de consommation. Mais le péril parait moins imminent. Alors les décisions tardent, au risque que l’humanité tout entière s’éteigne à petit feu, comme la grenouille accoutumée à la hausse de la température, et qui finit ébouillantée.

Dans le renforcement indispensable de nos services publics – la santé bien sûr, mais aussi l’éducation, la recherche, les solidarités -, le souci d’une dépense efficiente ne doit plus être le faux nez de l’obsession de la rentabilité. Il s’agit, certes, d’un impératif d’autant plus que les finances publiques seront impactées par la crise. Mais rien ne pourra se faire sans une revalorisation réelle des revenus et une plus grande maîtrise des agents de terrain sur l’organisation de leur travail. Il nous faut un nouveau contrat social, qui garantisse une allocation de moyens plus importante aux priorités que la Nation se donne, qui remette la dignité humaine et l’écoute des femmes et des hommes de terrain au cœur de ses préoccupations, qui engage les entreprises envers leurs salariés, et qui reconnaisse la capacité d’investissement total des agents concernés – beaucoup d’entre eux, dans cette crise, soignants, agents des services publics, logisticiens, éboueurs ou caissiers ont démontré à la fois le caractère essentiel de leurs missions et leur conscience professionnelle. Ce nouveau contrat social doit intégrer les apports du numérique. Il doit être inclusif et permettre à chacun, et notamment aux plus fragiles, de se sentir concerné, impliqué, associé et formé.

L’État, malgré la force de son organisation, malgré toutes ses initiatives, ne peut plus gérer les crises sans associer les territoires. Il devra se résoudre rapidement à de nouvelles délégations de compétences et de moyens qui permettront des réponses mieux adaptées à la réalité et à la diversité de tous les territoires de la République. Un nouveau contrat territorial ne sera pas seulement utile plus tard : il apparaît d’ores et déjà indispensable à la résolution de la crise dans laquelle nous venons d’entrer.

En trois ans, beaucoup a été entrepris. Et nous avons connu de réels succès. Mais nous croyons que notre majorité peut faire, sur tous ces sujets, bien plus que ce qu’elle n’a pour le moment engagé. Nous croyons même qu’elle le doit.

Aiguillonner l’action du Gouvernement sur le chemin des « jours heureux » et de la reconstruction revient, nous le pensons, en indépendance au Parlement, dans la plénitude de ses moyens d’action.

Nous sommes pleinement conscients de la responsabilité des parlementaires dans ce moment particulier pour faire entendre leur sensibilité, pour enrichir le débat public et les décisions qui concernent le quotidien des Français ou l’avenir du pays. Pour les infléchir aussi.

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de nous réunir et de créer « En Commun », une association destinée à rassembler élus et citoyens qui souhaitent contribuer de manière constructive à renforcer notre politique dans le domaine des solidarités, de l’écologie, de la cohésion nationale et du renouveau des pratiques démocratiques.

« En Commun », c’est ce que nous avons en partage. Ce sont ces biens si précieux que nous devons préserver. C’est aussi ce vers quoi notre majorité doit être davantage tournée dans les deux ans qui viennent. Rien ne se fera sans ceux qui font vivre notre nation : les citoyens, les associations, les corps intermédiaires.

Parce que c’est aussi en confrontant les points de vue et en créant du débat et des compromis positifs que se dessinera un nouveau contrat républicain indispensable pour faire avancer le pays.

Un déconfinement maîtrisé et cohérent

Ce mardi 28 avril 2020, le Premier ministre a annoncé à l’Assemblée nationale les modalités dans lesquelles se dérouleront le déconfinement. Je souscris pleinement à la sagesse et à la prudence qui guident l’ensemble de ces mesures. L’enjeu demeure de préserver la santé des français tout en opérant un retour progressif à une vie la plus normale possible.

  • Un constat médical certain : apprendre à vivre avec le virus

Devant la durée estimée a minima d’un an avant la création d’un vaccin, nous allons devoir vivre avec le virus et apprendre à nous en protéger.

Le risque d’une seconde vague doit être pris au sérieux et nous devons agir avec progressivité.

La circulation du virus n’est pas uniforme dans les territoires et crée des différences qui doivent être prises en compte. Un travail de concertation va être mis en place dans les prochains jours pour permettre de mettre en place et adapter le plan.

  • À partir du 11 mai, un plan en trois axes : protéger, tester, isoler
  • Protéger :

Il est impératif que chacun adopte les comportements appropriés pour éviter la contamination. Le respect des gestes barrières ainsi que le port du masque dans les conditions prévues par le plan national sont à ce titre essentiel.

  • Port du masque :

Nous recevons presque 100 millions de masques chaque semaine. Le gouvernement s’est engagé à soutenir les collectivités en prenant en charge 50% du coût des masques selon un prix de base. Grâce à la réouverture des ateliers pour produire des masques en tissu, il y aura assez de masques le 11 mai, que les Français pourront se procurer dans tous les commerces.

Nous nous appuyons sur le couple républicain historique des maires et des préfets, afin d’adapter ces mesures. Les entreprises sont également invitées à équiper leurs salariés pour la reprise.

  • Tester :

À la sortie du confinement, les tests doivent pouvoir être réalisés en plus grand nombre. L’objectif d’atteindre 700 000 tests virologiques par semaine est ambitieux mais semble réalisable. Cela impliquera de tester entre 20 et 25 personnes autour de chaque personne contaminée grâce à la mobilisation des laboratoires publics et privés pour permettre de créer des accès de proximité. Ces tests seront remboursés par l’assurance maladie.

Il y aura une mobilisation des professionnels de santé libéraux qui constitueront la première ligne dans la recherche des cas contacts.

Les équipes de l’assurance maladie seront en appui. Des brigades par département seront chargées de remonter les cas contacts et d’assurer le suivi des test, ainsi que l’application de la doctrine nationale.

  • Isoler :

L’objectif final est de permettre d’isoler les porteurs pour casser la chaine de transmission. Cet isolement signifie la prise de mesures de précautions collectives qui doivent être suivies en appui sur la base du civisme de chacun.

Les préfets et les collectivités définiront avec les acteurs associatifs, les professionnels de santé, le plan d’accompagnement des personnes positives. Celles-ci qui pourront choisir de se confiner chez elles avec les membres du foyer ou dans un lieu mis à dispo (ex : hôtels réquisitionnés)

  • À noter :

Le déconfinement à la date du 11 mai demeure subordonné à un confinement des plus stricts avant cette date. Tout relâchement anticipé reculera d’autant la date d’un déconfinement espéré par tous.

Si tout est prêt le 11 mai, une phase nouvelle s’ouvrira jusqu’au 2 juin pour apprécier les évolutions.

  • Un déconfinement territorialisé pour s’adapter aux réalités locales

Selon le niveau épidémique de chaque département, un plan de circulation différenciée sera appliqué.

À partir du jeudi 30 avril, une carte département par département sera rendue publique pour définir et préparer les modalités de circulation précitées.

  • L’école : un enjeu prioritaire du plan de déconfinement

Le retour des enfants dans les établissements scolaires est un impératif pédagogique et de justice sociale, en particulier pour ceux qui ont des difficultés à suivre l’enseignement à distance.

Ce retour est également à concilier avec la préservation de nos objectifs de santé publique.

Une réouverture très progressive est proposée à compter du 11 mai pour les maternelles et l’école élémentaire, partout sur le territoire et sur la base du volontariat.

A partir du 18 mai, mais seulement dans les départements où la circulation du virus est très faible, la réouverture des collèges envisagée en commençant par les classes de 6ème et 5ème.

Une décision sera prise fin mai quant à la réouverture des lycées, en commençant par les lycées professionnels début juin. 

  • Mise en place des mesures sanitaires à l’école

L’objectif est clair : pas plus de 15 élèves par classe.

La vie scolaire sera organisée autour du respect des gestes barrières, de mesures d’hygiène strictes et de la distribution de gels hydroalcooliques.

Tous les enseignants et encadrants des établissements scolaires recevront des masques, qu’ils devront porter quand ils ne pourront respecter les règles de distanciation sociale.

En maternelle, selon les recommandations scientifiques, le port du masque est prohibé.

À l’école élémentaire, le masque n’est pas recommandé, où des masques pédiatriques seront mis à disposition des directeurs d’école en cas de besoin.

Au collège, le port du masque est obligatoire : des masques seront fournis aux collégiens qui n’ont pu s’en procurer.

  • Les commerces

À partir du 11 mai, à l’exception des cafés et des restaurants, tous les commerces pourront ouvrir à nouveau. Les marchés seront autorisés sauf décision contraire des maires et préfets.

La réouverture des cafés et restaurants décidée à la fin de la première phase de déconfinement débutera le 2 juin en l’absence de reprise de circulation massive du virus.

Pour que cette réouverture se déroule de manière optimale, le respect d’un cahier des charges strict pour tous les commerces est essentiel : limitation du nombre de personnes dans le magasin et port du masque grand public (clients et personnel) recommandé quand pas de distanciation physique garantie, un commerçant pourra subordonner l’entrée dans le magasin au port du masque.

  • Le travail

Le télétravail sera maintenu partout où c’est possible, au moins pendant les 3 prochaines semaines.

Lorsque le télétravail n’est pas possible, la pratique des horaires décalés doit être encouragée. Elle permet de diminuer la présence dans les transports et la circulation dans les espaces de travail.

L’activité partielle reste en place jusqu’au 1er juin, puis fera l’objet d’une adaptation progressive vers une reprise de l’activité.

  • Les activités culturelles :

Les médiathèques, les bibliothèques ainsi que les petits musées vont rouvrir dès le 11 mai. Les grands musées nationaux resteront quant à eux fermés, face à l’impossibilité d’assurer le respect des mesures sanitaires nécessaires en leur sein.

Les salles des fêtes et les salles polyvalentes resteront elles aussi fermées, pour le moment jusqu’au 2 juin.

Les manifestations sportives, culturelles, les salons professionnels ne pourront pas ouvrir avant septembre.

  • Les transports
  • Deux objectifs :

1. Augmenter au maximum l’offre de transports urbains. 70% de l’offre de la RATP sera disponible le 11 mai.

2. Faire baisser la demande, en favorisant le télétravail, en étalant les horaires, en réservant, si besoin, les transports aux heures de pointe à ceux qui travaillent.

  • Une concertation rapide est nécessaire dans chaque région entre les autorités organisatrices de transport, les usagers et les opérateurs de transport pour mettre en œuvre ces objectifs.

Le port du masque sera obligatoire dans tous les transports, métro comme bus et les opérateurs doivent s’organiser pour permettre de respecter les gestes barrières.

  • Exemple : dans le métro parisien, capacité réduite à moins de 30% de la normale, un siège sur deux condamné, marquages au sol sur les quais, etc.

Les bus scolaires circuleront donc à moitié-vide, avec obligation de port du masque pour les collégiens et les chauffeurs.

Le port du masque sera également obligatoire dans les taxis et les VTC qui ne disposent pas de protection en plexiglas.

  • Les déplacements inter-régionaux ou inter départementaux

L’objectif est de les réduire aux seuls motifs professionnels ou familiaux impérieux.

  • Réduction de l’offre, réservation obligatoire dans tous les trains.

Encore une fois, je rappelle l’importance pour chacun d’entre nous de se préparer désormais à vivre avec le virus. Avant l’arrivée d’un vaccin efficace, ce seront les comportements individuels de chacun qui permettront la résistance collective.

Coronavirus : des mesures dans le domaine du logement

La pandémie du coronavirus bouleverse nos habitudes, notre quotidien. Il nous oblige à nous adapter, à apporter des solutions concrètes pour faire à des situations d’urgence. Cela touche tous les domaines de la société.

Depuis le début de cet épisode sans précédent dans nos sociétés modernes, le gouvernement fait face sur tous les fronts, dans le domaine de la santé, de l’économie.

Les dernières circulaires du gouvernement apporte également des réponses sur logement tant au niveau des locataires en situation précaires que des copropriétaires.

Enfin, le gouvernement souhaite également assouplir les délais administratifs en matière de permis de construire en cours pour afin que ces derniers ne viennent « surengorgés » les administrations à la sortie de cette crise.

La trêve hivernale : celle-ci qui empêche d’expulser des locataires même en cas d’impayé est prolongée jusqu’au 31 mai 2020″.

Ce prolongement signifie aussi que les fournisseurs d’électricité, de gaz et de chauffage ne pourront interrompre leurs services en cas de non-paiement pendant la même période.

Syndics de copropriétés : Également importante pour le logement, une autre ordonnance précise les modalités de prolongement des mandats des syndics dans les copropriétés, dans l’incapacité de tenir des assemblées générales pour les renouveler ou non.

Les contrats des syndics seront prolongés jusqu’à l’entrée en vigueur des décisions de la prochaine assemblée générale à pouvoir se tenir.

Ces décisions devront prendre effet « au plus tard six mois après la date de cessation de l’état d’urgence sanitaire », précise l’ordonnance.

Celui-ci ayant été déclaré pour deux mois à partir du 24 mars, cela signifie que l’adoption d’un nouveau syndic, ou le prolongement de celui déjà en place, devront être effectifs d’ici à fin novembre.

Les Permis de construire : une troisième ordonnance prolonge la validité des autorisations administratives qui auraient expiré pendant l’état d’urgence.

 Les « autorisations, permis et agréments sont prorogés de plein droit jusqu’à l’expiration d’un délai de deux mois suivant la fin de cette période.

Coronavirus : Sachons collectivement respecter les consignes !

Le Président Emmanuel Macron a évoqué hier soir, lors de son allocution, une situation de guerre sanitaire.

Face à une pandémie dont nous ne savons, à l’heure actuelle, dire quand nous atteindrons son pic, il nous revient d’appliquer strictement les consignes qui nous ont été données.

C’est grâce à la mobilisation de chacun que collectivement que nous parviendrons à enrayer la propagation du  coronavirus, en respectant ces règles :

  • En restant chez soi.
  • En respectant les gestes barrières ( Tousser ou éternuer dans le creux de son bras,  Utiliser un mouchoir à usage unique, distance physique, Se laver très régulièrement les mains).
  • En limitant les contacts dans la journée.
  • En limitant les déplacements aux seules sorties de « premières nécessité » autorisées (supermarché, à la pharmacie, ou au bureau de tabac/presse).
  • En évitant les regroupement familiaux ou amicaux.

Pour les salariés qui n’ont pas la possibilité de télétravailler et qui seront contraints de la part la nature de leur employeur de cesser le travail, le gouvernement a déjà assuré que le chômage partiel serait garanti par l’État.

Le gouvernement a mis en place une autorisation spéciale d’absence pour les gardes d’enfants du fait de la fermeture des établissements scolaires et des crèches (rendez vous sur le site de l’assurance maladie).

Enfin, afin de permettre une continuité éducative, la plateforme Ma Classe à la Maison a été mise en place pour les différents cycles : Primaire , Collège et Lycée.

L’Etat fait face à ses responsabilités en cette période, à l’instar des collectivités territoriales qui complètent et accompagnent les dispositifs gouvernementaux  et sans compter le formidable dévouement dont font preuve nos personnels soignants à travers toutes la France pour lutter pied à pied contre cet ennemi invisible.

Aussi, j’en appelle à vous mes amis, mes chers concitoyens, pour respecter ces règles qui s’imposent à tous et à toutes.

Revenir dans les meilleurs délais à une situation sanitaire normale est à ce prix.

Rénovation Energétique : Ma Prime Rénov’

Le logement est un enjeu décisif pour le quotidien de tous nos concitoyens et plus particulièrement dans la 8eme circonscription.

Cette nouvelle année apporte des changements importants en la matière. A l’heure où la transition énergétique s’impose à tous, il est essentiel que l’action politique puisse conjuguer fin du monde et fin du mois, particulièrement pour les ménages les plus fragiles.

Promesse de campagne du Président de la République, le gouvernement a lancé au 1er janvier un nouveau dispositif de soutien à la rénovation énergétique des logements, Ma Prime Renov’. Réformant le Crédit D’impôt Transition Énergétique (CITE), c’est un dispositif à la fois plus juste et plus simple.

Plus juste, car elle s’adapte aux revenus des ménages pour réduire davantage le reste à charge des plus modestes et leur éviter d’avancer les financements. Ces freins étaient majeurs, et se traduisait par une sous-utilisation du crédit pour les français les plus modestes alors que seul 10% du Crédit d’impôts leur était consacré. Alors que les aides étaient versées 18 mois après les travaux en moyenne, désormais, 15 jours suffiront.

Plus simple, car la fusion des différentes aides existantes et la mise en place d’une plate-forme de dépôt des dossiers permet désormais un accompagnement pas à pas des ménages : MaPrimeRenov.gouv.fr

Ma Prime Renov’ doit donc permettre aux ménages de concilier objectifs économiques et écologiques. L’amélioration de la performance énergétique permet en effet de réduire la facture énergétique d’une part, mais aussi de réaliser d’importantes économies d’énergie d’autre part.

Dès cette année, les 50% des propriétaires les plus modestes pourront bénéficier de cette prime. En 2021, tous les propriétaires seront concernés, quels que soient leurs revenus et y compris s’ils louent leur logement. Dans l’attente, le CITE leur est toujours ouvert.

Montant de Ma Prime Rénov’

Le montant de la prime est plafonné à 20 000 euros par logement, sur une période de 5 ans. Les personnes qui ne sont pas éligibles à cette prime peuvent demander à bénéficier du CITE. Bon à savoir : il est possible de bénéficier des conditions du CITE 2019 pour les dépenses réglées en 2020, en cas d’acceptation d’un devis et de versement d’un acompte en 2019. Un avantage qu’il n’est pas possible de cumuler avec la prime.

Les conditions pour bénéficier de Ma Prime Rénov’

A noter qu’une avance est prévue pour les ménages très modeste.Concilier économie et écologie, c’est la raison d’être de cette prime qui traduit la position du gouvernement et des parlementaires en matière de transition énergétique.