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2021, retrouvons l’espoir !

Cette période du début janvier est traditionnellement celle des vœux de bonne année que nous formulons à nos proches, nos familles ou nos amis. Je ne vais pas faillir à cette tradition en souhaitant à chacune et chacun d’entre vous une bonne et heureuse année 2021 pleine de joies et de bonheurs retrouvés.

Retrouvés, car les 10 derniers mois de 2020 resteront pour tous inoubliables. La crise sanitaire, dont ne nous sommes pas encore sortis, a profondément chamboulé nos vies et les rapports que nous entretenons avec notre entourage. L’instauration des gestes barrières et de protection nous a éloignée les uns des autres, nos façons de travailler ont évolué avec pour conséquence de se parler à travers des écrans d’ordinateur, les loisirs et les accès à la culture ont été proscrits, les sorties conviviales au restaurant ou dans les bars supprimées.

Les personnes les plus fragiles ont particulièrement souffert de cette situation et parmi celles-ci, les plus anciens de nos concitoyens ont subi de plein fouet la crise sanitaire et ses conséquences en provoquant pour beaucoup d’entres elles un isolement particulièrement difficile à supporter. Je veux aujourd’hui avoir une pensée sincère pour elles, singulièrement celles qui vivent dans les EPHAD ou les maisons de repos.

Avec l’apparition du vaccin et la priorité qui leur ai donnée par le Gouvernement pour en bénéficier, j’ai l’espoir qu’une vie plus normale puisse reprendre pour ces personnes. C’est en tout cas le vœu que je formule à leur endroit.

Je veux également profiter de ce message pour mettre en garde toutes celles et ceux qui profitent du désarroi d’une grande partie de la population pour diffuser une idéologie et des valeurs dont on sait qu’elles mènent au chaos.

Remettre en cause de manière permanente la science dans ce qu’elle apporte de positif à l’humanité (la médecine par exemple), instaurer systématiquement le doute sur toutes les décisions qui sont prises par ceux qui ont la responsabilité démocratique du pouvoir, refuser à tout prix la modernité et le progrès, c’est créer les conditions d’un retour de l’obscurantisme. Ces ennemis des Lumières qui sont également des partisans du repli sur soi, portent une lourde responsabilité. Pour ma part, vous le savez, j’ai pris un chemin inverse. Ce n’est certes pas le plus facile mais je l’assume pleinement. Je continuerai inlassablement à expliquer mes choix et les orientations que j’ai choisies car je suis persuadée que ce sont les plus efficaces pour améliorer la vie de mes concitoyens

Le logement, un outil de reconquête républicaine !

J’ai signé cette tribune où, avec quelques uns de mes collèges, nous réaffirmons de faire du logement une priorité. Et plus qu’ailleurs, c’est une urgence pour Roubaix et Wattrelos.

Tribune :

 » Alors que le pays est secoué par une crise sanitaire sans précédent, demain crise économique et sociale aux lourdes conséquences pour nombre d’entre nous, le besoin est plus fort que jamais de refonder notre unité nationale et de faire corps. La question commune à ces crises est en effet celle du vivre-ensemble, fondement de l’idée républicaine, mais aussi défi de l’action publique moderne. Or le logement est un lieu central de socialisation et de ‘l’être ensemble’. C’est pourquoi une politique ambitieuse en la matière peut constituer le point de départ d’un sursaut républicain.

La crise, révélateur d’un mal-être français

Tout au long de l’année 2020, la crise sanitaire du Covid-19 a mis en évidence les souffrances de nombreuses familles françaises : isolement géographique et social, étroitesse des logements, insalubrité et nuisances diverses, éloignement des services publics et des espaces de vie commune, etc. La crise des Gilets Jaunes les avait déjà mises en évidence, mais le confinement a aussi révélé des conditions de vie difficiles et douloureuses dans de nombreuses villes et banlieues, où les Français ont parfois pu être cloîtrés dans des appartements étroits et sans accès aux espaces verts.

Le repli à l’échelle du quartier, de l’immeuble, voire même du simple foyer, a exacerbé l’inégalité des chances

Nous avons entendu leur insatisfaction vis-à-vis de l’habitat et du logement en France, ainsi que leur besoin de lien social de proximité, d’entraide à l’échelle du quartier, de solidarité fondée sur le tissu associatif et le contact entre voisins. Le repli à l’échelle du quartier, de l’immeuble, voire même du simple foyer, a exacerbé l’inégalité des chances que ressentent nombre de nos concitoyens lorsque la concentration des difficultés économiques et sociales est trop forte dans leur ‘espace de vie’.

La mixité sociale à l’échelle d’un quartier ou d’une ville est aujourd’hui une condition essentielle pour retrouver une certaine unité nationale, redonner du sens à l’idée d’égalité des chances et lutter contre le repli sur soi.

La mixité sociale, outil de reconquête

Pour déclencher un réveil républicain rapide de notre société, l’objectif est simple : il faut en finir avec les ‘ghettos’, avec l’entre soi et redonner à nos concitoyens l’envie de faire société, de partager entre voisins de palier, d’immeuble, de quartier, et d’être solidaires en toute situation. Il faut, pour atteindre ce but, déployer des moyens humains et financiers à la hauteur de nos ambitions. En recréant de la mixité au sein du parc social, nous favoriserons le dialogue, l’échange, l’entraide ; en somme, nous poserons les bases d’un nouveau pacte solidaire et républicain.

Il faut que le parc de logements sociaux accueille à la fois des ménages dans le besoin et des travailleurs prioritaires de la nation

Deux efforts sont aujourd’hui nécessaires en matière de logement. Nous souhaitons d’abord recréer de la mixité dans le logement social. Il faut que le parc de logements sociaux accueille à la fois des ménages dans le besoin et des travailleurs prioritaires de la nation, personnels hospitaliers, enseignants, policiers, caissières et éboueurs, commerçants du quartier, dont nous avons tous constaté l’importance pendant cette période de crise. Ils ont pu être les grands oubliés de la République, c’est à nous de leur assurer un logement, main dans la main avec les bailleurs et les collectivités territoriales.

Construisons le logement de demain!

Pour réussir cette opération de mixité, il nous faut aussi et parallèlement bâtir, construire de nouveaux logements sociaux, transformer nos villes et nos banlieues. C’est pourquoi nous devons réviser les obligations des collectivités territoriales, dans le cadre de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), qui fixe les obligations des collectivités territoriales en matière de construction de logements sociaux jusqu’en 2025. Cette loi est régulièrement évaluée et le gouvernement a d’ailleurs veillé à ce que là où les engagements n’étaient pas tenus, les élus soient sanctionnés. Au-delà des promesses, nous avons l’obligation de proposer une alternative de vie réelle à chacun, à l’écoute de ses besoins, et de préparer l’avenir au-delà de l’échéance de 2025.

Nous devons poursuivre nos efforts pour lutter contre l’assignation à résidence et donc redéfinir les règles de vie dans le logement social

Nous ne pouvons pas continuer à ajouter de la pauvreté à la pauvreté, nous devons poursuivre nos efforts pour lutter contre l’assignation à résidence et donc redéfinir les règles de vie dans le logement social. Une répartition équilibrée des attributions de logements, qui laisse place à une plus grande mixité sociale, et un nouveau choix géographique pour l’implantation des logements sociaux et des centres d’hébergement d’urgence, non plus à la frontière des villes mais à proximité des services publics ou des lieux où se trouvent les emplois et les formations, voilà notre ambition pour redonner vie aux notions de vivre-ensemble, d’égalité et de citoyenneté. »

Sauvons le sport dans les quartiers

Avec quelques 70 élus, j’ai signé cette tribune appelant à aider le sport dans les quartier et ses associations.

Monsieur le ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports,

Madame la ministre déléguée aux Sports,

Pour faire suite à la réunion qui a eu lieu à Matignon ce lundi 23 novembre, réunissant plusieurs maires sur les quartiers prioritaires de la politique de la ville, et à la tribune portée par une diversité d’acteurs du sport (villes, associations, fédérations, athlètes et dirigeants sportifs…), nous vous adressons ce courrier.

Nous avons tiré la sonnette d’alarme, car nos projets mis en œuvre dans les quartiers les plus sensibles de notre pays, malgré leur efficacité et leur utilité sociale, sont trop peu soutenus et pas assez reconnus. A titre d’exemple, les associations pionnières du socio-sport sont fragilisées par l’absence d’engagement pérenne (convention d’objectifs triennale) de l’Etat. Nous souhaitons coconstruire une politique publique ambitieuse et interministérielle permettant le développement de nos projets.

En réponse à notre mobilisation, le ministère des Sports ainsi que l’Agence nationale du Sport ont évoqué un budget de 75 millions d’euros affecté aux projets sociosportifs (éducateurs, équipements, formations…) : nous souhaiterions avoir plus d’informations concernant l’orientation de ces aides, la sélection des projets financés et le mode d’attribution de ces financements. Ce budget pourrait également permettre de financer les propositions rédigées par une diversité d’acteurs lors du « Plan Banlieue ».

Le sport, moteur du pacte républicain

Dans le cadre des travaux du « Plan Banlieue », il y a plus de trois ans, la pratique sportive avait été positionnée comme un élément central du rapport Borloo, dont un programme s’intitulait « Développer et insérer nos quartiers par le sport ». Le rapport précisait ainsi le rôle sociétal du sport : « C’est un univers qui a un vrai contact avec la jeunesse, noué dans la durée et dispensant des valeurs par l’exemple.C’est un moteur essentiel du pacte républicain. C’est le meilleur levier pour accompagner l’insertion sociale et professionnelle et l’accès à l’emploi. C’est aussi souvent le dernier lien avec certains jeunes en situation de décrochage scolaire et social. »

Ce rapport décrivait une situation alarmante pour nos quartiers : « Nos quartiers, avec 9 000 équipements, sont à près de 40 % en dessous de la moyenne de l’agglomération et comptent deux fois moins de licenciés. Un taux de chômage presque 3 fois supérieur. » Il préconisait plusieurs mesures fortestelles que :

  • « former et recruter 5 000 coachs d’insertion par le sport (éducateurs sportifs en club ou associations, éducateurs spécialisés ou scolaires), qui contribueront à développer 50 0000 parcours de jeunes des QPV et ZRR ;
  • mettre à niveau 1 000 équipements pour se rapprocher de la moyenne nationale et assurer le développement de 100 centres sportifs “Sport dans la ville” ;
  • former 10 000 jeunes à la préparation et l’animation des JOP 2024… ».

Par ailleurs, une proposition avait également été envisagée pour le monde sportif fédéral avec la mise en place, pour chaque fédération sportive délégataire de service public, d’un rapport annuel à remettre au ministère des Sports pour justifier « des moyens mis en place pour développer leur pratique dans les quartiers, d’une augmentation de pratiquants au sein des quartiers et du nombre d’emplois créés au sein des QPV ».

Un signal de reconnaissance était attendu par l’ensemble des acteurs pour souligner l’engagement immédiat de l’Etat dans le cadre de ce programme, à travers une dotation exceptionnelle et unique de 10 000 euros qui aurait été affectée aux 15 000 clubs amateurs dans les 1 500 QPV, quelle que soit leur taille.

Malheureusement, trois ans plus tard,les associations ainsi que les élus locaux constatent que la dynamique impulsée par ce plan est inexistanteet que peu de projets sont finalement soutenus. Pourtant, ces projets s’inscrivent dans le cadre de la démarche que nous défendons : utiliser le sport comme un levier pour répondre à des enjeux de société (éducation, insertion socioprofessionnelle…) sur nos quartiers (QPV) plus vulnérables à la crise sanitaire que le reste du territoire.

L’impact du Covid-19

Cette situation sanitaire a eu un impact dramatique sur les associations sportives, et notamment celles implantées dans les quartiers. Une étude, réalisée par l’Agence nationale de la Cohésion des Territoires, indique que 90 % des associations ayant répondu ont signalé un impact « fort » ou « très fort » à court terme du Covid-19 et plus des 2/3 des répondants ont vu leur activité baisser d’au moins 60 % lors du premier confinement.

Cette situation a également eu un impact considérable sur le modèle économique des petites associations, avec la forte diminution des inscriptions prise de licences(pour la saison 2020-2021) auprès des associations culturelles et sportives :

  • – 23 % dans les clubs sportifs d’Allonnes (Sarthe),
  • – 25 % pour les associations de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines),
  • – 43 % pour les associations d’Arras (Pas de Calais),
  • – 50 % pour celles de Grigny (Essonne).

Finalement, l’étude publiée lundi dernier par l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (Anses) alerte sur la sédentarité et l’inactivité physique notamment des adolescents.

Création de 5 000 emplois sportifs

Historiquement, la France a démontré un vif intérêt quant à l’utilité du sport, avec notamment la création de la fondation du Sport Français, initiée par M. Jacques Chirac et M. Jean-François Lamour, pour financer des projets sociosportifs avec l’appui de grandes entreprises (Veolia, EDF, Française des Jeux, Coca-Cola, Havas…), la création d’un Pôle ressources national « Sport, éducation, mixités, citoyenneté »(fermé en mars 2019) et la mise en place d’un réseau national sport insertion (CNOSF/EDF) regroupant plus d’une centaine d’agents de développement pour permettre le déploiement de nos actions.

A l’heure ou nos associations rencontrent des difficultés majeures, alors qu’elles sont souvent le dernier rempart pour une jeunesse parfois désespérée, il devient plus qu’urgent d’engager largement une nouvelle relation de confiance envers les acteurs du sport des zones les plus fragiles de notre pays. Aussi, pour établir la confiance, nous demandons la mise en place et l’application du « Plan Borloo » car il est crucial que des moyens rapides soient mise en œuvre. Nous proposons donc prioritairement :

  • un fonds pérenne d’urgence, simple d’utilisation, pour assurer la survie des associations sportives impliquées dans les quartiers de notre pays (budget de 50 millions d’euros) ;
  • la création et le financement de 5 000 emplois sportifs (éducateur, coach d’insertion…) dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville et les zones de revitalisation rurales (budget de 60 millions d’euros) ;
  • un réseau d’incubateurs pour accompagner la montée en compétences d’une centaine d’acteurs par année (budget de 1,5 million d’euros) ;
  • le financement de conventions triennales avec les 100 meilleures initiatives de l’éducation et de l’insertion par le sport (budget de 10 millions d’euros) ;
  • la création d’un outil pour mesurer l’impact social des projets sociosportifs pour les fédérations, les villes et les associations (budget de 1 million d’euros) ;
  • l’attribution d’une enveloppe de 1 % du budget global des jeux Olympiques et Paralympiques sur des projets ou des dynamiques présentes dans les villes (QPV).

Un Grenelle de l’éducation et de l’inclusion par le sport

Nous vous proposons un bilan semestriel pour le suivi de l’ensemble des mesures. Afin qu’une nouvelle dynamique collective soit mise en place, nous proposons le lancement d’un Grenelle de l’éducation et de l’inclusion par le sport, le lundi 1er février 2021, à Garges-Lès-Gonesse. Il réunira massivement l’ensemble des acteurs auprès des maires qui souhaitent coconstruire le sport de demain dans les quartiers.

Monsieur le ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, alors que nos territoires sont au bord d’une explosion sociale majeure, les acteurs locaux du sport, qui ont des réponses à apporter et des résultats concrets, sont à bout de souffle ! Nous sommes prêts à nous engager pour accompagner encore plus de jeunes laissés sur le bord de la route, mais avons pour cela besoin de coconstruire une nouvelle vision du sport avec des moyens adaptés.

Les principaux points de l’entretien d’E. Macron

La situation est préoccupante, mais nous avons appris de la 1ère vague, aujourd’hui les indicateurs remontent partout en Europe et nous entrons dans ce qu’on appelle la 2ème vague. En Europe, de nombreux Etats ont repris des mesures restrictives pour freiner l’épidémie. » 

➡️ Ce que nous savons du virus : il est mortel, notamment pour les personnes âgées (c’est à dire les plus de 65 ans) ou qui souffrent d’autres pathologies, mais il frappe à tout âge et des formes sévères à tous les âges :

👉 50% des personnes actuellement en réanimation ont  moins de 65 ans👉 à la sortie de réanimation, il y a des séquelles durables chez les personnes qui ont été atteintes.
⚠️ Chaque jour nous observons 20 000 cas supplémentaires et 200 personnes qui entrent en réanimation.

🚨 Nous n’avons pas perdu le contrôle mais nos urgences et nos services hospitaliers sont dans une situation très préoccupante : par rapport à mars, nous avions dans un premier temps circonscrit le virus dans des régions très touchées (Grand-Est) mais aujourd’hui il est présent sur tout le territoire et n’avons pas de réserves cachées.

➡️ Mise en place d’un couvre-feu pour freiner la diffusion du virus : protéger les autres, protéger le système de santé, se protéger soi-même.👉 Objectif : réduire le nombre de cas à 2 000 cas par jour et à 15% de cas COVID en réanimation. L’objectif est atteignable sans confinement, mais il faut réduire les occasions de transmission du virus : le ralentissement des contacts sociaux est efficace.

❌ Couvre-feu applicable en Ile-de-France, dans les métropoles de Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Rouen, Toulouse, Saint-Etienne, Montpellier👉 L’organisation de nos vie n’est pas les mêmes en fonction où on est. 

✅ Des dispositifs d’aides seront mis en place pour les secteurs qui seront touchés par le couvre-feu : reprogrammation, chômage partiel, prêts garantis par l’Etat,…

🚨 Mise en place de concertations locales avec les secteurs concernés, notamment les restaurateurs, pour les accompagner : des dispositifs supplémentaires pour éviter les faillites dans des secteurs qui seront particulièrement impactés par le confinement

✅ Pour les indépendants, le dispositif a été étendue dans la France entière mais il sera encore amélioré dans les métropoles concernées

➡️ Restrictions de liberté : quelles dérogations ? 

✅ Attestation pour pouvoir se déplacer et continuer à aller au travail
✅ Attestation pour les urgences sanitaires 
✅ Il n’y aura pas d’interdiction de circuler mais une limitation à une liste de motifs

❌ Contrôles et contraventions (135€, et 6 500€ en cas de récidive) pour faire respecter le couvre-feu

« J’attends que chacun d’entre nous soit conscient des enjeux : lors du confinement les Français ont été exemplaires. Si on ne veut pas devoir prendre des mesures plus dures, il faut respecter cette mesure. »

👉 Ces mesures sont proportionnées au regard du risque qu’on entrevoit pour les prochaines semaines.

➡️ Transports : ▪️l’offre de transport en commun sera mobilisée sans restriction ▪️pas de réduction des déplacements entre les régions : nous en appelons à la responsabilité de chacun

➡️ Rassemblements : on lutte plus efficacement contre le virus dans les espaces ouverts que dans les espaces clos, mais il est important de respecter les règles sanitaires.🗣 « Vous pouvez partir en vacances, mais si vous retrouvez votre famille il est impératif de respecter les règles actuelles et les gestes barrières »

➡️ Dans le reste du territoire : il faut se remobiliser et continuer de respecter les règles, d’appliquer les gestes barrières, de suivre le port du masque, de veiller à une bonne circulation de l’air dans les espaces intérieurs, et respecter la règle des 6 (pas plus de 6 à tables, dans la rue,…) 🔺Partout sur le territoire ces règles ne relèvent pas de la loi, mais il est essentiel que les citoyens se les approprient.

➡️ Les jeunes vivent un sacrifice terrible (formations annulées, angoisse du premier travail,…) : nous continuerons de les accompagner comme nous l’avons fait pour maintenir l’apprentissage. Il ne s’agit pas de les culpabiliser mais il est important qu’ils limitent également leur vie sociale. 

➡️ Les maires pourront proposer des plans de prévention en associant les citoyens.

➡️ Télétravail : le travail est un collectif, il ne s’agit pas d’isoler à nouveau les gens comme lors du confinement. Le télétravail ne peut pas devenir une règle absolue sur tout le territoire, tout le temps.

✅ Là où c’est possible et négocié au plus près du terrain, pour les emplois où c’est pertinent, nous incitons à mettre en place du télétravail, 2 ou 3 jours pas semaine, comme c’est déjà le cas actuellement dans certaines entreprises.

❌ Il s’agit de réduire nos contacts sociaux les plus inutiles.

➡️ Politique du dépistage et délais des résultats : la France est l’un des pays qui teste le plus en Europe (1,3M par semaines) et a fait face à beaucoup de demandes mais les délais étaient trop longs en raison d’un défaut du réseau de test. Le système n’était pas prêt à absorber une telle technique. 

➡️ Nous allons aller progressivement vers une mise en oeuvre de la stratégie « Tester, alerter, protéger » jusqu’en juin 2021 :

1️⃣ Tester 👉 Tests antigéniques : plus rapides et plus facilement déployables sur le terrain ;👉 Amélioration des test PCR ;👉 Innovation avec la réalisation à termes d’autotest 
2️⃣ Alerter : problème du faible téléchargement de l’application StopCovid, l’application n’est pas encore un outil d’alerte👉 Nouvelle application « Tous anti Covid » qui sera présentée le 22/10 : informations générales et locales sur l’épidémie, mode d’emploi et guide d’utilisation de l’application (notamment lorsqu’on est en contact prolongé avec d’autres personnes),👉 Travail avec les restaurateurs et cafetiers pour remonter les informations et prévenir les cas contacts
3️⃣ Protéger : être plus strict avec les séjours d’isolement même quand on n’a pas de symptôme

✅ Il s’agit de mettre en place moins de contraintes collectives et de donner les clés pour qu’individuellement chacun puisse lutter contre le virus.

➡️ Milieux modestes et précaires qui sont les plus touchés :

✅ 460 mds€ de réponse à la crise pour protéger le plus largement les Français
✅ Pour les bénéficiaires du RSA et des APL : aide exceptionnelle de 150€ + 100€ par enfants
🔺 Objectif : la lutte contre la précarité par le retour à l’activité
👉 mise en place d’une aide exceptionnelle massive plutôt qu’une augmentation générale des minimas sociaux.


« Il y a des raisons d’espérer si on est lucides, collectifs, unis. Il faut arrêter d’avoir un débat permanent sur les faits et les études scientifiques. ➡️ Nous sommes en train de réapprendre à être une nation de citoyens solidaires : chacun doit jouer sa part, c’est la clé. Nous avons besoin les uns des autres également pour inventer l’après crise »

Ma rentrée parlementaire

Ce vendredi 11 septembre, j’ai effectué ma rentrée parlementaire auprès de mes amis et citoyens de Roubaix et Wattrelos. L’occasion pour moi de m’exprimer sur les enjeux importants auxquels nous devrons faire face aux cours des prochains mois.

Décorées de la médaille de l'Assemblée Nationale

Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élu(e)s,
Mesdames et Messieurs, chers amis

Quel plaisir de vous retrouver ce soir pour passer ensemble un de ces moments de convivialité que nous aimons tant partager à Wattrelos. C’est une vraie joie de vous tous réunis, ou presque puisque pour différentes raisons, certains de nos amis n’ont pu se joindre à nous et je vous demande de les excuser.

Cette manifestation qui, vous connaissant bien toutes et tous, est placée sous le signe de la détente et de la bonne humeur, se déroule toutefois dans un climat assez particulier. La crise sanitaire liée à la COVID qui sévit depuis 6 mois dans notre pays a changé profondément nos comportements.

Elle a également modifié nos modes de vie. Les activités sportives, culturelles ou festives ont subi un coup d’arrêt qui, au-delà de nos concitoyens individuellement, a réduit voire anéanti l’action de bon nombre d’associations. Pourtant, dès que se fût possible, elles se sont remobilisées en tenant compte des contraintes sanitaires imposées par la maladie.

Je veux remercier les responsables associatifs qui sont présents ici ce soir et au-delà l’ensemble des bénévoles qui ont permis une reprise des activités. Cet engagement a été particulièrement fort à Wattrelos et je suis fière de partager une amitié sincère avec ces « gens bien ».

Je voudrais également saluer Dominique BAERT, maire de Wattrelos, qui a dû prendre une décision difficile quand on connaît son attachement à sa ville en annulant notre traditionnelle fête des Berlouffes. Cette décision imposée par le Préfet est d’autant plus difficile à comprendre que le week-end dernier s’est tenue la braderie des commerçants de Lille alors que le passage en zone rouge était déjà acquis pour le département du Nord. Comprenne qui pourra…

En cette rentrée, le virus circule toujours et il est dangereux pour nous mais aussi pour nos proches. Il est impératif de rester vigilant face à l’épidémie de COVID 19. C’est de l’engagement de chacun d’entre nous , notamment dans le strict respect des mesures barrières que dépend la santé de tous mais également la possibilité de reprendre un cours normal de nos vies.

Depuis la fin de la période de déconfinement, j’ai multiplié les aller-retours à l’Assemblée Nationale pour voter les mesures nombreuses proposées par le Président et le Gouvernement pour soutenir notre économie et les ménages les plus en difficultés. La vérité m’oblige à dire que nous n’étions pas très nombreux sur les bancs de l’Assemblée à cette période.

Le soutien aux entreprises a été et demeure sans précédent. Je veux vous rappeler les mesures essentielles adoptées :

  • Délais de paiement des charges sociales et/ou fiscales pour les entreprises
  • Remise d’impôts directs
  • Report du paiement des factures
  • Aide de 1500€ par la création d’un fond de solidarité
  • Rééchelonnement des crédits bancaires
  • Prêt de trésorerie garanti par l’Etat
  • Mise en place du chômage partiel pour plus de 9 Millions de salariés
  • Multiplication des interventions du médiateur des entreprises en cas de conflits
  • Plan de soutien aux entreprises exportatrices
  • Suppression des pénalités de retard pour les entreprises travaillant dans le cadre d’un marché public.
  • Fond de soutien et de solidarité pour les PME et les entreprises de taille moyenne

Cette longue liste n’est pas exhaustive mais elle montre le soutien sans faille du Gouvernement à notre économie et aux entreprises. Au total ce sont plus de 120 milliards qui seront consacrés au maintien et à la relance de notre économie.

Pour les ménages, le Gouvernement a également été très actif. Outre les mesures de chômage partiel, ils ont pu bénéficier de nombreuses aides et de la solidarité nationale. En voici quelques exemples :

  • Allongement de la période de trêve hivernale
  • Continuité éducative dans les établissements scolaires (il nous reste sur ce point à tirer les leçons de cette crise pour aller vers plus d’égalité entre les élèves notamment sur l’accès au numérique)
  • Prise en charge et hébergement des personnes les plus démunies
  • Lutte contre la précarité énergétique par l’attribution massive de chèques énergie
  • Aide exceptionnelle pour 550 000 jeunes précaires
  • Soutien financier pour les ménages les plus démunis
  • Aide financière pour les salariés pour payer leur loyer ou leur prêt bancaire
  • Forte augmentation de la prime de rentrée scolaire
  • Création d’un fond de soutien au monde associatif et de programmes spécifiques pour les jeunes (subventions exceptionnelles, plan été, plan automne…)
  • Aide financière via un fond dédié aux associations sportives et aux fédérations

Il convient d’ajouter à ces mesures les efforts matériels et financiers sans précédent réalisés pour la prise en charge des malades, pour l’hôpital public (même si le processus était déjà enclenché avant la crise de la COVID), la prise en charge à 100% des tests ou encore, et ce n’est pas anecdotique, les nombreuses campagnes de communication mises en place par le Gouvernement.

L’ensemble de ces mesures ont permis à la France et aux Français de traverser ces premiers mois de crise beaucoup mieux que bien des pays comparables au notre.

Nous savons que nous allons traverser une zone de fortes turbulences, notamment sur le plan économique) mais tout à été mis en œuvre pour préparer une relance rapide de notre économie.

Il y a 150 ans la République était proclamée. Le choix de sa devise, Liberté, Egalité, Fraternité est un symbole qui doit nous inspirer chaque jour.

La liberté dans notre République est un bloc. C’est la liberté de participer au choix de ses dirigeants et donc le droit de vote, mais qui est indissociable du respect du verdict des urnes, de la liberté collective du peuple.

C’est la liberté de conscience, et en particulier la laïcité, ce régime unique au monde qui garantit la liberté de croire ou de ne pas croire, mais qui n’est pas séparable d’une liberté d’expression.

L’égalité. Être Français, c’est reconnaître en chaque femme, en chaque homme une même dignité. Respecter la République, c’est aimer la justice. Abolition des privilèges et Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789, suffrage universel masculin et abolition de l’esclavage par SCHŒLCHER en 1848, droit de vote des femmes en 1944, abaissement de la majorité à 18 ans en 1974, abolition de la peine de mort en 1981.

La Président de la République et le Gouvernement l’ont annoncé, nous irons plus loin, plus fort dans les semaines à venir pour que la promesse républicaine soit tenue dans le concret des vies quotidiennes de chacun. Mais l’égalité, elle aussi, est un bloc, des devoirs et des droits. L’égalité devant la loi implique ainsi que les lois de la République sont toujours supérieures aux règles particulières.

C’est pourquoi il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un Dieu, parfois avec l’aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d’un groupe.

Au-delà de ces phénomènes, la question de la sécurité de nos concitoyens dans leur vie quotidienne, quel que soit leur âge est un vrai sujet de préoccupation. La première des inégalités c’est celle que l’on rencontre devant l’insécurité.

Il y a ceux qui ont les moyens matériels et financier de se protéger et ceux qui subissent. Parce qu’ils n’ont pas le choix. C’est pour cette raison que je soutiens de mon mieux l’action de la Police et que je souhaite une plus grande sévérité de la Justice envers ceux qui pourrissent notre vie quotidienne et accentuent la fracture sociale que nous combattons avec toute notre énergie, chacun à notre niveau.

Lorsque, dans mes permanences, mes collaborateurs ou moi-même, recevons des familles à bout de nerf qui n’en peuvent plus de se faire agresser, détrousser ; qui ne peuvent dormir la nuit à cause du bruit, qui ont peur de sortir de chez eux… peu d’entre eux viennent des beaux quartiers. Pour eux il faut que la force de la République réponde présente, de manière efficace et sans complaisance à travers sa Police et son système judicaire. C’est le sens de la loi sur les rodéos urbains que j’ai initiée.

J’entends déjà les cris d’orfraie des bienpensants qui voient dans ces propos une dérive droitière… Et bien je vous le dis, chers amis : je suis de gauche et non seulement je le revendique mais j’en suis fière !  Je dirais même que c’est la responsabilité de celles et ceux qui se réclame du progrès social pour tous de s’emparer sans tabou de ces questions.

La fraternité. Croire en les valeurs républicaines, c’est voir en son compatriote plus qu’un semblable, un défi. Notre nation a ceci de singulier qu’elle a développé un État providence, un modèle de protection sociale qui ne laisse personne au bord du chemin.

Or, ce système unique au monde ne tient que par les liens toujours fragiles qui unissent nos concitoyens, liens du respect et de la civilité qu’à tout moment, la violence et la haine peuvent briser.

C’est pour cela qu’en République, les policiers, les gendarmes, les magistrats, les maires, les élus de la République, plus largement, toutes celles et ceux qui luttent contre la violence, contre le racisme et l’antisémitisme jouent un rôle déterminant, et que, par symétrie, ceux qui s’en prennent à eux doivent être lourdement condamnés.

Force à la loi, jamais à l’arbitraire. Ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre, aux élus ne passeront pas.

Pour conclure, je dirais qu’appartenir à notre République ce n’est pas qu’une question d’identité française. C’est aussi une citoyenneté. Ce sont des droits qui vont avec. Ce sont aussi ses devoirs, c’est-à-dire l’adhésion à ses valeurs, à une histoire, à une langue, à une exigence qui tient la République debout, car elle dépend de chacune et chacun d’entre nous à chaque instant. C’est un combat chaque jour recommencé.

Alors, ensemble, formons cette France unie qui peut tout vaincre !

Je vous souhaite une bonne soirée.