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Les principaux points de l’entretien d’E. Macron

La situation est préoccupante, mais nous avons appris de la 1ère vague, aujourd’hui les indicateurs remontent partout en Europe et nous entrons dans ce qu’on appelle la 2ème vague. En Europe, de nombreux Etats ont repris des mesures restrictives pour freiner l’épidémie. » 

➡️ Ce que nous savons du virus : il est mortel, notamment pour les personnes âgées (c’est à dire les plus de 65 ans) ou qui souffrent d’autres pathologies, mais il frappe à tout âge et des formes sévères à tous les âges :

👉 50% des personnes actuellement en réanimation ont  moins de 65 ans👉 à la sortie de réanimation, il y a des séquelles durables chez les personnes qui ont été atteintes.
⚠️ Chaque jour nous observons 20 000 cas supplémentaires et 200 personnes qui entrent en réanimation.

🚨 Nous n’avons pas perdu le contrôle mais nos urgences et nos services hospitaliers sont dans une situation très préoccupante : par rapport à mars, nous avions dans un premier temps circonscrit le virus dans des régions très touchées (Grand-Est) mais aujourd’hui il est présent sur tout le territoire et n’avons pas de réserves cachées.

➡️ Mise en place d’un couvre-feu pour freiner la diffusion du virus : protéger les autres, protéger le système de santé, se protéger soi-même.👉 Objectif : réduire le nombre de cas à 2 000 cas par jour et à 15% de cas COVID en réanimation. L’objectif est atteignable sans confinement, mais il faut réduire les occasions de transmission du virus : le ralentissement des contacts sociaux est efficace.

❌ Couvre-feu applicable en Ile-de-France, dans les métropoles de Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Rouen, Toulouse, Saint-Etienne, Montpellier👉 L’organisation de nos vie n’est pas les mêmes en fonction où on est. 

✅ Des dispositifs d’aides seront mis en place pour les secteurs qui seront touchés par le couvre-feu : reprogrammation, chômage partiel, prêts garantis par l’Etat,…

🚨 Mise en place de concertations locales avec les secteurs concernés, notamment les restaurateurs, pour les accompagner : des dispositifs supplémentaires pour éviter les faillites dans des secteurs qui seront particulièrement impactés par le confinement

✅ Pour les indépendants, le dispositif a été étendue dans la France entière mais il sera encore amélioré dans les métropoles concernées

➡️ Restrictions de liberté : quelles dérogations ? 

✅ Attestation pour pouvoir se déplacer et continuer à aller au travail
✅ Attestation pour les urgences sanitaires 
✅ Il n’y aura pas d’interdiction de circuler mais une limitation à une liste de motifs

❌ Contrôles et contraventions (135€, et 6 500€ en cas de récidive) pour faire respecter le couvre-feu

« J’attends que chacun d’entre nous soit conscient des enjeux : lors du confinement les Français ont été exemplaires. Si on ne veut pas devoir prendre des mesures plus dures, il faut respecter cette mesure. »

👉 Ces mesures sont proportionnées au regard du risque qu’on entrevoit pour les prochaines semaines.

➡️ Transports : ▪️l’offre de transport en commun sera mobilisée sans restriction ▪️pas de réduction des déplacements entre les régions : nous en appelons à la responsabilité de chacun

➡️ Rassemblements : on lutte plus efficacement contre le virus dans les espaces ouverts que dans les espaces clos, mais il est important de respecter les règles sanitaires.🗣 « Vous pouvez partir en vacances, mais si vous retrouvez votre famille il est impératif de respecter les règles actuelles et les gestes barrières »

➡️ Dans le reste du territoire : il faut se remobiliser et continuer de respecter les règles, d’appliquer les gestes barrières, de suivre le port du masque, de veiller à une bonne circulation de l’air dans les espaces intérieurs, et respecter la règle des 6 (pas plus de 6 à tables, dans la rue,…) 🔺Partout sur le territoire ces règles ne relèvent pas de la loi, mais il est essentiel que les citoyens se les approprient.

➡️ Les jeunes vivent un sacrifice terrible (formations annulées, angoisse du premier travail,…) : nous continuerons de les accompagner comme nous l’avons fait pour maintenir l’apprentissage. Il ne s’agit pas de les culpabiliser mais il est important qu’ils limitent également leur vie sociale. 

➡️ Les maires pourront proposer des plans de prévention en associant les citoyens.

➡️ Télétravail : le travail est un collectif, il ne s’agit pas d’isoler à nouveau les gens comme lors du confinement. Le télétravail ne peut pas devenir une règle absolue sur tout le territoire, tout le temps.

✅ Là où c’est possible et négocié au plus près du terrain, pour les emplois où c’est pertinent, nous incitons à mettre en place du télétravail, 2 ou 3 jours pas semaine, comme c’est déjà le cas actuellement dans certaines entreprises.

❌ Il s’agit de réduire nos contacts sociaux les plus inutiles.

➡️ Politique du dépistage et délais des résultats : la France est l’un des pays qui teste le plus en Europe (1,3M par semaines) et a fait face à beaucoup de demandes mais les délais étaient trop longs en raison d’un défaut du réseau de test. Le système n’était pas prêt à absorber une telle technique. 

➡️ Nous allons aller progressivement vers une mise en oeuvre de la stratégie « Tester, alerter, protéger » jusqu’en juin 2021 :

1️⃣ Tester 👉 Tests antigéniques : plus rapides et plus facilement déployables sur le terrain ;👉 Amélioration des test PCR ;👉 Innovation avec la réalisation à termes d’autotest 
2️⃣ Alerter : problème du faible téléchargement de l’application StopCovid, l’application n’est pas encore un outil d’alerte👉 Nouvelle application « Tous anti Covid » qui sera présentée le 22/10 : informations générales et locales sur l’épidémie, mode d’emploi et guide d’utilisation de l’application (notamment lorsqu’on est en contact prolongé avec d’autres personnes),👉 Travail avec les restaurateurs et cafetiers pour remonter les informations et prévenir les cas contacts
3️⃣ Protéger : être plus strict avec les séjours d’isolement même quand on n’a pas de symptôme

✅ Il s’agit de mettre en place moins de contraintes collectives et de donner les clés pour qu’individuellement chacun puisse lutter contre le virus.

➡️ Milieux modestes et précaires qui sont les plus touchés :

✅ 460 mds€ de réponse à la crise pour protéger le plus largement les Français
✅ Pour les bénéficiaires du RSA et des APL : aide exceptionnelle de 150€ + 100€ par enfants
🔺 Objectif : la lutte contre la précarité par le retour à l’activité
👉 mise en place d’une aide exceptionnelle massive plutôt qu’une augmentation générale des minimas sociaux.


« Il y a des raisons d’espérer si on est lucides, collectifs, unis. Il faut arrêter d’avoir un débat permanent sur les faits et les études scientifiques. ➡️ Nous sommes en train de réapprendre à être une nation de citoyens solidaires : chacun doit jouer sa part, c’est la clé. Nous avons besoin les uns des autres également pour inventer l’après crise »

Ma rentrée parlementaire

Ce vendredi 11 septembre, j’ai effectué ma rentrée parlementaire auprès de mes amis et citoyens de Roubaix et Wattrelos. L’occasion pour moi de m’exprimer sur les enjeux importants auxquels nous devrons faire face aux cours des prochains mois.

Décorées de la médaille de l'Assemblée Nationale

Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élu(e)s,
Mesdames et Messieurs, chers amis

Quel plaisir de vous retrouver ce soir pour passer ensemble un de ces moments de convivialité que nous aimons tant partager à Wattrelos. C’est une vraie joie de vous tous réunis, ou presque puisque pour différentes raisons, certains de nos amis n’ont pu se joindre à nous et je vous demande de les excuser.

Cette manifestation qui, vous connaissant bien toutes et tous, est placée sous le signe de la détente et de la bonne humeur, se déroule toutefois dans un climat assez particulier. La crise sanitaire liée à la COVID qui sévit depuis 6 mois dans notre pays a changé profondément nos comportements.

Elle a également modifié nos modes de vie. Les activités sportives, culturelles ou festives ont subi un coup d’arrêt qui, au-delà de nos concitoyens individuellement, a réduit voire anéanti l’action de bon nombre d’associations. Pourtant, dès que se fût possible, elles se sont remobilisées en tenant compte des contraintes sanitaires imposées par la maladie.

Je veux remercier les responsables associatifs qui sont présents ici ce soir et au-delà l’ensemble des bénévoles qui ont permis une reprise des activités. Cet engagement a été particulièrement fort à Wattrelos et je suis fière de partager une amitié sincère avec ces « gens bien ».

Je voudrais également saluer Dominique BAERT, maire de Wattrelos, qui a dû prendre une décision difficile quand on connaît son attachement à sa ville en annulant notre traditionnelle fête des Berlouffes. Cette décision imposée par le Préfet est d’autant plus difficile à comprendre que le week-end dernier s’est tenue la braderie des commerçants de Lille alors que le passage en zone rouge était déjà acquis pour le département du Nord. Comprenne qui pourra…

En cette rentrée, le virus circule toujours et il est dangereux pour nous mais aussi pour nos proches. Il est impératif de rester vigilant face à l’épidémie de COVID 19. C’est de l’engagement de chacun d’entre nous , notamment dans le strict respect des mesures barrières que dépend la santé de tous mais également la possibilité de reprendre un cours normal de nos vies.

Depuis la fin de la période de déconfinement, j’ai multiplié les aller-retours à l’Assemblée Nationale pour voter les mesures nombreuses proposées par le Président et le Gouvernement pour soutenir notre économie et les ménages les plus en difficultés. La vérité m’oblige à dire que nous n’étions pas très nombreux sur les bancs de l’Assemblée à cette période.

Le soutien aux entreprises a été et demeure sans précédent. Je veux vous rappeler les mesures essentielles adoptées :

  • Délais de paiement des charges sociales et/ou fiscales pour les entreprises
  • Remise d’impôts directs
  • Report du paiement des factures
  • Aide de 1500€ par la création d’un fond de solidarité
  • Rééchelonnement des crédits bancaires
  • Prêt de trésorerie garanti par l’Etat
  • Mise en place du chômage partiel pour plus de 9 Millions de salariés
  • Multiplication des interventions du médiateur des entreprises en cas de conflits
  • Plan de soutien aux entreprises exportatrices
  • Suppression des pénalités de retard pour les entreprises travaillant dans le cadre d’un marché public.
  • Fond de soutien et de solidarité pour les PME et les entreprises de taille moyenne

Cette longue liste n’est pas exhaustive mais elle montre le soutien sans faille du Gouvernement à notre économie et aux entreprises. Au total ce sont plus de 120 milliards qui seront consacrés au maintien et à la relance de notre économie.

Pour les ménages, le Gouvernement a également été très actif. Outre les mesures de chômage partiel, ils ont pu bénéficier de nombreuses aides et de la solidarité nationale. En voici quelques exemples :

  • Allongement de la période de trêve hivernale
  • Continuité éducative dans les établissements scolaires (il nous reste sur ce point à tirer les leçons de cette crise pour aller vers plus d’égalité entre les élèves notamment sur l’accès au numérique)
  • Prise en charge et hébergement des personnes les plus démunies
  • Lutte contre la précarité énergétique par l’attribution massive de chèques énergie
  • Aide exceptionnelle pour 550 000 jeunes précaires
  • Soutien financier pour les ménages les plus démunis
  • Aide financière pour les salariés pour payer leur loyer ou leur prêt bancaire
  • Forte augmentation de la prime de rentrée scolaire
  • Création d’un fond de soutien au monde associatif et de programmes spécifiques pour les jeunes (subventions exceptionnelles, plan été, plan automne…)
  • Aide financière via un fond dédié aux associations sportives et aux fédérations

Il convient d’ajouter à ces mesures les efforts matériels et financiers sans précédent réalisés pour la prise en charge des malades, pour l’hôpital public (même si le processus était déjà enclenché avant la crise de la COVID), la prise en charge à 100% des tests ou encore, et ce n’est pas anecdotique, les nombreuses campagnes de communication mises en place par le Gouvernement.

L’ensemble de ces mesures ont permis à la France et aux Français de traverser ces premiers mois de crise beaucoup mieux que bien des pays comparables au notre.

Nous savons que nous allons traverser une zone de fortes turbulences, notamment sur le plan économique) mais tout à été mis en œuvre pour préparer une relance rapide de notre économie.

Il y a 150 ans la République était proclamée. Le choix de sa devise, Liberté, Egalité, Fraternité est un symbole qui doit nous inspirer chaque jour.

La liberté dans notre République est un bloc. C’est la liberté de participer au choix de ses dirigeants et donc le droit de vote, mais qui est indissociable du respect du verdict des urnes, de la liberté collective du peuple.

C’est la liberté de conscience, et en particulier la laïcité, ce régime unique au monde qui garantit la liberté de croire ou de ne pas croire, mais qui n’est pas séparable d’une liberté d’expression.

L’égalité. Être Français, c’est reconnaître en chaque femme, en chaque homme une même dignité. Respecter la République, c’est aimer la justice. Abolition des privilèges et Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789, suffrage universel masculin et abolition de l’esclavage par SCHŒLCHER en 1848, droit de vote des femmes en 1944, abaissement de la majorité à 18 ans en 1974, abolition de la peine de mort en 1981.

La Président de la République et le Gouvernement l’ont annoncé, nous irons plus loin, plus fort dans les semaines à venir pour que la promesse républicaine soit tenue dans le concret des vies quotidiennes de chacun. Mais l’égalité, elle aussi, est un bloc, des devoirs et des droits. L’égalité devant la loi implique ainsi que les lois de la République sont toujours supérieures aux règles particulières.

C’est pourquoi il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un Dieu, parfois avec l’aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d’un groupe.

Au-delà de ces phénomènes, la question de la sécurité de nos concitoyens dans leur vie quotidienne, quel que soit leur âge est un vrai sujet de préoccupation. La première des inégalités c’est celle que l’on rencontre devant l’insécurité.

Il y a ceux qui ont les moyens matériels et financier de se protéger et ceux qui subissent. Parce qu’ils n’ont pas le choix. C’est pour cette raison que je soutiens de mon mieux l’action de la Police et que je souhaite une plus grande sévérité de la Justice envers ceux qui pourrissent notre vie quotidienne et accentuent la fracture sociale que nous combattons avec toute notre énergie, chacun à notre niveau.

Lorsque, dans mes permanences, mes collaborateurs ou moi-même, recevons des familles à bout de nerf qui n’en peuvent plus de se faire agresser, détrousser ; qui ne peuvent dormir la nuit à cause du bruit, qui ont peur de sortir de chez eux… peu d’entre eux viennent des beaux quartiers. Pour eux il faut que la force de la République réponde présente, de manière efficace et sans complaisance à travers sa Police et son système judicaire. C’est le sens de la loi sur les rodéos urbains que j’ai initiée.

J’entends déjà les cris d’orfraie des bienpensants qui voient dans ces propos une dérive droitière… Et bien je vous le dis, chers amis : je suis de gauche et non seulement je le revendique mais j’en suis fière !  Je dirais même que c’est la responsabilité de celles et ceux qui se réclame du progrès social pour tous de s’emparer sans tabou de ces questions.

La fraternité. Croire en les valeurs républicaines, c’est voir en son compatriote plus qu’un semblable, un défi. Notre nation a ceci de singulier qu’elle a développé un État providence, un modèle de protection sociale qui ne laisse personne au bord du chemin.

Or, ce système unique au monde ne tient que par les liens toujours fragiles qui unissent nos concitoyens, liens du respect et de la civilité qu’à tout moment, la violence et la haine peuvent briser.

C’est pour cela qu’en République, les policiers, les gendarmes, les magistrats, les maires, les élus de la République, plus largement, toutes celles et ceux qui luttent contre la violence, contre le racisme et l’antisémitisme jouent un rôle déterminant, et que, par symétrie, ceux qui s’en prennent à eux doivent être lourdement condamnés.

Force à la loi, jamais à l’arbitraire. Ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre, aux élus ne passeront pas.

Pour conclure, je dirais qu’appartenir à notre République ce n’est pas qu’une question d’identité française. C’est aussi une citoyenneté. Ce sont des droits qui vont avec. Ce sont aussi ses devoirs, c’est-à-dire l’adhésion à ses valeurs, à une histoire, à une langue, à une exigence qui tient la République debout, car elle dépend de chacune et chacun d’entre nous à chaque instant. C’est un combat chaque jour recommencé.

Alors, ensemble, formons cette France unie qui peut tout vaincre !

Je vous souhaite une bonne soirée.

Mes interventions de la semaine dernière

la semaine dernière, je suis intervenue à deux reprises dans le cadre du contrôle et d’évaluation des politiques publiques menées par le gouvernement

J’ai ainsi posé une question sur les règles de poursuites pendant les rodéos motorisés.

J’ai également interrogé le gouvernement sur comment la sincérité et le rétablissement des finances publiques depuis 2017 favorisent le soutien à l’économie dans la crise du Covid-19 ?

Tribune : Pour un Service Public de l’Insertion

Nous sommes une cinquantaine de députés à avoir cosignés cet appel en direction des personnes les plus vulnérables et les plus éloignées de l’emploi.

Le texte :

« La crise sanitaire que nous traversons actuellement a eu et aura malheureusement des effets néfastes sur notre économie et par conséquent sur l’emploi. Nous le savons, une autre crise s’annonce. Elle risque d’être d’une brutalité inouïe pire que celle de 2008, entraînant des licenciements mettant de nombreux Français dans une grande précarité. Aussi, il nous faut prêter une attention toute particulière aux publics vulnérables, et cela passe par un renforcement des dispositifs d’insertion et une mobilisation de l’ensemble des acteurs territoriaux.

L’outil protecteur dont nous avons besoin, nous le connaissons tous : il s’agit du Service public de l’insertion (SPI). En septembre 2019, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et la secrétaire d’Etat auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, Christelle Dubos, ont lancé une concertation nationale sur l’accompagnement des personnes les plus éloignées de l’emploi, en particulier les allocataires du RSA, pour lesquels c’est la double peine. Sous la houlette du Haut-commissaire aux compétences et à l’inclusion par l’emploi et du Délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté, cette concertation devait s’achever en avril dernier et proposer un dispositif universel visant à réformer et renforcer le système actuel de l’insertion.

En parallèle, et pour répondre au mieux aux besoins des territoires, 14 projets expérimentaux et pilotes avaient été sélectionnés et lancés en mars 2020. Des projets qui ne pourront être menés ni évalués dans de bonnes conditions compte-tenu du contexte actuel et des contraintes engendrées par les deux mois du confinement.

Pour autant, ce constat amer ne constitue en rien une fatalité et les travaux menés jusqu’alors ne sont pas perdus. Une réforme du Service public de l’insertion est essentielle, nous proposons de l’élaborer autour de trois grands objectifs tirés des premières conclusions de la concertation :

  • Le premier axe de cette réforme doit nous permettre de placer le demandeur d’emploi ou l’allocataire du RSA au cœur de son parcours. Pour ce faire, il nous faudra revoir l’offre d’accompagnement et de service afin de construire des parcours personnalisés vers l’emploi et l’autonomie, en étroite collaboration avec le monde économique.
  • Le deuxième axe concerne sans aucun doute la future gouvernance du SPI : nous sommes convaincus qu’il nous faudra nous appuyer sur les conclusions issues des ‘ateliers du service public de l’insertion’ qui ont pu être organisés dans de nombreux territoires et à l’occasion desquels les centres communaux d’action sociale, les caisses d’allocations familiales, les élus locaux ou encore les associations ont pu échanger et se concerter.

A l’instar des conventions Etat-Département du plan pauvreté, nous pensons que l’organisation du futur SPI devra reposer sur un système de contractualisation similaire. Pour autant, nous sommes également favorables à inclure dans la gouvernance du SPI d’autres acteurs et professionnels intervenant dans le champ de l’insertion. En effet, nous pensons qu’une gouvernance plurielle permettra une meilleure répartition des rôles et donc un meilleur accompagnement à l’insertion.

Notre pays regorge de structures qui œuvrent au quotidien en faveur de l’insertion et auxquelles nous ne pensons pas forcément (régies de quartier ou encore des structures de plus grande ampleur comme les Restos du Cœur qui développent depuis plusieurs années des activités d’insertion).

  • Enfin, le troisième axe de cette réforme que nous voudrions porter est celui du financement. Dans le cadre des conventions de lutte contre la pauvreté et d’accès à l’emploi signées avec les départements depuis l’an dernier, les budgets dédiés aux politiques d’insertion ont augmenté. Le gouvernement a également débloqué 5 millions d’euros destinés à être ventilés sur les 14 projets territoriaux visant à expérimenter le SPI.

Face à ces enjeux, nous pensons qu’il est urgent de lancer la réforme du Service public de l’insertion, un vaste chantier que nous sommes prêts à porter et à défendre et qui, nous l’espérons, sera un préalable au revenu universel d’activité. »

Au coté des Camaïeu

Ce matin, j’étais au coté des salariés de Camaïeu qui est dans une situation difficile. Comme je l’ai dit récemment, si le risque est grand pour ce groupe, qui a une place particulière pour moi puisque j’y ai travaillé pour financer mes études, l’avenir économique pour les prochains mois pour l’ensemble du versant Nord Est peut s’avérer préoccupant .

En ces temps mouvants et incertains, il est indispensable que nous soyons unis et rassemblés pour les affronter.

Dans ce sens, cet après midi, j’interpellerai le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, lors de la séance des questions au Gouvernement sur la situation particulière de Camaïeu.

Soutien aux Camaïeu