Archives de catégorie : Hémicycle

Justin Trudeau devant l’Assemblée

Cet après-midi, visite historique de Justin Trudeau, Premier Ministre canadien, premier chef d’état canadien à s’exprimer dans l’hémicycle face à la représentation nationale.

Le premier Ministre a débuté son discours en partageant son émotion en évoquant son aïeul, Étienne Trudeau, fils de charpentier arrivé au Canada depuis La Rochelle.

Dans son discours, Justin Trudeau, a abordé l’économie, le climat, l’égalité des sexes, les relations diplomatiques et les accords de libres échanges et la francophonie.

« Confrontées aux grands défis de notre époque, les démocraties libérales portent la responsabilité d’articuler une vision claire et convaincante de l’avenir auquel elles aspirent – du monde qu’elles espèrent bâtir. Il s’agit là du mandat que nous ont confié nos concitoyens. »

C’est ainsi qu’il a exposé sa vision du monde.
« Nous nous déclarons ainsi pour le commerce progressiste, pour la diversité, pour l’immigration, pour la protection de l’environnement, pour l’égalité des sexes, pour la règle de droit, pour la démocratie, pour l’égalité, pour la liberté. Comme l’avaient fait valoir les Lumières, face à l’ignorance, prônons la raison. Face à l’obscurité, choisissons la science, les débats et le progrès. »

Le premier ministre s’est longuement exprimé sur l’égalité et à démontré comment cette inégalité est un obstacle à la prospérité. Ainsi il a annoncé le « thème horizontal « du G7 de juin.
Au sujet de l’environnement, c’est la convergence de la vision commune de la France et du Canada qui a été développé: «deux pays […] unis dans leur ambition de lutter contre les changements climatiques tout en faisant croître leurs économies de façon durable ».

Enfin, le chef du gouvernement canadien a fait une très belle éloge de la langue française, tout son discours a d’ailleurs était en français : « Si la langue française est toujours si vivante en Amérique du 17

Nord, quatre siècles après la naissance d’un berceau français sur le continent, c’est que le Canada, et notamment le Québec, s’est profondément engagé à la garder vivante. La France comme le Canada se doivent aujourd’hui de faire de cette langue un outil de modernité, de travail, de prospérité », a-t-il noté, avant de citer l’écrivaine acadienne Antonine Maillet, première lauréate canadienne du prix Goncourt: « Un arbre est plus qu’un arbre : il est tronc, racine, sève, feuilles, fruits, vent dans les branches, nids d’où s’échappent les oiseaux du ciel. C’est la plus belle image que m’inspire la francophonie. »