Archives de catégorie : Emploi

Roubaix «Cité éducative», les quartiers Parks, Franck, Sévigné, Lebas, Van Den Meersch et Monod retenus !

« L’éducation est le premier terrain de cette bataille pour la mobilité géographique et sociale (…). Nous mettrons en place des grands projets éducatifs s’adressant à tous les niveaux scolaires de la maternelle à la terminale pour lutter contre le décrochage scolaire. Nous fédèrerons autour de ces projets les institutions, les acteurs culturels et sportifs et les familles et nous les doterons de moyens renforcés ».

Emmanuel Macron, Président de la République, 14 novembre 2017

Le Président de la République avait annoncé la couleur lors de sa venue à Roubaix en novembre 2017.

Après le temps des mots vient le temps des actes.

PARKS, FRANCK, SEVIGNE, LEBAS, VAN DEN MEERSCH ET MONOD ont été retenus pour être labellisés « cités éducatives ». Avec 6 quartiers, Roubaix est la ville comptant le plus de sites éligibles au label.

Depuis mon élection, et comme je m’y suis engagé dans mon programme de campagne, je travaille à lutter contre les inégalités scolaires, sociales et d’accès à l’emploi.

J’avais travaillé (dans le cadre du groupe « éducation » ayant travaillé pour le rapport « Borloo » sur les quartiers prioritaires) sur la nécessité de mieux coordonner les ressources éducatives des établissements scolaires et des villes, pour qu’elles soient plus efficacement mobilisées durant, avant et après le temps scolaire. Je suis fière que cet engagement paye et que le Ministère de l’Éducation nationale et le Ministère chargé de la Ville aient pris conscience qu’il est prioritaire de casser la reproduction des inégalités et de la pauvreté dans nos quartiers.

Je souhaite que la ville de Roubaix porte désormais un projet ambitieux et coordonné, susceptible de démontrer la détermination de ses habitants à faire de l’éducation une grande priorité.

Source : Ministère de l’Éducation nationale, Ministère de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, Ministère chargé de la Ville et du Logement.

« Cité éducative », qu’est-ce que c’est ?

2 ambitions

  • Fédérer l’énergie de tous les acteurs éducatifs de l’éducation scolaire et périscolaire (services de l’Etat, collectivités, associations, habitants) dans les territoires qui en ont le plus besoin : les quartiers prioritaires de la politique de la ville
  • Prévenir les situations de rupture, de la petite enfance jusqu’à l’insertion professionnelle, en intensifiant et en coordonnant mieux les prises en charges éducatives des enfants à partir de 3 ans et des jeunes jusqu’à 25 ans, avant, pendant, autour et après le cadre scolaire.

Il ne s’agit donc pas d’un énième dispositif supplémentaire, mais bien de faire en sorte que tous les dispositifs déjà créés soient étroitement coordonnés, pour être plus efficaces.

Source : idem

3 objectifs

  • Conforter le rôle de l’école, en renforçant le suivi personnalisé des élèves, notamment en matière d’accompagnement à l’orientation
  • Promouvoir la continuité éducative, en facilitant l’implication des parents et les conditions d’exercice de la parentalité, en renforçant la lutte contre le décrochage scolaire, et en renforçant la présence d’adultes là où les services publics sont en retrait
  • Casser la reproduction sociale pour lutter contre les « inégalités de destin », en facilitant l’accès aux transports et aux ressources culturelles, scientifiques et sportives de l’agglomération, en favorisant la maîtrise de la langue dès le plus jeune âge, et en soutenant davantage encore l’insertion des jeunes dans le monde du travail, y compris ceux sortis sans qualifications.

100 M€ de 2020 à 2022 pour les 80 territoires labellisés

Les cités éducatives reposent sur le principe du co-financement et d’engagements conjoints de l’Etat et du territoire (« effet levier »). Cette enveloppe, déléguée aux préfets, sera répartie entre les territoires retenus. Elle pourra être dépensée au bénéfice de mesures existantes innovantes ainsi que d’actions nouvelles, tout en étant éventuellement abondée par le Commissariat Général à l’Égalité des Territoires (CGET) pour les enfants scolarisés en maternelle et primaire.

Ces divers fonds seront, par exemple, destinés à :
renforcer les programmes de réussite éducative (PRE), notamment en direction des 3-6 ans permettant d’intervenir sur le volet santé et social ;
améliorer l’encadrement des enfants en maternelle et favoriser l’intégration du système d’accueil de la petite enfance (recrutement d’ATSEM en toute petite section (TPS), montée en qualification par la formation au diplôme d’éducateur jeunes enfants ou au concours interne d’animateur territorial) ;
impliquer les parents et les habitants dans la vie de la cité éducative, notamment à travers les conseils citoyens ou, pour les parents-relais, des formations pluri-partenaires ;
conforter l’encadrement éducatif : pôle « maths et sciences à l’école » mutualisé écoles-collèges, coordonnateur éducation artistique et culturelle, par exemple.

« Cité éducative », qu’est-ce que ça change pour les quartiers et établissements scolaires concernés ?

Pour un collège, dans chaque territoire « cité éducative », un « fonds de la cité éducative » de 30 000€ sera alimenté à parité par le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et le ministère chargé de la Ville et du Logement, abondera le Fonds social du collège tête de Cité et sera mis à disposition du Principal de collège désigné comme « chef de file ».

Par ailleurs, le principal de collège bénéficiera d’un appui dédié à ces nouvelles missions et un chef de projet opérationnel, choisi sur profil dans les équipes locales et co-mandaté par l’Etat et la collectivité, sera à la disposition de tous les acteurs.

Un « comité local de pilotage de la cité éducative » associera autour de l’Etat (Préfecture, DSDEN, ARS,…) et de la commune les principaux acteurs institutionnels concernés (CAF, département, agglomération, région,.), et en tant que de besoin les autres acteurs permanents de la cité éducative (ex : représentants des associations de parents, des autres associations et du conseil citoyen, et des jeunes eux-mêmes). Il sera chargé du suivi opérationnel de l’expérimentation et de son évaluation.

Pour lutter contre la pauvreté : casser la reproduction de la pauvreté, sortir de la pauvreté par le travail, créer un revenu universel d’activité

La ministre des solidarités et de la santé et la secrétaire d’État auprès de la ministre des solidarités et de la santé ont présenté, mercredi 20 mars, une communication portant sur la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention et de la lutte contre la pauvreté.

La stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté répond à deux impératifs du Gouvernement :

  • rompre avec la reproduction de la pauvreté en mettant l’accent sur la prévention auprès des enfants et des jeunes,
  • permettre la sortie de la pauvreté en donnant la possibilité à chacun de retrouver du travail,
  • transformer notre modèle social au bénéfice des plus vulnérables

I. Casser la reproduction de la pauvreté

1. Soutien aux familles : crèches et points budgets supplémentaires

30 000 places de crèches supplémentaires seront créées d’ici 2022.Depuis le 1er janvier 2019, la tarification des crèches est réformée pour inciter les collectivités et les gestionnaires à davantage de mixité sociale, et un tiers payant sera mis en place d’ici la fin du premier semestre pour que les familles en difficulté financière n’aient plus à avancer les frais de garde lorsqu’ils ont recours à un assistant maternel.

Le contenu de la formation des 600 000 professionnels de la petite enfance est en cours de refonte pour renforcer la qualité de l’accueil en mettant l’accent, dès le plus jeune âge, sur l’apprentissage de la langue française.

La création de 170 nouveaux centres sociaux dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville est programmée, pour proposer des actions de soutien aux familles. 150 points conseils budgets seront labellisés dès 2019 pour aider les familles rencontrant des difficultés financières et prévenir le surendettement.

2. A l’école : petits-déjeuners et cantine à prix réduits

Pour que plus aucun enfant n’arrive à l’école sans avoir mangé le matin, 40 000 enfants scolarisés dans 400 écoles ont d’ores et déjà accès à des petits déjeuners à l’école. À la rentrée de septembre 2019, plus de 100 000 enfants pourront en bénéficier.

A partir du 1er avril 2019, un fonds de soutien de l’État permettra à 3 400 communes et 500 intercommunalités de mettre en place une tarification sociale pour les repas servis aux enfants de familles pauvres.

3. SDF : prévenir la mendicité des enfants

Enfin, 50 équipes de maraudes mixtes, associant des professionnels de l’insertion et de la protection de l’enfance, seront déployées dans 16 départements et métropoles en 2019 pour aller vers les familles à la rue et prévenir la mendicité des enfants.

II. Sortir de la pauvreté en retrouvant du travail

1. Des jeunes mieux accompagnés

L’obligation de formation jusqu’à 18 ans a été adoptée par l’Assemblée Nationale, il y a quelques semaines, lors de l’examen du projet de loi pour une école de la confiance (article 3 bis). Elle entrera en vigueur en septembre 2020, pour que des solutions de formation soient trouvées pour les 60 000 jeunes mineurs ni en emploi, ni en formation, ni en études dans notre pays.

Dès 2019, 100 000 nouveaux jeunes pourront entrer en « garantie jeunes » et 50 000 jeunes pourront également être mieux aidés par les missions locales dans le cadre de leur parcours d’accompagnement.

Pour les jeunes particulièrement vulnérables que sont les sortants de l’aide sociale à l’enfance, un nouveau cadre contractuel a été mis en place le 14 février 2019 entre l’État et les départements, auquel sont adossés des crédits de la stratégie pauvreté. L’objectif est de permettre à tous les jeunes accueillis à l’aide sociale à l’enfance nés à partir de 2001 d’être accompagnés par les départements à l’atteinte de leurs 18 ans.

2. Extension des dispositifs d’insertion existants

Nouvelle forme d’accompagnement social et professionnel renforcé créée par la stratégie pauvreté, la « garantie d’activité » –
combinant accompagnement social renforcé et insertion dans l’emploi, suivi assuré par Pôle emploi – se déploie dans les territoires. 40 000 personnes y auront accès en 2019, et 300 000 en 2022.

Dès 2019, 10 000 salariés supplémentaires pourront être accueillis par les entreprises et associations du secteur de l’insertion par l’activité économique.

Pour déployer les mesures relevant des compétences des conseils départementaux, le Gouvernement propose aux collectivités volontaires de s’engager dans une démarche de contractualisation financière inédite avec l’État, conditionnée à des objectifs ambitieux. Le fonds de contractualisation d’un montant de 135 M€ en 2019 sera porté à au moins 210 M€ en 2022. L’ensemble des départements volontaires pourront contractualiser avant la fin de l’année 2019.

III. Transformer notre modèle social au bénéfice des plus vulnérables

1. Revenu universel d’activité

Le revenu universel d’activité doit permettre de rénover en profondeur le système des prestations monétaires versées aux ménages modestes, à travers la création d’une prestation unique sous conditions de ressources fusionnant le plus grand nombre possible d’allocations existantes, par une loi qui sera votée en 2020. Cette réforme fera l’objet d’une concertation institutionnelle et citoyenne très large, avec toutes les parties prenantes concernées, à partir de la fin du mois d’avril 2019.

2. Automatisation du renouvellement de la CMU-C

Au 1er avril 2019, tous les bénéficiaires du revenu de solidarité active verront leur CMU-C renouvelée automatiquement. Ce sont plus d’un million de foyers pauvres et modestes qui pourront bénéficier d’une complémentaire santé de qualité grâce à la création de la CMU-C « contributive ». Cette mesure permettra à chacun de bénéficier d’une protection continue de sa santé

3. Création d’un service public de l’insertion

Parce que les prestations ne doivent pas pouvoir être dissociées de l’accompagnement, cette réforme a pour corollaire nécessaire un renforcement massif de l’accompagnement des bénéficiaires de minima sociaux à travers la création d’un service public de l’insertion qui devra proposer à tous ceux, qui en ont besoin et sur tout le territoire, la même qualité d’accompagnement individualisé vers le retour à l’emploi. Une concertation avec les acteurs concernés se lancera au printemps, afin que des mesures concrètes puissent également trouver une traduction législative en 2020.

Place de l’emploi public

A l’occasion de son déplacement à Nantes du 22 février 2019, M. Olivier Dussopt, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Action et des Comptes publics, a présenté devant les agents des trois versants de la fonction publique, la plateforme « Place de l’emploi public » (www.place-emploi- public.gouv.fr).

« La mobilité fait partie des projets que tout agent a au cours de sa carrière. A regrets, nous avons constaté que cette mobilité professionnelle est encore bien trop limitée, d’un ministère à l’autre, mais aussi d’une fonction publique à l’autre. Au moment où la fonction publique se transforme, nous souhaitons envoyer un message fort aux agents publics et aux candidats à un emploi ou une mobilité au sein de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements de santé. Avec Place de l’emploi public, nous voulons encourager et faciliter la mobilité professionnelle qui est toujours un atout dans une carrière. Nous voulons également créer de nouvelles passerelles au sein des bassins d’emplois que les agents comme les employeurs publics, n’auront pas de difficultés à emprunter» a indiqué le Secrétaire d’Etat.

Le nouveau site internet rassemble les offres d’emploi de la fonction publique d’Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonctiyon publique hospitalière.

Grâce aux nouvelles fonctionnalités proposées, plus de 5 000 offres d’emploi sont déjà accessibles aux agents publics et, plus largement à toute personne candidate à un emploi ou une mobilité dans la fonction publique.

Le lancement de Place de l’emploi public s’inscrit dans le cadre de l’obligation de publicité, pour tous les employeurs publics, des créations et vacances d’emplois, prévue par le décret n°2018-1351 du 28 décembre 2018.

Fruit d’une coopération réussie entre la fonction publique d’Etat, la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière, le site internet garantit la transparence sur les offres d’emplois publics, et favorise les mobilités professionnelles au sein des bassins d’emplois, dans l’intérêt des agents publics, des candidats à la fonction publique et des employeurs de l’Etat, territoriaux et hospitaliers.

Signature du Pacte régional pour l’investissement dans les compétences

Vendredi 8 février, sur le site d’Euratechnologies à Lille, la Ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est venue signer le Pacte Régional du Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC) en Hauts-de-France.

Signature de la déclinaison régionale du Plan d’Investissement dans les Compétences

Après la mise en œuvre des emplois francs, destinés à favoriser l’insertion et la stabilité dans l’emploi des personnes résidant en quartier prioritaire de la politique de la ville, le PIC constitue un dispositif supplémentaire en faveur des plus éloignés de l’emploi que je soutiens pleinement.

Échanges avec des demandeurs d’emploi

Le PIC, qu’est-ce que c’est ?

Le Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC) constitue un effort sans précédent pour la formation des plus éloignés de l’emploi. 15 Md€ sont mobilisés pendant 5 ans pour réaliser une triple ambition :

Former 1 million de demandeurs d’emploi et 1 million de jeunes ;
– Répondre aux besoins des entreprises en formant des personnes sur les métiers en tension ;
Accompagner la formation des demandeurs d’emploi sur de nouvelles compétences, notamment liée à la transition écologique et à la transition numérique.

L’objectif est donc de permettre aux personnes privées d’emploi de retrouver le chemin de la qualification en partant de leurs acquis, en visant des parcours de formation débouchant sur des emplois stables et rémunérateurs, répondant aux besoins des entreprises, à partir de diagnostics renouvelés des besoins d’embauches.

Près de la moitié du budget des PIC (7,1 Md€) sera affecté aux régions, pour des actions de formation, via les « pactes régionaux d’investissement dans les compétences ». Vendredi dernier, la Ministre du Travail est donc venue signer le Pacte régional d’investissement dans les compétences 2019-2022 des Hauts-de-France.

Le Pacte régional d’investissement dans les compétences 2019-2022 des Hauts-de-France

Plus de 320 000 jeunes ou demandeurs d’emploi dont le niveau de qualification est inférieur au bac seront ciblés par la déclinaison du PIC dans les Hauts-de-France.

Déjà en 2018, l’État avait signé une convention d’amorçage avec la Région, dotée de 76,5 M€, pour financer près de 17 000 entrées en formation supplémentaires par rapport à 2017, et ainsi dépasser le cap des 70 000 formations réalisées dans les Hauts-de-France, grâce à l’étroite coopération entre tous les acteurs publics (Etat, Région, Pôle emploi, organismes du service public de l’emploi).

Désormais, avec la mise en place du PIC, l’État et la Région vont passer à la vitesse supérieure : 1,54 Md€ seront mobilisés entre 2019 et 2022 pour permettre l’entrée en formation de 22 000 personnes supplémentaires chaque année, par rapport au nombre d’entrées en formation constatées en 2017. Cette enveloppe sera financée équitablement par la Région (pour 198,8 M€/an pendant 4 ans) et l’État (186,3 M€/an en moyenne sur 4 ans).

Engagements financiers de l’Etat et de la Région sur la période 2019-2022 dans le cadre du Pacte régional d’investissement dans les compétences en Hauts-de-France

Les Pactes régionaux d’investissement dans les compétences permettront ainsi : ­
– de mieux orienter les programmes de formation et les demandeurs d’emploi par une analyse en temps réel des besoins en compétences des entreprises ;
-­ de financer des formations qualifiantes personnalisées, dans de nouvelles approches pédagogiques, vers les métiers qui recrutent ;
-­ de garantir l’accès des publics les plus fragiles aux parcours qualifiants, par la consolidation des compétences clés et des immersions en entreprise ;
-­ de s’engager dans la modernisation des contenus et des modes de mise en œuvre de la formation et de l’accompagnement pendant les formations ;
– de mesurer l’impact et de comparer l’efficacité des programmes mis en œuvre avant de les généraliser.

Pour plus d’informations sur le contenu du Pacte régional, retrouvez ci-après la documentation du Ministère du Travail :

Appels à candidatures

Enfin, le PIC comporte également un volet national qui s’appuie sur des appels à projets pluriannuels. Si vous souhaitez vous informer et candidater, vous trouverez tous les détails à cet effet sur le site du Ministère du Travail en cliquant ici.

HappyChic : les faits rien que les faits…

Le 2  juillet 2018… sans attendre Monsieur Zilma

Je n’ai pas pour habitude de répondre aux basses attaques notamment quand elles viennent de mes adversaires politiques. Mais le message sur un réseau social bien connu de l’un d’entre eux m’a outrée. Monsieur Zilma, puisqu’il s’est rendu une fois et c’est tout à son honneur aux côtés des salariés d’Happychic se prétend le défenseur en chef des salariés de ce groupe. Pire, il m’accuse de ne pas me soucier d’eux.

Je n’ai pas plus pour habitude de me mettre en avant, de communiquer avec la presse à chaque fois que je bouge le petit doigt. Mon envie et ma responsabilité en tant que Députée c’est de faire du travail à l’Assemblée Nationale utile pour les habitants de ma circonscription (comme ma loi sur les rodéos urbains par exemple), de mettre la pression sur les Ministres pour obtenir les Emplois francs ou la police de proximité, autre exemple.

C’est aussi d’être présente utilement aux côtés de nos concitoyens, personnellement mais aussi grâce à mes collaborateurs quand je dois être à l’Assemblée Nationale. Ce sont les dizaines de dossiers locaux qui ont connus une issue positive grâce à mes interventions.
C’est encore, comme je m’y étais engagée une vision ambitieuse en termes d’emploi et d’accompagnement de celles et ceux qui sont les plus en difficultés dans notre circonscription. Mon action c’est aussi la préservation des entreprises et donc des emplois.

C’est pour cette raison que je suis allée soutenir les employés du Carrefour de Wattrelos au printemps et que je suis venue à la rencontre des salariés et des représentants des syndicats de la société Happychic dès le 2 juillet dernier en leur apportant tout mon soutien politique et matériel. Et je me sentais d’ailleurs bien seule à ce moment…

Dans la foulée, j’ai convoqué les dirigeants de cette entreprise pour leur dire que je serai particulièrement vigilante sur la progression de ce dossier et je suis encore aujourd’hui régulièrement en contact avec eux pour tenter d’obtenir des résultats favorables aux employés d’Happychic.

Je me suis enfin rendu au siège de l’entreprise le 29 septembre dernier pour discuter avec les trois grévistes de la faim et entendre leurs revendications.

J’ai été élevée dans une famille modeste. Mes parents étaient tous les deux ouvriers et à l’époque où certains Cassandre d’aujourd’hui étaient scolarisés dans l’école privée payée par leurs parents, moi je travaillais pour le futur groupe Happy chic de l’époque en manutention pour financer mes études. Je suis fière de mes origines et du parcours que j’ai pu réaliser grâce à l’école de la République et aux efforts que j’ai réalisés pour y parvenir.

Je n’accepte pas que l’on me donne aujourd’hui des leçons d’«ouvriérisme » surtout quand elles viennent de personnes qui agitent beaucoup d’air, qui sont « jusqu’auboutistes » dans toutes les situations mais qui au final ne font rien de concret pour les personnes auprès desquelles elles s’engagent (j’ai pu le vérifier à l’Assemblée Nationale) et surtout n’obtiennent jamais aucun résultat tangible.

Il est des moments, mais les élus de la France Insoumise sont incapables de le comprendre, où il est préférable d’agir en responsabilité dans la mesure et même parfois la discrétion pour obtenir des avancées positives.

Je leur laisse donc la responsabilité de leurs actions contreproductives, de leurs propos outranciers et de leur démagogie et je continue pour ma part mon travail quotidien tant à Paris que dans notre circonscription pour améliorer la vie de mes concitoyens.

Oui je ne suis pas du même monde qu’eux parce que mon espérance de vie politique est liée à ma capacité à améliorer le quotidien de mes concitoyens, certains ne surfant que sur les peurs et la difficulté des gens ont au contraire bien intérêt à ce que rien ne change.

En 2008, Dominique Baert m’a confiée l’action sociale et le meilleur conseil (c’était même une injonction) que l’on puisse donner à une jeune conseillère municipale : on ne fait pas sa pub sur le malheur et les difficultés des gens.