Archives de catégorie : Education

Les colos apprenantes

Le confinement a mis à rude épreuve notre système éducatif. Grace à l’engagement des enseignants, des parents mais surtout des enfants, une continuité pédagogique a pu être maintenue. Il demeure que rien ne remplacera jamais l’enseignement en présentiel. C’est pourquoi le dispositif des « Colos apprenantes » est mis en place par le gouvernement pour la saison estivale, du 4 juillet au 31 août 2020.

Le principe est d’allier objectifs pédagogiques et activités ludiques tout en respectant les consignes sanitaires. Ces colonies ont pour but de favoriser le renforcement de l’apprentissage des élèves perturbé par le confinement afin d’aborder sereinement la rentrée de septembre.

Elles offrent également des activités de loisirs, culturelles et sportives pour permettre aux jeunes de pouvoir profiter de leurs vacances. Les « Colos apprenantes » sont organisées par les diverses structures de colonies de vacances qui bénéficient d’un label spécifique pour les séjours respectant le cahier des charges du gouvernement. Ces séjours sont pris en charge à hauteur de 80% par l’Etat (plafonné à 400 euros par semaine). Quant aux collectivités partenaires du dispositif, elles participent à hauteur de 20% (environ 100 euros par semaine). Les colonies sont destinées à 250 000 enfants et jeunes, de 3 à 17 ans, dont 200 000 issus des quartiers prioritaires. Ils sont également ouverts à toutes les familles qui bénéficient d’aides de droits communs comme les bons CAF, les aides de la collectivité etc.

Les « Colos apprenantes » s’inscrivent dans le cadre plus général de l’opération « Vacances apprenantes », avec des dispositifs comme l’école ouverte, le recrutement d’animateurs ou la distribution de chèques vacances. Cette grande opération a pour but de permettre à un million de jeunes de rattraper le retard pris pendant l’année scolaire en raison du Covid-19 et du confinement.

Il est possible d’inscrire son enfant en se rendant sur le site du gouvernement ci-dessous afin de choisir sa « Colo apprenante ». Il est également possible de s’adresser aux collectivités partenaires qui se chargeront de réaliser l’inscription.

Pour plus d’informations : https://www.education.gouv.fr/les-colos-apprenantes-304008

L’enseignement scolaire, 1er budget de la Nation !

Le candidat Emmanuel Macron, durant sa campagne, avait fait de l’enseignement scolaire la priorité de son mandat. Dès sa prise de fonction, le nouveau Président de la République avait demandé à son gouvernement de dédoubler les classes de CP et de CE1.

Cette volonté est le le résultat d’une conviction, celui que la première des inégalités réside dans l’accès à l’éducation, dans l’accès à la culture.

Aussi, je suis particulièrement fière de notre action dans ce domaine, avec le budget de l’enseignement qui redevient le premier budget de la Nation. On ne peut considérer cette réalité comme un simple effet d’annonce mais bel et bien d’une chance supplémentaire pour nos enfants et plus particulièrement pour ceux qui vivent dans les quartiers prioritaires.

J’ai eu l’occasion de le rappeler lors de la séance publique de l’Assemblée Nationale, ce jeudi 26 février 2020.

Réforme des retraites : halte aux fake-news !!

Depuis le début du débat sur la réforme des retraites à l’Assemblée Nationale, j’entends beaucoup de mensonges véhiculés par toutes les oppositions. En qualité de rapporteure spéciale des crédits de l’Enseignement, je veux redire la réalité de cette réforme pour l’ensemble du corps enseignant.

➖ La dernière revalorisation des salaires des enseignants remonte à 1989. Cette réforme constitue une occasion historique de mettre fin à une logique absurde où la retraite doit compenser une vie active de bas salaires. Pour la première fois en 30 ans, les rémunérations des enseignants vont être revalorisées pour faire du professeur français l’un des mieux payés en Europe, à la mesure de son engagement quotidien pour nos enfants.

 ❌ Non, les pensions des enseignants ne baisseront pas ! Preuve de notre engagement, nous avons tenu à l’inscrire dans le marbre de la loi

➖ Ce gouvernement a fait le choix fort de réinvestir massivement dans l’éducation nationale. D’abord à travers le dédoublement des classes de CP en réseau d’éducation prioritaire renforcée et maintenant par une augmentation très significative des rémunérations des enseignants dans les prochaines années.

➖ Depuis janvier, nous avons engagé des discussions avec les syndicats enseignants, qui déboucheront, d’ici la fin juin, sur une loi de programmation de revalorisation salariale, dans le cadre de la réforme des retraites.

Notre priorité est au dialogue et à l’écoute : il s’agit de grands choix à faire en responsabilité car les moyens investis sont importants. C’est pourquoi, parallèlement au dialogue social quotidien engagé avec les syndicats depuis janvier, le gouvernement lancera en mars une grande consultation destinée aux 850.000 enseignants.

Les revalorisations salariales vont concerner toutes les générations : les enseignants nés avant 1975 mais également ceux nés après cette date.

➖ Les professeurs en début de carrière gagneront ainsi 100 euros nets mensuels en plus dès 2021. Augmenter les débuts de carrière est un objectif essentiel pour l’attractivité du métier d’enseignant, mais aussi les milieux de carrière parce que c’est là que les plus grands rattrapages sont à faire.

➖  500 millions d’euros seront ainsi consacrer à cette revalorisation dès 2021, ce qui ouvrira des marges supplémentaires pour mettre en œuvre une stratégie d’augmentation des salaires des professeurs sur plusieurs années.

L’éducation nationale est engagée dans une évolution majeure, et il s’agit de lui donner les moyens de la réussir.

Présentation des crédits pour l’Enseignement scolaire en 2020 : un budget en hausse de 1,2 Md€ !

Rapporteure spéciale de la commission des finances pour les crédits de la mission « Enseignement scolaire », dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2020, j’ai présenté le budget consacré à l’Éducation nationale et à l’Enseignement technique agricole pour 2020, puis donné mon avis, parfois favorable, parfois défavorable, aux amendements qui avaient été déposés sur cette mission.

Retrouvez ici mon intervention en commission des finances, le 22 octobre 2019 :

Notre majorité a souhaité faire de l’éducation la première de ses priorités. Cette année encore, le budget de l’État reflète ce choix. Premier budget de la Nation avec 74 milliards d’euros, l’enseignement scolaire voit, cette année encore, ses crédits augmenter, de 1,8% de plus qu’en loi de finances pour 2019, soit 1,2 milliards d’euros supplémentaires.

Ces chiffres suffisent, s’il le fallait, à faire taire la critique, souvent répétée, que la priorité donnée à l’école ne serait qu’un affichage politique. Notre objectif, depuis le début de la législature, est de remettre notre système scolaire sur les rails, pour qu’il cesse d’être un facteur de creusement des inégalités. Ce budget est le reflet de notre ambition.

Tout d’abord, la priorité donnée au premier degré se traduit budgétairement par un effort supplémentaire de 500 millions d’euros et la création de plus de 500 ETP dans l’enseignement public et privé. Cet accroissement des moyens permettra :

  • de financer l’accueil de 25 000 élèves supplémentaires, avec l’abaissement de l’âge de la scolarité obligatoire à 3 ans ;
  • d’étendre aux grandes sections le dédoublement des classes en éducation prioritaire. 300 000 élèves de CP et de CE1 en bénéficient déjà aujourd’hui. D’ici 2022, 450 000 élèves en bénéficieront. Et parce qu’une politique publique correctement évaluée et qui fonctionne doit être amplifiée, les effectifs seront progressivement limités, hors éducation prioritaire, à 24 élèves, dans les classes de grande section, CP et CE1.

La priorité donnée au premier degré ne se fait pas que dans les métropoles et les villes, comme certains voudraient le faire croire. Alors que le nombre d’élèves dans les territoires ruraux diminuent, aucune école rurale ne sera fermée, sauf accord du maire.

Si la priorité est donnée au premier degré, le second degré fait aussi l’objet d’efforts budgétaires continus.

  • L’accompagnement des élèves est accentué au collège avec la montée en puissance du dispositif devoirs faits pour un coût de 167 millions d’euros en 2020.
  • Au lycée, grâce à la réforme du baccalauréat, la rentrée des premières a été un succès avec plus de la moitié des élèves ayant innové dans la combinaison des matières choisies. L’orientation des élèves fait l’objet d’une attention redoublée puisque 54 heures obligatoires lui sont désormais consacrées.

Par ailleurs, le budget 2020 pour la mission prévoit un renforcement très significatif des moyens en faveur d’une école inclusive. Car chaque élève, quelles que soient ses différences, a toute sa place dans l’école de la République.

  • Dans tous les départements des services départements de l’inclusion scolaire ont été créés. Ils vont permettre le déploiement de 3 000 PIAL d’ici 2020. Un véritable service public de l’école inclusive va ainsi émerger.
  • Le plan de transformation des contrats aidés en AESH sera finalisé avant l’heure et 4 000 personnes seront recrutées pour la rentrée 2020.

Le budget pour 2020 poursuivra également la revalorisation du métier d’enseignant :

  • L’augmentation des rémunérations au titre du PPCR s’élève à 300 millions d’euros ;
  • Après une revalorisation de 1000 euros nets à la rentrée 2018, les personnels exerçant en REP+ bénéficieront d’une nouvelle mesure de revalorisation de 1 000€ en 2019 et d’une dernière, en 2020.

Enfin, la rigidité qui a souvent été associée au ministère de l’Éducation nationale n’est plus de mise. C’est ce que j’ai pu observer lors de mes déplacements auprès de tous les opérateurs de la mission :

  • Leur gestion est rigoureuse et les processus de contractualisation avec le ministère sont avancés ;
  • Ils ont tous lancé une démarche de transformation et de modernisation exemplaire. Ainsi, le CNED développe des outils pédagogiques innovants de très grande qualité ;
  • Ils contribuent à l’effort de rationalisation des dépenses du ministère. Le réseau Canopé, par exemple, effectuera une restructuration d’ampleur.

Ce dynamisme se retrouve enfin dans l’enseignement technique agricole :

  • Les taux de réussite aux examens et les taux d’insertion professionnelle de cette filière sont excellents. Je réitère donc le vœu, fait ici l’été dernier, qu’une politique plus volontaire, de valorisation et de promotion de l’enseignement technique agricole, soit faite dans les zones urbanisées, notamment auprès des jeunes des quartiers qui n’en connaissent parfois même pas l’existence. L’enseignement dispensé y est de qualité et une véritable attention est portée aux élèves ;
  • Toutefois, dans le cadre de la préparation de mon rapport, j’ai été frappée par la précarité d’une partie des enseignants de cette filière (enseignants catégorie 3). Un plan de revalorisation de leur métier avait été négocié avec le ministère mais n’a pas obtenu de financement pour le PLF 2020. J’ai donc porté un amendement, cosigné par mon collègue Hervé Pellois, pour remédier à cette situation, qui a été adopté en commission. Comme l’exige nos règles constitutionnelles, je le redéposerai en séance pour qu’il amende définitivement le projet de loi de finances, qui sera ensuite transmis au Sénat.

Versement des salaires des AESH : j’interpelle le Ministre en QAG

Mardi, lors de la séance de Questions au Gouvernement, j’ai interpellé le Ministre de l’Éducation nationale concernant le versement des salaires des AESH, certains n’ayant pas reçu leur paye depuis la rentrée.

Les AESH concernés étaient essentiellement des personnes ayant signé leur contrat après le 1er septembre, et qui n’avaient pas été enregistrées dans les bases de données, a précisé le Ministre dans sa réponse. Des avances sur salaires ont été faites et tout devrait rentrer dans l’ordre pour les payes qui seront versées fin octobre.

Je resterai vigilante à la situation. Je remercie les enseignants avec qui j’échange régulièrement dans un esprit constructif et bienveillant.