Archives de catégorie : Assemblée

Nommée membre de la Commission d’enquête sur l’inclusion des élèves handicapés à l’école et à l’université

Je suis très honorée d’avoir été nommée, lundi, membre de la Commission d’enquête sur l’inclusion des élèves handicapés à l’école et à l’université.

Directrice d’école, ayant également beaucoup travaillé avec les MDPH pour faciliter les parcours administratifs des familles, l’inclusion des élèves en situation de handicap est un de mes principaux combats politiques.

Lors de mes deux rapports spéciaux sur la mission budgétaire Enseignement scolaire dans le cadre de l’examen du PLF, j’ai suivi de près les financements dédiés à l’école inclusive (2,7 Md€ en 2019) et les mesures nouvelles proposées par le Ministre de l’Éducation nationale (250 ULIS supplémentaires sur 5 ans ; création de 6 000 emplois d’AESH).

Ce mardi, la réunion constitutive a permis de nommer un bureau et d’échanger sur les auditions à mener dans le cadre de cette commission d’enquête.

La Commission d’enquête sur l’inclusion des élèves handicapés à l’école et à l’université, qu’est-ce que c’est ?

14 ans après l’entrée en vigueur de la loi du 11 février 2005 qui instaure un droit à la scolarisation pour tout jeune en situation de handicap, cette commission d’enquête parlementaire vise à mieux appréhender la réalité de l’école inclusive en France.

Afin d’atteindre une pleine adéquation entre les principes de la loi du 11 février 2005 et la réalité, la commission d’enquête analysera les besoins et les progrès restant à accomplir dans le champ scolaire et périscolaire, en termes

  • de financements,
  • de recrutement, de compétences et de formations des personnels,
  • d’accompagnement des parents, des enfants et de toute la communauté éducative.

Par ses conclusions, elle éclairera les prochains débats parlementaires et ce, alors que le gouvernement a annoncé l’été dernier le lancement d’une concertation dite « Ensemble pour l’école inclusive » et la présentation, début 2019, d’une stratégie interministérielle.

Nommée membre de l’Assemblée Interparlementaire Franco-allemande !

Je suis très honorée d’avoir été nommée, lundi, membre de l’Assemblée interparlementaire franco-allemande.

Fille de pupille de la nation, membre du conseil municipal d’une ville ayant des jumelages avec deux villes allemandes (Köthen-Anhalt et Eschweiler), je me suis toujours investie dans les actions qui rassemblent nos deux pays.

Dès 1981, mes parents se sont investis dans le jumelage, avec le parti socialiste d’abord, puis par une correspondance avec une famille allemande qui est devenue, avec le temps et au fil de nos échanges fréquents, notre famille tout court. Clin d’œil de la vie, cette nomination intervient alors que je pleure depuis dimanche dernier mon amie Rita Mischalke, chez qui j’ai passé mes plus belles années de jumelage d’amitié franco-allemande, « Heimeit Fest », vacances, carnaval et fêtes de famille.

Vive l’amitié franco-allemande,
Vive l’Europe,
Vive la Paix.

L’assemblée interparlementaire franco-allemande, qu’est-ce que c’est ?

Angela Merkel et Emmanuel Macron ont signé le 22 janvier 2019, à Aix-la-Chapelle, un Traité de convergence qui ouvre de nouvelles perspectives de coopération entre nos deux pays.

En écho à la signature du nouveau Traité, le Bundestag et l’Assemblée nationale ont conclu, le même jour, un accord visant à accroître les coopérations entre les deux assemblées en établissant une « Assemblée interparlementaire ».

L’assemblée interparlementaire rassemble 100 députés (50 députés français, 50 députés allemands). Elle siègera au moins 2 fois par an, publiquement, et les séances auront lieu alternativement en France et en Allemagne Elle permettra aux députés :

  • de veiller à l’application des traités de l’Elysée et d’Aix-la-Chapelle ainsi qu’à la mise en œuvre et à l’évaluation des projets qui en découlent ;
  • de suivre les Conseils des ministres franco-allemands ; à cette fin, l’Assemblée nationale et le Bundestag allemand invitent leurs gouvernements respectifs à fournir une information exhaustive et précoce et à rendre compte régulièrement de l’avancement de la mise en œuvre des décisions adoptées par ces Conseils ;
  • de suivre les activités du Conseil franco-allemand de défense et de sécurité ;
  • d’assurer le suivi des affaires internationales et européennes présentant un intérêt commun, y compris la politique étrangère, de sécurité et de défense européenne commune ;
  • de formuler des propositions sur toute question intéressant les relations franco-allemandes dans un esprit de convergence des droits français et allemand, notamment lors de transpositions de directives européennes.

Pour plus d’informations concernant son fonctionnement, cliquez ici.

Le traité d’Aix-la-Chapelle, un traité qui vend l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne et qui va donner à l’Allemagne le siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU ?

De nombreuses fausses informations ont circulé au sujet du traité sur la coopération et l’intégration franco-allemandes signé le 22 janvier 2019 à Aix-la-Chapelle, dit « Traité d’Aix-la-Chapelle ».

Non, la France ne partagera pas son siège avec l’Allemagne au Conseil de sécurité des Nations-Unies. Oui, elle souhaite, dans le cadre d’une réforme du Conseil, que Berlin soit à ses côtés. Non, l’Alsace et la Moselle ne reviendront pas à l’Allemagne. Oui, les citoyens français et allemands pourront se déplacer plus aisément d’un territoire à l’autre ; au premier rang desquels les travailleurs transfrontaliers.

Là encore, je ne peux qu’inviter les plus dubitatifs à aller à la source des textes officiels, plutôt que de lire des messages erronés sur les réseaux sociaux (Traité d’Aix-la-Chapelle, cliquez ici).