Ni angélisme, ni stigmatisation !

Comme beaucoup, j’ai regardé le reportage sur M6 consacré à la montée de l’islamisme radical et plus précisément la partie consacrée à Roubaix. Et je ne doute pas que certains ne manqueront d’en faire des raccourcis tout aussi dangereux que ceux qu’ils prétendent dénoncer.

Mais avant toute chose, il me faut rappeler deux des principes qui sont la source de mes engagements : d’une part, je ne ferai jamais d’amalgame entre l’immense majorité des musulmans et cette fraction infiniment dangereuse pour la société française ; d’autre part, parce que la République est une valeur indéfectible de notre nation, elle doit demeurer en tout lieu le creuset de notre vivre ensemble.

Sur Roubaix, ville que je connais bien, ville que j’aime ; je veux réaffirmer que si il nous faut prendre au sérieux les éléments qui nous ont été montrés hier soir quant à cette réalité obscure et inquiétante qu’est l’islamisme radicale. Je sais aussi que Roubaix est une ville où ses associations, ses citoyens sont attachés à toutes les diversités et où, chacun à son niveau œuvre à l’intérêt collectif, dans le respect de liberté, de l’égalité, de la fraternité.

Oui Roubaix est une ville complexe, avec des problématiques fortes que chacun connaît et souvent imbriquées. De fait, elle demande une gouvernance qui puisse épouser et apporter des réponses adaptées à cette situation. Et dans le même temps, parce que nous savons aussi que l’équilibre peut être précaire, il nous faut rester ferme sur les valeurs de la République.

Depuis 2017, le gouvernement s’est doté d’outils qui permettent non  seulement de lutter contre la radicalisation mais aussi de la prévenir. J’en veux pour preuve la mise en application du Contrat d’Engagement Républicain à destination des associations.

Si il nous faudra rester attentif quant aux modalités de mise en œuvre sur les territoires pour ne pas le transformer en un instrument de stigmatisation ; il doit permettre d’éviter certains dérives que nous constatons  – à la marge – dans le financement des associations.

Oui, ni angélisme, ni stigmatisation ;  il nous faut collectivement tout mettre en œuvre pour que la République continue de vivre ici et ailleurs. Plus que jamais le dialogue entre les institutions publiques, les élus et les acteurs au plus près du terrain doit être au centre de ces enjeux.

Combattre la radicalisation, comprendre aussi le cheminement qui mène à lui,  le comprendre pour endiguer ce « phénomène », certes ultra-minoritaire mais qui peut s’avérer être un réel danger pour les années à venir.

Tout le temps que durera mon engagement politique sur Roubaix et Wattrelos, j’entends défendre cela au quotidien.

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