Réaffirmer la primauté de l’Ecole

Ce jeudi, je suis intervenue pour défendre un amendement sur la loi sur le séparatisme pour réaffirmer la primauté de l’école de la République sur l’instruction en famille.

le texte de mon intervention :

« Le Président de la République, dans le discours des Mureaux, a rappelé combien l’école, et l’instruction publique sont au cœur de la formation des citoyens et de l’inculcation, dès le plus jeune âge, des valeurs de la République.

Il me semble, mes chers collègues, que l’émotion, légitime dans le pays ne doit pas nous amener à commettre des erreurs d’interprétation : rappelons tout d’abord la différence fondamentale entre la scolarisation à domicile, à laquelle le texte ne touche pas, et l’instruction en famille.

Dans un second temps, permettez-moi de vous dire les choses comme je les pense : croire en la République c’est faire confiance à l’institution qu’est l’école et aux fonctionnaires qui s’y engagent. Bien loin des paroles de tribune, croire en la République ce sont aussi des actes simples : mettre ses propres enfants à l’école publique comme parents, augmenter considérablement les moyens comme nous l’avons fait comme députés, bien loin des postures politiciennes. Oui, notre majorité a augmenté comme jamais les moyens de l’éducation nationale malgré un nombre d’enfants en baisse depuis 4 ans, elle créera des classes si besoin à l’avenir !

Enfin, je le dis en toute tranquillité ; le séparatisme commence là où l’exception entend s’imposer à la règle. Chacun est libre des choix d’éducation qu’il fait, et chaque enfant compte dans notre pays, mais soyons honnêtes avec nous-mêmes : comme très souvent c’est la solidarité publique, par le biais de l’Etat, qui prendra le relais des parents à un moment où à un autre. N’insultons pas, pas péché d’orgueil, la force de notre système.

C’est l’école de la République qui m’a permis de devenir enseignante, puis Députée. Ce n’est pas insulte à nos valeurs que de tout faire pour que le plus grand nombre d’enfants y accède, découvrant ainsi les fondements du « vivre-ensemble » et de la citoyenneté.

Le régime d’autorisation préalable que prévoit le Gouvernement va dans le bon sens en ce qu’il est une réaffirmation de la primauté de l’école de la République sur l’instruction en famille, je crois, Monsieur le Ministre, mes chers collègues, qu’il nous faut néanmoins mieux expliquer et préciser nos objectifs pour rassurer, c’est le sens des amendements que j’aurais le plaisir de vous proposer durant l’examen de l’article.

Je vous remercie. »

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