Former les 16-18 ans, un devoir de la Nation

L’éducation et la formation sont les enjeux majoritaires du quinquennat d’Emmanuel Macron. Ceux-ci sont en parfaites adéquation avec les réalités de notre circonscription.

Pour cela, il suffit de regarder, avec lucidité, quelques données dans ces deux domaines pour prendre la mesure de l’urgence de la situation dans laquelle se trouvent une majorité de nos jeunes sur Roubaix et Wattrelos.

Sur certains quartiers, plus d’un jeune sur deux sort du système éducatif sans aucun diplôme ou formation qualifiante.

Les conséquences de la crise sanitaire que nous connaissons actuellement, risquent d’aggraver la situation de ces derniers. Aussi plus que jamais, la Nation a un devoir d’offrir à ces jeunes des perspectives pérennes.

Dans ce sens, avec mes collègues de la majorité, nous avions voté à l’Assemblée Nationale une mesure historique, celle de l’obligation de formation jusqu’à 18 ans.

Cependant, plus que jamais il nous faut rester vigilant sur nos territoires et veiller à ce que l’ensemble des acteurs locaux puissent travailler ensemble pour permettre à ces jeunes de ne pas devenir la génération sacrifiée de la COVID.

C’est pour cela que j’ai co-signé cette tribune initiée par Sylvie Charrière, députée, Présidente du comité national d’orientation et d’évaluation des cités éducatives ;  Christine Cloarec, députée, Vice-présidente de l’Union nationale des mission locale ; Fiona Lazaar, députée, présidente du Conseil national de lutte contre la pauvreté et l’exclusion

« Si la confiance dans la jeunesse revient, c’est la confiance dans le pays qui sera de nouveau confortée », a déclaré Jean Castex, le Premier ministre. La réussite de notre jeunesse, c’est assurer un avenir à notre pays. L’accompagner, l’aider et la soutenir est notre responsabilité à tous. La crise sanitaire que nous traversons ne fait qu’accentuer et mettre en lumière les difficultés au quotidien de nos jeunes : se nourrir, se loger, se déplacer, se former ne sont que quelques exemples des épreuves qu’ils ont à surmonter au quotidien.£


Former notre jeunesse, c’est lui donner les clefs de sa réussite future. De très nombreuses études montrent que la qualification, la compétence, les savoir-être sont essentiels pour s’insérer durablement sur le marché du travail.


Aujourd’hui, un quart de notre jeunesse est au chômage, plus inquiétant encore, près de 40% des jeunes de moins de 25 ans dans les quartiers prioritaires restent sur le bord du chemin. La majorité s’est saisie de ce sujet de société dès 2019 et a voté la mesure historique de l’obligation de formation jusqu’à 18 ans dans le cadre de la loi pour l’école de la confiance. Cela signifie que, dès cette rentrée, tous les jeunes âgés de 16 à 18 ans devront être accompagnés vers une formation qualifiante.  C’est une mesure profondément sociale, pour lutter contre les inégalités de destin.

Compte tenu de la crise sanitaire que nous connaissons, où le nombre de jeunes en situation de décrochage va certainement augmenter, la mise en place de cette mesure dès la rentrée tombe à point nommé. En effet, combien de jeunes supplémentaires quitteront le système scolaire après en avoir été éloignés pendant 7 mois? C’est un défi immense, qui nous oblige tous.

Nous ne voulons pas de génération sacrifiée, l’heure du raccrochage a sonné!

Les financements déployés dans le cadre du plan jeunes, du plan de relance, du plan d’investissement dans les compétences  et de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté doivent venir soutenir tous les acteurs nécessaires à la réussite de cette mesure. Du repérage du jeune à l’insertion, de nombreux acteurs locaux devront travailler ensemble pour construire un parcours d’avenir qualifiant sur-mesure pour tous ces jeunes.

Nous parlementaires, sommes convaincus que cette mesure est une véritable réponse au fléau du décrochage des jeunes, amplifié par la crise de la Covid-19. Nous nous assurerons, partout sur nos territoires, qu’elle sera mise en œuvre dès la rentrée scolaire. Il en va de la réussite de notre jeunesse, de l’avenir de notre pays ! ».

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