1,5 milliards d’euros pour l’hôpital : un soutien concret pour le quotidien des personnels hospitaliers

Hier, le Premier ministre a annoncé plusieurs mesures donnant suite aux revendications des personnels hospitaliers.

Leur colère était légitime : j’ai rencontré à plusieurs reprises depuis le début de mon mandat les personnels du CH Victor Provo de Roubaix, notamment lors de la venue de la mission Mesnier-Carli sur l’évolution des services d’urgence (des mesures spécifiques sur les urgences avaient ensuite été annoncées par la Ministre Agnès Buzyn) ou encore aujourd’hui, avec les manipulateurs en radiologie ; tous m’ont fait part de la difficulté, avec les cadences actuelles, de mettre de l’humain dans leurs actes et leur métier, alors que c’est un des premiers motifs de leur engagement professionnel ; tous m’ont fait part des difficultés à pouvoir soigner au mieux, faute d’investissements ou d’effectifs ; pour la plupart, leurs rémunérations ne sont pas à la hauteur de leurs sacrifices et de leur investissement professionnel.

Les annonces faites par le Premier ministre étaient donc attendues : elles ont été à la hauteur des attentes :

  • 1,5 milliard d’euros d’augmentation du budget de l’assurance maladie sur 3 ans, avec :
    • 300 millions d’euros dès 2020 ;
    • Des primes sur les métiers en tension, comme les médecins et paramédicaux (infirmiers, manipulateurs radio), de 30€ à 100€ par mois ;
    • Les hôpitaux disposeront également d’une enveloppe leur permettant de verser une prime annuelle pour récompenser l’engagement et l’investissement des soignants soit une moyenne de 300€ supplémentaires par an pour 600 000 soignants ;
    • 150 millions d’euros sur 3 ans consacrés à l’investissement courant pour améliorer le quotidien des personnels (achat de petits matériels, travaux de rénovation).
  • 10 milliards d’euros sur 3 ans pour un plan massif de reprise de dettes. L’investissement hospitalier a été divisé par 2 en 10 ans alors que la dette des hôpitaux a bondi de 40% dans le même temps. Reprendre 1/3 de la dette des hôpitaux, c’est diminuer le coût de leurs remboursements d’emprunts, c’est leur redonner des marges de manœuvre pour investir, se moderniser et accompagner ainsi la transformation du système inscrite dans la stratégie « Ma Santé 2022 ».

Notre majorité a pleinement conscience des efforts que tous les personnels médicaux et paramédicaux accomplissent au quotidien pour faire face à une situation héritée de 30 années d’indécision politique et d’incapacité à voir que le numerus clausus allait causer la désertification médicale des territoires et rendrait toute restructuration future de l’offre de soins extrêmement difficile. C’est contre ces difficultés et inerties que notre majorité et le Gouvernement se battent. Ne rêvons pas, nous ne pouvons pas faire de chèques en blanc : notre dette avoisine 100% du PIB. C’est pourquoi nous faisons des choix et définissons des priorités.

Avoir des hôpitaux capables de prodiguer un bon niveau de soins sur tout le territoire et rémunérer, à la hauteur de leurs engagements, les personnels qui œuvrent jour et nuit pour soigner nos proches : ce sont nos priorités.

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