Canal Seine-Nord, le gouvernement au rendez-vous

« L’Etat sera au rendez-vous des engagements qui ont été pris. Le canal Seine-Nord-Europe est un projet assez exceptionnel, extrêmement important pour toute une région et l’ensemble du pays ».
C’est en ces termes que le Premier Ministre Edouard PHILIPPE s’est exprimé lors de sa visite dans le Cambrésis, le 23 octobre dernier, venant confirmer définitivement le soutien du gouvernement et du pays dans la mise en œuvre de ce projet structurant pour notre région.

Son coût est estimé à environ 4.5 milliards. On savait déjà que l’Europe s’était engagée financièrement à plusieurs reprises sur un montant de 2 milliards, que les collectivités locales verseraient elles un milliard. L’Etat en participant à hauteur d’un milliard est venu compléter ce montage financier qui sera alimenté par une augmentation de la taxe d’aménagement des sociétés d’autoroute. L’emprunt complémentaire (entre 500 et 700 millions) pour assurer la totalité du financement du projet est encore en discussion.

L’annonce du Premier Ministre est une très bonne nouvelle pour les Hauts-de France et ses 6 millions d’habitants. Tout d’abord, il s’agit de la création de plus de 10 000 emplois directs et indirects à court terme et de 50 000 nouveaux emplois durables à long terme dans les secteurs du transport et de la logistique mais aussi industriels grâce aux nouvelles implantations d’entreprises qui viendront parfois de loin pour bénéficier des infrastructures créées (plateforme multimodales par exemple) ou au développement sur place des activités existantes.

Dans une région où le taux de chômage est un des plus important de France, où la désindustrialisation massive (textile, charbon, sidérurgie…) a laissé des dizaines de milliers de salariés sur le carreau, le canal Seine-Nord-Europe apparaît comme une bouffée d’oxygène et un pas décisif vers la nécessaire mutation économique dont a besoin notre région. Jérémy Rifkin, quand il a présenté son plan pour la troisième révolution industrielle pour la région, considérait ce projet comme une pierre angulaire de sa mise en œuvre.

L’autoroute A1 est largement saturée par le trafic des poids lourds et chacun connaît les conséquences environnementales de ces centaines de milliers de véhicules qui circulent jour et nuit sur cet axe. Les habitants des Hauts de France sont d’ailleurs les principales victimes de cet imposant trafic. Je veux parler de l’allongement de la durée des trajets, des dangers liés à une circulation trop intense mais surtout de la pollution engendrée.

Le canal Seine-Nord-Europe permettra d’augmenter très significativement le trafic fluvial sur cet axe et certaines études montrent que celui-ci attendrait rapidement les 16 millions de tonnes. Imaginez le nombre de camions que cela représente (on parle de 500 000 par an) et les conséquences induites sur l’émission de gaz à effet de serre.

Le canal Seine-Nord-Europe représente une vraie chance pour la région des Hauts de France. Les entreprises de BTP ont mis en place des plans de formation spécifiques, toutes les énergies régionales politiques, économiques et même citoyennes se sont mobilisées pour que nous soyons toutes et tous prêts dès le premier coup de pioche.

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