Nos communes n’ont pas à payer pour les grandes villes !

Ce matin, examen conjoint, entre la commission des finances et la commission des affaires économiques, des conclusions de la mission d’information commune sur « les coûts économiques, sociaux et budgétaires des blocages, violences et dégradations commis en marge du mouvement des gilets jaunes ».

Les dégradations qui ont eu lieu au cours des week-ends de manifestation ont affecté les finances de certaines communes. Il est envisageable que des péréquations voient le jour dans la prochaine loi de finances, pour soutenir les communes qui ont été les plus touchées par la destruction de mobilier urbain, ce qui paraît juste.

Mais les principales dégradations ont eu lieu principalement dans les grandes villes. Aussi, il ne faudrait pas que cette péréquation consiste à déshabiller Paul pour habiller Jacques, et que ce soit les communes de taille moyenne qui voient leurs dotations réduites, pour financer cette péréquation « exceptionnelle » à budget constant – surtout lorsque ce sont les élus de ces communes qui ont su prévenir les colères et les dégradations, grâce au dialogue avec les corps intermédiaires !

Quelles sont donc les pistes identifiées pour financer cette péréquation ? La création par l’État d’une dotation exceptionnelle, supplémentaire, pour les communes les plus touchées, ne serait-elle pas la solution la plus adaptée ?

Autant de questions restées sans réponse suite à mon intervention ce matin (vidéo ci-dessous).

Je vais donc m’en remettre directement, par question écrite, au Ministre de l’Action et des Comptes publics.

Des villes comme Wattrelos ne doivent pas voir leurs dotations réduites pour compenser les dégradations qu’il y a pu avoir à Lille en marge de manifestations des gilets jaunes !

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