Happychic… une inquiétude justifiée

Le lundi 2 juillet dernier je m’étais rendue à l’entrepôt Jules de Wattrelos pour soutenir les salariés du groupe Happychic inquiets pour l’avenir de leur entreprise et donc pour leur emploi et ceux de leurs collègues sur plusieurs sites de France. J’avais alors fait part de mon inquiétude sur l’évolution de la situation et sur les annonces probables de la Direction du groupe. Cette inquiétude était malheureusement justifiée.

Au total ce sont plus de 450 postes qui sont menacés sur l’ensemble du territoire français dont 88 sur le site du siège à Roubaix. Comme prévu, l’entrepôt historique du Mans va bien fermer à la fin de l’année prochaine supprimant ainsi 42 postes. La réorganisation totale d’Happychic prévoit en outre la fermeture d’environ 80 magasins d’ici deux ans menaçant ainsi plus de 330 emplois.

Selon les organisations syndicales, cette situation était prévisible depuis longtemps. Elles ont mis en garde la Direction du groupe sur des choix stratégiques jugés aléatoires tant en termes de prix de vente (trop chers) qu’au niveau de l’implantation des magasins en des endroits qui ne correspondent pas à la clientèle habituelle des marques ou dont les loyers sont trop élevés.

Enfin, toujours selon les organisations représentant le personnel, le fait que l’actionnaire ait fait le choix de se verser d’important dividendes (on parle de plus de 19 millions d’euros) plutôt que d’investir dans l’entreprise ou d’anticiper les difficultés prévisibles n’a pas arranger les choses. Cela aurait même précipité la réorganisation de l’enseigne et la nécessité de lancer un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) puisque plus de 460 postes seront supprimés.

Autant je peux comprendre qu’une entreprise puisse être en difficultés, qu’elle soit obligée de procéder à des restructurations menant parfois malheureusement à des licenciements, autant j’ai beaucoup de mal à admettre qu’un actionnaire puisse s’accorder des millions d’euros de dividendes et dans le même temps justifier la mise en place d’un PSE.

Les chefs d’entreprise que je rencontre lors de mes déplacements sur le terrain n’ont pas cette mentalité. Ils se sentent pour la plupart responsables de leurs salariés et quand ils sont obligés de se séparer d’un collaborateur c’est un vrai déchirement. C’est cette conception de l’entreprise, agent économique essentiel bien entendu et aussi acteur du bien-être de notre société que je défends.

Ceux-là me trouveront toujours à leurs côtés pour essayer de trouver des solutions en cas de difficultés, pour défendre l’emploi à Roubaix et Wattrelos, pour créer de nouvelles activités génératrices de progrès et de développement pour nos deux villes.

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