Un après midi au Lycée Professionnel Turgot

Comme plusieurs de mes collègues Députés, j’ai choisi d’organiser régulièrement des journées ou de mi-journées en immersion au sein de différentes institutions ou associations.

Ce sont pour moi des moments privilégiés qui me permettent de mieux comprendre et donc appréhender les problématiques auxquels les acteurs de terrain sont confrontés au quotidien dans leur travail ou leurs activités.

C’est ainsi que le jeudi 5 avril dernier, j’ai passé l’après-midi au sein du lycée professionnel Turgot à Roubaix. Situé dans le centre de Roubaix, il accueille plus de 400 élèves du CAP au Bac pro essentiellement regroupés autour des filières Electrotechnique et Commerce-vente.

Cet établissement, dans lequel Jean LEBAS a effectué sa scolarité, souffre d’un déficit d’image. Pourtant, c’est un sentiment qui s’efface très vite en pénétrant dans ces murs à la fois moderne et respectueux de son histoire qui abrite de grands espaces lumineux et fonctionnels.

Les quelques incidents qui ont pu se produire par le passé ne sont pas plus nombreux que dans d’autres établissement du même type dans d’autres villes.

Monsieur VIGNIER, le Proviseur du lycée et son équipe, que l’on sent particulièrement dynamique et motivée, développe une pédagogie de proximité qui permet à tous de travailler dans un climat serein.

Le lycée Turgot, pour inciter les jeunes à s’y inscrire, à créer une section sports-études football de niveau supérieur en lien avec l’association Roubaix Sport Culture.

Il accueille également en lien avec la Police Nationale un centre de formation pour les jeunes qui souhaitent préparer le concours de Gardien de la paix. Il est également engager dans la formation continue dans les domaines du Commerce-vente et de l’énergie électrique.

Cette pédagogie qui fait la part belle à l’innovation a d’ailleurs conduit les élèves et leurs professeurs à recevoir un prix lors de World skills pour un projet lié à la domotique.

Les franches discussions que j’ai pu avoir avec la Direction du lycée, avec les enseignants et les élèves m’ont permis de mieux comprendre les difficultés mais aussi les attentes de toute cette communauté éducative. Notamment, les difficultés que représentent pour eux le passage du Bac pro à trois ans au lieu de quatre.

Cet établissement est situé dans un secteur très marqué par les difficultés rencontrées par de nombreuses familles et dans un bassin de recrutement aux indicateurs sociaux très détériorés.

En quatre ans, les enseignants avaient le temps de travailler avec leurs élèves sur le savoir-être qui est indispensable pour progresser « scolairement ».

Ils n’ont aujourd’hui plus cette capacité et cela se ressent sur les résultats attendus aux épreuves à venir.

Je vais m’intéresser de près à ce sujet et serai le porte-parole de ce lycée à l’Assemblée Nationale et au Ministère de l’Education Nationale.

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