Commissariat de Roubaix : des moyens pour rénover, vite !

Constatant, depuis quelques années, la vétusté et l’inadaptation des locaux du commissariat de Roubaix aux besoins actuels des policiers et du public, et face à l’inaction de l’administration pour mobiliser les moyens nécessaires, alors même qu’un commissariat flambant neuf a été inauguré à Tourcoing, j’ai décidé d’alerter le Ministre de l’Intérieur :

Mme Catherine Osson alerte M. le ministre de l’intérieur sur la vétusté des locaux du commissariat de Roubaix, et ses effets sur la qualité du service rendu aux usagers et sur le quotidien des policiers.

Résidant dans la circonscription depuis une vingtaine d’années, Madame la députée a pu observer, tout comme les policiers, la progressive dégradation des locaux du commissariat, aujourd’hui vétuste et mal adapté pour recevoir le public.

Cette dégradation est particulièrement visible et tranche significativement avec le nouveau commissariat de Tourcoing, inauguré en juillet dernier : les locaux de la police doivent impérativement se transformer pour répondre aux nouvelles missions de nos policiers et aux nouvelles attentes des publics accueillis. Ainsi, dans le cadre d’un Grenelle « local » contre les violences conjugales organisé à Roubaix le 7 octobre dernier, les associations comme les policiers ont relevé que les locaux du commissariat de Roubaix ne permettaient pas d’accueillir le public dans des conditions satisfaisantes, eu égard notamment au respect de leur vie privée et des informations sensibles qu’elles pouvaient être amenées à témoigner.

La programmation immobilière 2018-2020 pour la police et la gendarmerie nationales initiée en janvier 2018, pérennisant un budget de rénovation de 196 millions d’euros par an pour la rénovation et la maintenance lourde des commissariats de police, n’a à ce jour pas bénéficié au commissariat de la première zone de sécurité prioritaire (ZSP) de France. Seule l’école nationale de police de Roubaix est censée avoir bénéficié d’une partie de ces budgets sanctuarisés, au titre de la mise en conformité des stands de tir au regard de la réglementation en matière d’hygiène et de sécurité…

Aussi, Madame la Députée souhaite savoir si un calendrier de rénovation et des moyens sont à ce jour prévu pour une rénovation du commissariat de Roubaix, et, dans le cas contraire, quelles sont les pistes actuellement à l’étude pour assurer une meilleure qualité d’accueil du public et de meilleures conditions de travail aux policiers dans ce commissariat.

Partagez sur

Médecine légale à Roubaix : le retour d’une permanence régulière en bonne voie !

Je me bats depuis 2 ans, tout comme Francis Vercamer, député de la 7ème circonscription, pour le retour d’un service de médecine légale à Roubaix. Courrier aux Ministres de la Justice et de la santé, question posée dans l’hémicycle, courrier au directeur du CHRU de Lille ; je n’ai cessé d’alerter les pouvoirs publics locaux et nationaux sur l’importance du maintien de ce service.

Le dernier courrier que j’ai reçu de la Ministre de la Justice me conforte un peu plus dans l’espoir que nous puissions bientôt avoir une permanence régulière dans les locaux du CH de Roubaix, à raison d’une demi-journée ou d’une journée par semaine. La Ministre m’a donné copie du courrier qu’elle a adressé à la Ministre de la Santé, Mme Buzyn, dans laquelle elle se prononce en faveur de cette solution.

Le rétablissement d’une permanence régulière est une nécessité pour les Roubaisiennes et les Roubaisiens victimes de violences. Au cours du Grenelle local sur les violences conjugales que j’ai organisé le 7 octobre dernier, tous les acteurs autour de la table soulignaient l’importance du maintien de ce service pour faire constater les violences et ainsi encourager les victimes à porter plainte.

Je resterai néanmoins vigilante aux suites que la Ministre de la Santé va donner à cette proposition, ainsi qu’aux décisions qui seront prises quant à la fréquence, aux jours de permanence et au personnel qui sera mis à disposition pour assurer ces permanences. Ils devront être adaptés à la réalité des besoins des Roubaisiennes et Roubaisiens.

Partagez sur

Grenelle Violences conjugales : 100 propositions faites à Marlène Schiappa avec mes collègues LREM

Ce mardi, nous avons reçu Marlène Schiappa à l’Assemblée pour lui remettre un carnet de propositions pour lutter contre les violences conjugales, fruit de 14 ateliers de travail organisés dans les régions de France avec mes collègues députés de la République en Marche.

Remise du carnet de proposition des députés LREM à Marlène SCHIAPPA
Mardi 5 novembre 2019

Le 7 octobre dernier, j’avais organisé, avec mon collègue Dimitri Houbron, un « Grenelle local Hauts-de-France », à Roubaix et à Wattrelos. La journée était constituée de tables-rondes, auxquelles ont pris part toutes les institutions et associations concernées par la lutte contre les violences conjugales, et s’était conclue par un atelier citoyen à Wattrelos.

L’image contient peut-être : texte
Image
Atelier citoyen à l’Espace Friterie du Moulin de Wattrelos, lundi 7 octobre, dans le cadre du Grenelle « Hauts-de-France » organisé avec Dimitri Houbron.

Ces 100 propositions sont le fruit d’un intense travail d’écoute, d’échanges, de co-construction. Je suis fière d’y avoir activement participé.

Afin que ces propositions soient suivies par des actes, je déposerai, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances, un amendement visant à instituer un crédit d’impôt pour les personnes qui hébergent des victimes de violences conjugales.

Le problème n°1 des victimes de violences conjugales aujourd’hui, c’est l’absence de solutions d’hébergements. Le Gouvernement s’est engagé à la création de nouveaux hébergements d’urgence, ce qu’il faut saluer. Mais les victimes elles-mêmes appréhendent ou craignent les conditions de vie dans ces hébergements d’urgence ; elles ne sont pas prêtes à plaquer leur conjoint violent et restent au domicile conjugal.

Mon amendement contiendra 2 volets pour remédier à cette situation :

  • d’une part, la création d’un crédit d’impôt, présenté dans l’amendement, pour mobiliser le parc privé et accroître l’offre de logements disponibles pour les victimes de violences conjugales ;
  • et, d’autre part, une proposition de création d’allocation, présentée en exposé des motifs, pour accompagner les victimes de violence entre le dépôt de plainte et l’ordonnance de protection et pour les solvabiliser auprès des bailleurs. Ce deuxième volet, complémentaire et nécessaire à l’efficacité du premier, serait le travail du Gouvernement.
Partagez sur

Roubaix : inauguration de la Maison des femmes

Samedi 19 octobre, j’étais particulièrement heureuse de me trouver à Roubaix pour procéder à l’inauguration de la Maison des femmes.

Cette structure d’accueil, d’information et d’accompagnement va jouer un rôle éminemment important pour de nombreuses femmes et leurs enfants.
La Maison des femmes arrive à point nommé pour fédérer l’ensemble des acteurs, déjà actifs, sur des problématiques que nous connaissons tous sur notre territoire. Celles-ci sont complexes et par conséquent, les solutions et les suivis des femmes en difficultés doivent s’inscrire au plus près du quotidien et dans des conditions pérennes.

Le fait de regrouper en un même lieu ces acteurs constitue une belle initiative. Ce projet novateur va permettre aux différents partenaires de mettre en avant leurs compétences propres pour accompagner au sein de la structure mais aussi à l’extérieur une vingtaine de femmes. Car outre le fait d’assurer un premier accueil et de gérer l’urgence, la Maison des femmes assure le cas échéant un accompagnement sur le long terme dans de nombreux domaines qui vont de l’insertion professionnelle à la santé en passant par le logement ou l’information juridique.

Cette initiative prend tout son sens en cette période au regard du Grenelle des violences faites aux femmes qu’à voulu le Gouvernement et singulièrement Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat à l’égalité femme/homme.

J’ai moi-même organisé, dans ce cadre, il y a quelques semaines une journée de réflexion collective. Des représentants de la Police, de la justice, de l’éducation nationale, des associations, des hôpitaux se sont retrouvés pour échanger leurs expériences, soulever les problèmes et les disfonctionnements observés. Une rencontre citoyenne a même été organisée pour discuter de ce thème de la violence faite aux femmes et partager des témoignages de victimes.

Il est ressorti de cette journée qu’il n’y avait pas une solution unique à ce problème mais des solutions adaptées à chaque situation. Chaque institution a un rôle a jouer que se soit dans l’accueil des victimes, leur accompagnement social, juridique, psychologique ou encore matériel et même leur protection physique.

Ce qui a fait l’unanimité des participants à cette journée c’est l’importance absolue du premier accueil des victimes et leur prise en charge rapide et complète. Le premier problème que rencontre les femmes qui subissent des violences et qui décident de se séparer de leur conjoint est dans la plupart des cas d’ordre matériel et financier.

C’est pourquoi, j’ai déposé, dans le cadre du PLF 2020, un amendement qui d’une part prévoit une allocation spécifique en faveur des victimes de violences conjugales et d’autre part un avantage fiscal sur la taxe foncière aux propriétaires qui accorde un bail à ces mêmes victimes.

C’est pour toutes ces raisons que je me réjouis de l’ouverture de la Maison des femmes à Roubaix. Je vais suivre avec un grand intérêt son travail et son évolution au cours des prochaines années. Vous pouvez en tout cas compter sur mon plus total soutien dans le travail si essentiel qui est le vôtre.

Partagez sur

Canal Seine-Nord, le gouvernement au rendez-vous

« L’Etat sera au rendez-vous des engagements qui ont été pris. Le canal Seine-Nord-Europe est un projet assez exceptionnel, extrêmement important pour toute une région et l’ensemble du pays ».
C’est en ces termes que le Premier Ministre Edouard PHILIPPE s’est exprimé lors de sa visite dans le Cambrésis, le 23 octobre dernier, venant confirmer définitivement le soutien du gouvernement et du pays dans la mise en œuvre de ce projet structurant pour notre région.

Son coût est estimé à environ 4.5 milliards. On savait déjà que l’Europe s’était engagée financièrement à plusieurs reprises sur un montant de 2 milliards, que les collectivités locales verseraient elles un milliard. L’Etat en participant à hauteur d’un milliard est venu compléter ce montage financier qui sera alimenté par une augmentation de la taxe d’aménagement des sociétés d’autoroute. L’emprunt complémentaire (entre 500 et 700 millions) pour assurer la totalité du financement du projet est encore en discussion.

L’annonce du Premier Ministre est une très bonne nouvelle pour les Hauts-de France et ses 6 millions d’habitants. Tout d’abord, il s’agit de la création de plus de 10 000 emplois directs et indirects à court terme et de 50 000 nouveaux emplois durables à long terme dans les secteurs du transport et de la logistique mais aussi industriels grâce aux nouvelles implantations d’entreprises qui viendront parfois de loin pour bénéficier des infrastructures créées (plateforme multimodales par exemple) ou au développement sur place des activités existantes.

Dans une région où le taux de chômage est un des plus important de France, où la désindustrialisation massive (textile, charbon, sidérurgie…) a laissé des dizaines de milliers de salariés sur le carreau, le canal Seine-Nord-Europe apparaît comme une bouffée d’oxygène et un pas décisif vers la nécessaire mutation économique dont a besoin notre région. Jérémy Rifkin, quand il a présenté son plan pour la troisième révolution industrielle pour la région, considérait ce projet comme une pierre angulaire de sa mise en œuvre.

L’autoroute A1 est largement saturée par le trafic des poids lourds et chacun connaît les conséquences environnementales de ces centaines de milliers de véhicules qui circulent jour et nuit sur cet axe. Les habitants des Hauts de France sont d’ailleurs les principales victimes de cet imposant trafic. Je veux parler de l’allongement de la durée des trajets, des dangers liés à une circulation trop intense mais surtout de la pollution engendrée.

Le canal Seine-Nord-Europe permettra d’augmenter très significativement le trafic fluvial sur cet axe et certaines études montrent que celui-ci attendrait rapidement les 16 millions de tonnes. Imaginez le nombre de camions que cela représente (on parle de 500 000 par an) et les conséquences induites sur l’émission de gaz à effet de serre.

Le canal Seine-Nord-Europe représente une vraie chance pour la région des Hauts de France. Les entreprises de BTP ont mis en place des plans de formation spécifiques, toutes les énergies régionales politiques, économiques et même citoyennes se sont mobilisées pour que nous soyons toutes et tous prêts dès le premier coup de pioche.

Partagez sur