Ordures abandonnées par des professionnels devant les habitations de riverains : il faut sanctionner ceux qui ne jouent pas le jeu !

J’ai pu constater ces derniers temps à Wattrelos que certains professionnels, dans le domaine de la restauration notamment, abandonnaient leurs sacs poubelles et autres ordures devant les habitations de riverains.

Non seulement cela répand des odeurs désagréables, mais surtout, cette situation révèle une illégalité. En effet, les professionnels qui s’adonnent à ces pratiques le font, très souvent, faute d’avoir souscrit un contrat d’enlèvement de déchets auprès d’un prestataire de service ou de la métropole de Lille.

J’ai donc alerté le ministre chargé de la ville et du logement, auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, afin d’entamer une réflexion avec le ministère de l’action et des comptes publics pour sanctionner financièrement les professionnels qui ne signent pas de contrat d’enlèvement de déchets (par une majoration de leur cotisation foncière – CFE – par exemple).

Retrouvez-ici le contenu de ma question écrite

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Manque de moyens pédagogiques adaptés en ULIS : un examen « au cas par cas » par le MEN

Mardi 10 septembre, Jean-Michel BLANQUER, Ministre de l’Éducation nationale, était auditionné par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée sur la rentrée scolaire 2019-2020.

J’en ai profité pour l’interpeller sur le manque de moyens spécifiques pour l’achat de matériel pédagogique adapté à la diversité des besoins et des troubles des élèves en situation de handicap en ULIS.

Le Ministre a reconnu qu’il y avait un problème d’équité entre les territoires en matière de moyens pédagogiques adaptés. Toutefois, il a indiqué qu’il règlerait le problème au cas par cas, pour les établissements manifestant un manque de moyens évident. Une action plus globale risquerait en effet, selon lui, de « rouvrir la boîte de Pandore des compétences des collectivités locales ». Il s’est engagé à réfléchir à la solution que je lui présentais, d’accompagner certaines collectivités avec des crédits du Ministère de l’Éducation nationale (MEN), dans cette logique de « cas par cas ». Enfin, il a souligné que l’action des collectivités, en matière d’équipement, de bâti, s’était nettement améliorée pour accompagner l’évolution des classes ULIS.

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Urgences du CH Roubaix : plus de moyens et plus de sécurité sont nécessaires !

Les urgences sont à bout de souffle : leur organisation ne permet plus de faire face au nombre croissant de patients, de plus en plus violents avec le personnel.

C’est ce qui avait conduit le personnel du service des urgences du CH de Roubaix à se mettre en grève en juin dernier. Ils souhaitaient notamment :

  • l’embauche de personnels supplémentaires (médecins, infirmiers, aides-soignants, brancardiers…),
  • l’augmentation des moyens en personnel de sécurité pour les protéger des agressions physiques,
  • la présence en continue d’un agent d’accueil des familles
  • et l’arrêt de la fermeture des lits.

Les annonces faites le 2 septembre dernier par la Ministre de la Santé, Mme Buzyn, ont permis de répondre, en partie, à la question du désengorgement des urgences. Parmi les mesures avancées, permettre au Samu, « sous certaines conditions », de transférer certains patients vers un cabinet de ville, et faire que les personnes âgées ayant besoin de soins soient directement admises dans les services de médecine des hôpitaux.

Mais ces mesures ne répondent pas au problème d’insécurité auquel les personnels des urgences sont souvent confrontés, avec des individus ivres, drogués ou exaspérés des heures d’attente. Je soutiens pleinement les personnels dans leur demande d’une meilleure sécurisation.

Aussi, la venue de Thomas Mesnier, médecin urgentiste-député de Charente, et du Professeur Pierre Carli, membres de la mission mandatée par la Ministre de la Santé sur l’évolution des services d’urgence, a permis de jouer cartes sur table, sur l’ensemble des revendications des personnels.

Réunion au CH de Roubaix, en présence de M. Thomas MESNIER et du Pr. Pierre CARLI, rapporteurs de la mission sur l’évolution des services d’urgence

J’espère que les échanges que nous avons pu avoir, autour de la table ce jour, saura faire germer des propositions, de la part de la mission Mesnier/Carli, qui iront dans le sens d’une vraie protection des personnels des urgences.

Réponse le 9 septembre, date à laquelle la Ministre de la Santé recevra les syndicats et fédérations hospitalières ainsi que les médecins libéraux et du collectif Inter-Urgences.

Échanges avec le personnel du CH de Roubaix
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STOP aux violences conjugales. Un numéro : 3919

Un conjoint n’est pas un punchingball.
Victime, exercer votre droit, c’est sauver votre vie : appelez.
Témoin, parler, c’est sauver une vie : prévenez.

Vous êtes victime ou témoin de violences conjugales :

Il est primordial que ces outils aient un niveau de notoriété maximal. Partagez-les sur vos réseaux sociaux.

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Ce 3 septembre 2019 doit marquer un vrai tournant dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux féminicides. Le Grenelle de la lutte contre ces véritables fléaux indignes de notre société va marquer une évolution sans précédent des dispositifs qui y sont consacrés.

En tant qu’élue à l’écoute de la population mais aussi en tant que militante, je me suis toujours engagée pour que toutes les femmes soient respectées dans toute leur intégrité chez elles, au sein de leur famille. La République a un rôle majeur à jouer pour que cette forme de violence soit bannie dans les foyers, mais aussi dans la rue.

En 2019, 101 femmes ont déjà été tuées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. C’est inadmissible. L’année dernière ce sont 121 femmes et 13 hommes qui en ont été victimes. Sans compter les milliers de victimes potentielles qui sont soumises chaque jour à des coups physiques ou des pressions psychologiques qui ruinent d’ores et déjà des vies de femmes et d’enfants, et parfois d’hommes.

Au cours de ma carrière d’enseignante puis de directrice d’école, j’ai côtoyé des femmes, des enfants qui souffraient de ces violences intolérables qui massacrent encore aujourd’hui des familles entières. J’ai alors utilisé tous les moyens à ma disposition pour alerter, informer, prévenir toutes les instances légales et associatives pour trouver des solutions. Les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur de mes espérances.

C’est pourquoi le 1er Grenelle contre les violences conjugales et plus généralement faites aux femmes est un moment majeur dans ce combat. Mise en place par Marlène SCHIAPPA, Secrétaire d’État à l’égalité entre les hommes et les femmes, cette initiative a bien sûr tout mon soutien car elle s’inscrit pleinement au cœur de mes engagements féministes.

Elle se concrétise tout d’abord par ce numéro, le 39 19 qu’il faut absolument mémoriser. C’est le numéro national d’écoute, gratuit et anonyme qui oriente les victimes et les témoins de violences. Il faut le faire connaître autour de vous-même si vous pensez que ce n’est pas utile.

Dans le cadre du Grenelle contre les violences conjugales qui commence ce jour, des temps d’échanges et de dialogue seront organisés, à Paris et en région, pour trouver des solutions réalistes et formuler des propositions concrètes. Ils dureront jusqu’au 25 novembre prochain, date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Je serai évidemment partie prenante de ces rencontres, tout comme l’ensemble des partenaires institutionnels, associatifs, judiciaires, les professionnels de santé, du logement, pour travailler sur toutes les dimensions de ce sujet : recueil de plaintes des victimes dans les hôpitaux, mesures de renforcement pour mieux repérer et protéger les victimes de l’auteur de violences, hébergement d’urgence… Pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer, une adresse mail spécifique (grenelle@pm.gouv.fr) a été mise en place. Ainsi, chacune et chacun peut contribuer individuellement à cette grande mobilisation.

Vous pouvez bien évidemment compter sur moi pour relayer vos témoignages et vous informer au plus vite des dates et lieux des rencontres qui seront organisées près de Roubaix et Wattrelos.

Vous savez que ce combat est le mien. Je compte sur vous.

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Visite du PM à Roubaix : coup de projecteur sur l’écologie du quotidien et les actions résolues des Roubaisiens

Ce jeudi, le Premier ministre, la Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, Élisabeth Borne, et la Secrétaire d’État auprès de la Ministre, Brune Poirson, sont venus à Roubaix afin de rencontrer des acteurs du zéro-déchets.

Le zéro-déchet, « ce n’est pas un truc de bobo » comme l’a rappelé le Premier ministre, « ce n’est pas un truc de prolo » non plus comme l’a souligné la directrice de Triselec, Dany Dunat. C’est un moyen de protéger la planète… et son portefeuille :

  • protéger la planète, en réduisant nos déchets plastiques, qui polluent nos rues, puis nos rivières, puis nos océans ;
  • protéger son portefeuille, en réduisant le coût du caddie : certaines familles engagées dans la démarche « Roubaix Zéro Déchets » économisent jusqu’à 1 500€ par an, sans avoir le sentiment de se serrer la ceinture, simplement en repensant leurs modes de consommation.
Arrivée dans les locaux de Fibr’ & Co

Dans les locaux de Fibr’ & co, j’ai été fière de la richesse des talents, des idées et des solutions que des Roubaisiennes et des Roubaisiens ont présenté au Premier ministre pour favoriser le développement du « zéro-déchets ».

Ensuite, nous avons pu échanger avec les familles et les commerçants engagées dans des démarches de réduction de leurs déchets. A travers leurs témoignages, et grâce à ce coup de projecteur médiatique dès la rentrée, j’espère que la fièvre du « Zéro Déchets » va se propager dans d’autres villes de France ! J’y contribuerai personnellement en invitant, au cours du mois de septembre, des collègues de l’Assemblée à venir échanger avec ces familles, pour qu’ils puissent « importer » ces bonnes pratiques dans les communes de leurs circonscriptions !

Cette visite a permis de placer, aux yeux de tous, Roubaix comme une ville à l’avant-garde de ce combat. C’est un combat qui doit être mené, soutenu et approfondi, car il est nécessaire, pour notre planète et pour notre pouvoir d’achat. Je le mènerai à la rentrée, à l’Assemblée, dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire.

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