4 ANS DE MANDAT – 4 ANS D’ACTIONS (3/9)

Comme élue locale, j’ai toujours défendu le fait que les questions d’insécurité touchent souvent celles et ceux qui vivent dans les quartiers populaires. Je pense que la première des inégalités est celle de l’insécurité.

C’est pour cela que j’avais dénoncé en son temps, les réductions massives des effectifs de la Police Nationale d’autant que notre territoire n’avait pas été épargné par des coupes sombres depuis des années, bien au contraire.

Les deux engagements forts d’Emmanuel Macron étaient de récréer des postes de policiers et également un lien de confiance entre la population et les forces de l’ordre.

De fait,  nous avons redonné des moyens humains et financiers à ceux qui nous protègent : + 10.000 recrutements d’ici à la fin du quinquennat et + 2,5 milliards d’euros pour les commissariats et les équipements.

Dans ce sens, je suis satisfaite d’avoir été entendu sur la spécificité de territoire comme le nôtre avec la création des Brigades de Reconquête Républicaine. A Roubaix et plus particulièrement sur le quartier de l’Alma, 19 policiers supplémentaires sont venus renforcer les effectifs.

Je me félicite de l’arrivée d’un Lieutenant au commissariat de Wattrelos qui démontre la volonté du Gouvernement de renforcer le lien avec la population.

Par ailleurs, toutes les mutations ont été remplacées, permettant de garantir un maintien des effectifs.

Au cours, de ces 4 années, j’ai souhaité me rendre compte de la réalité du quotidien des agents des forces de l’ordre. Et je ne peux témoigner que de leur engagement et de leur courage pour mener à bien des missions souvent dangereuses et difficiles.

Ce souci du quotidien de nos concitoyens, je l’ai porté avec plusieurs de mes collègues afin qu’on légifère sur ce fléau que sont les rodéos urbains. Je suis également à l’origine avec Dominique Baert, Maire de Wattrelos, des premières arrêtés municipaux anti-protoxyde d’azote.

Si une loi a été votée dès 2018, on doit encore persévérer dans ce domaine et plus particulièrement sur le lien avec la sanction et de fait avec la Justice.

Notre système judiciaire est  régulièrement décrié cependant il nous faut considérer que la Justice a été trop souvent le parent pauvre des politiques publiques. Le retard pris dans ce domaine est considérable et les chantiers nombreux.

Le Gouvernement a pris ses responsabilités avec une augmentation de 33% du budget de la Justice depuis 2017. C’est un effort considérable et historique.

Parallèlement, d’ici 2027, ce sont 15.000 places supplémentaires  qui seront créés dans le système carcéral.

Il serait trop long d’énumérer toutes les mesures pour simplifier et améliorer de notre système judiciaire. Tous les résultats ne sont pas encore palpables néanmoins les avancées sont significatives et tous les chantiers ouverts ne sont pas encore arriver à terme.

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4 ANS DE MANDAT – 4 ANS D’ACTIONS (2/9)

Education – Jeunesse

L’éducation est au cœur de la promesse républicaine. Comme enseignante et comme mère de famille, j’ai l’intime conviction que c’est à l’école que nous pouvons et que nous devons donner à chaque enfant de ce pays la chance de se réaliser.

Dans mon métier de directrice d’école comme à l’Assemblée nationale, je n’ai cessé de promouvoir et de défendre cette institution en laquelle je crois plus que jamais.

Qu’il me soit permis ici de rendre hommage à tous les personnels de l’éducation nationale qui remplissent une mission ô combien fondamentale ; j’ai également une pensée émue pour Samuel Paty, professeur d’Histoire-géographie, emporté par le fanatisme terroriste juste parce qu’il exercé son métier.

L’enseignement scolaire est le premier poste de dépenses de l’État. Il est en constante augmentation depuis 2017 et s’élève à 76 milliards d’euros.

 Comme Rapporteure de ce budget au nom de la Commission des Finances à laquelle j’appartiens à l’Assemblée nationale, je n’ai cessé de veiller à ce que l’État soit au rendez-vous. Pour épauler et accompagner nos politiques publiques qui sont déployées, au travers des 4 rapports que j’ai écrit chaque année, entre autres, sur la question du mal-être des enseignants à l’école (2020).

Je suis particulièrement fière d’avoir contribué à voter les mesures suivantes, parmi les nombreuses mises en place en la matière :

Le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les zones d’éducation prioritaires, qui est une mesure imprégnée du combat pour l’égalité des chances et la lutte contre les inégalités de destins. C’est une fierté que de permettre à ceux qui sont le plus dans le besoin de bénéficier d’un accompagnement personnalisé ; l’école le leur doit, la République aussi.

L’abaissement à 3 ans de l’âge de l’instruction obligatoire, qui est lui aussi une mesure d’égalité sociale pour faire de la promesse républicaine une réalité pour tous les enfants dans notre pays.

Le recrutement massif d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) permis parune croissance inédite du budget accordé par l’Etat à la mission « enseignement scolaire », pour une école inclusive. Ainsi, à titre d’exemple, ce sont près de 4000 nouveaux équivalents temps-plein (ETP) qui ont été budgétisés en ce sens pour la rentrée de septembre 2021.

Une revalorisation des salaires des personnels de l’éducation nationale et notamment les enseignants, première étape d’un processus globale d’amélioration des conditions de travail établi à la suite du « Grenelle de l’éducation » auquel j’ai pris toute ma part.

La possibilité pour les associations de conseil et de représentation des enseignants de se porter parties civiles aux côtés de ces derniers qui feraient l’objet d’attaques en justice. Je suis particulièrement fière de cette avancée qui a été permise par un amendement que j’ai déposé au projet de loi renforçant les principes de la République, adopté par tous les bancs avec avis favorable du Gouvernement.  

Je suis particulièrement fière que le dédoublement des classes soit une réalité dans les deux villes de ma circonscription, avec 159 classes dédoublées à Roubaix et 29 à  Wattrelos.

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4 ans de mandat – 4 ans d’actions (1/9)

Le 18 juin 2017, vous m’avez largement élue Députée de la 8ème circonscription du Nord (Wattrelos-Roubaix). Vous m’avez placée en tête au premier tour avec 28.86%, et confirmé ce choix au second tour en m’accordant 62.35% des voix.

Durant la campagne qui a précédé cette élection, j’avais pris l’engagement d’être proche de vous afin de mieux vous représenter à l’Assemblée nationale et de défendre les intérêts de notre territoire. Mon objectif était clair : être à votre écoute chaque jour sur le terrain, lors de mes déplacements et dans mes permanences à Roubaix et Wattrelos.

De fait, depuis quatre années, je porte au niveau national vos préoccupations, vos craintes, vos besoins mais je suis également le relais des initiatives locales, des acteurs économiques et sociaux, des associations de notre circonscription.

Depuis 2017, la priorité de la Majorité présidentielle et du gouvernement a été de mener des politiques courageuses et audacieuses pour rattraper les retards accumulés par les précédents gouvernements et de conduire des réformes structurelles qui permettent de placer notre pays dans des conditions plus favorables pour les générations à venir.

La crise sanitaire sans précédent que nous subissons encore ne doit pas être un obstacle aux réformes que nous avons et allons mener. Les efforts importants réalisés depuis le début de la pandémie pour maintenir notre économie trouvent leur prolongement dans le plan de relance, indispensable pour assurer la mutation sociale, économique et environnementale de notre société.

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Afghanistan: la France en première ligne !

Lors de son allocution télévisée le lundi 16 août dernier, le Président de la République a clairement présenté les enjeux de l     a crise que connaît l’Afghanistan depuis plusieurs mois et singulièrement après la prise de Kaboul par les Talibans. Les images que nous avons dans les rues de la capitale et à l’aéroport sont bouleversantes et choquantes. Elles montrent la détresse et la peur d’un peuple qui craint l’arrivée au pouvoir de ceux qui avaient déjà fait souffrir le pays de 1996 à 2001.

Il faut bien sûr marquer notre solidarité avec le peuple Afghan et notamment les femmes qui risquent à nouveau de revenir à des conditions de vie moyenâgeuse. On peut légitimement craindre le pire pour toutes celles et ceux qui ont cru à la transformation de leur pays depuis 20 ans. Qu’adviendra-t-il des femmes, des civils qui ont coopéré avec la coalition internationale, des fonctionnaires qui ont travaillé pour l’ancien gouvernement ?

Il semble que les évacuations entreprises depuis quelques jours concernent également ces personnes mais on sait très bien que toutes ne pourront fuir et celles qui restent tomberont inévitablement aux mains des Talibans.

Les Talibans de 2021 ne sont plus ceux de 1996, des étudiants en théologie venus des campagnes et qui ne connaissaient rien au pouvoir et au monde qui les entourent. On le voit dans leur communication et dans leur manière d’aborder leur prise de pouvoir. Ils n’ont pas commis l’erreur de prendre Kaboul par la force de manière à ne pas fâcher davantage les pays dont ils veulent se faire des alliés.

Ils ont vaincu la première puissance du monde, les Etats-Unis, et cherche à transformer une situation de fait en situation de droit. C’est pourquoi les premières déclarations des leaders Talibans se veulent rassurantes : amnistie générale pour les fonctionnaires, droit pour les femmes de travailler « selon les règles de la Charia », constitution d’un gouvernement incluant toutes les sensibilités présentes en Afghanistan. D’ailleurs plusieurs pays comme la Chine, la Russie ou l’Iran ont commencé à discuter avec eux.

Comme l’a précisé le Ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves LE DRIAN, il faudra juger de la situation en fonction des actes et non pas des paroles. On est quand même en droit de s’inquiéter sur la suite des événements.

En effet, les témoignages recueillis dans les régions qu’ils ont conquises montrent que sur le fond rien n’a vraiment changer et que c’est toujours l’obscurantisme qui préside à leur décision : les filles n’ont plus eu le droit d’aller à l’école, les femmes devaient nécessairement être accompagnées par un homme pour pouvoir sortir ou aller travailler sous peine d’être fouettées, l’adultère étaient puni de lapidation et toutes les religions autre que sunnisme intégriste ont été proscrites.

Autre inquiétude, le fait que l’Afghanistan redevienne une base arrière pour les terroristes de tout poil comme ce fut le cas avant la chute du régime en 2001 et notamment Al-Qaida. Un engagement avait été pris en ce sens lors des négociations avec l’administration Trump sur le retrait militaire des Etats-Unis et un des leaders des Talibans s’est récemment exprimé dans les mêmes termes sur ce sujet. Mais jusqu’où peut-on leur faire confiance ?

On se souvient que lors du retrait des troupes américaines en Irak, malgré des engagements clairs, l’Etat islamique avait repris une telle vigueur qu’il avait fallu deux ans plus tard renvoyer des troupes pour combattre les mouvements djihadistes…

Il faut également espérer que l’arrivée au pouvoir des Talibans ne donnent des idées aux pays frontaliers et notamment l’Ouzbékistan. Le Mouvement Islamique d’Ouzbékistan qui fut longtemps l’armée de Ben Laden, d’abord membre de l’Etat Islamique, avait fui l’Afghanistan pour rejoindre les rangs des Talibans.

Il faudra donc être particulièrement vigilant à l’évolution de la situation dans ce pays et conditionner les aides au développement aux engagements des Talibans. Surtout quand les caméras des médias occidentaux auront disparu de l’Afghanistan…

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COVID 19 : ne pas baisser la garde !!

La semaine dernière, le Président Emmanuel Macron a annoncé des mesures fortes et volontaires devant nous prémunir face à une quatrième vague dont le monde n’est toujours pas définitivement à l’abri.

Il nous faut le répéter sans relâche, se vacciner est avant tout une question de solidarité vis à vis de chacun, bien plus qu’un simple acte individuel. C’est une nécessité pour que nous puissions reprendre une vie quasi normale. Et ces dernières semaines, nous montrent également qu’il nous faut rester vigilant dans nos gestes quotidiens et ce d’autant plus que le chemin est encore long pour atteindre l’immunité collective.

Aussi, je ne peux cacher mon incompréhension, ma colère quand j’entends ici et là des comparaisons ignobles où l’indigne se dispute à l’abjecte. En effet, comment peut-on se laisser aller à comparer les mesures qui sont prises avec des régimes totalitaires ou pis encore avec la politique nazie.

Et que dire des appels à saccager des permanences des parlementaire devant s’exprimer cette semaine à l’Assemblée Nationale… c’est une honte !!! Et je ne parle pas même pas des menaces de mort que certains de mes collègues ont reçues !!

De telles comportements, de telles pratiques sont indignes dans une démocratie, sans compter l’injure faite à celles et ceux qui ont connu la Shoah ou qui vivent encore dans des régimes totalitaires. N’est pas résistant qui veut !!!

Cette pandémie est loin d’être terminée, au cours de ces derniers mois, le gouvernement s’est engagé totalement pour que celle-ci soit la mieux maitrisée au niveau sanitaire et que ses conséquences économiques soient les plus atténuées tant pour les entreprises que pour les salariés.

Cela ne fut possible sans l’effort collectif de l’immense majorité d’entre nous. Je me refuse croire qu’une infime minorité puisse mettre à mal par leur véhémence et leur irresponsabilité la sortie économique et sanitaire de notre pays.

C’est donc en conscience que je voterai cette semaine les mesures proposées par le Gouvernement de Jean Castex.

J’ai par ailleurs déposé deux amendements. L’un demandant qu’en cas de de présentation d’un justificatif de statut vaccinal concernant la covid-19, aucun autre document ne peut être demandé. L’autre permettant aux entreprises, non concernées par l’extension du  pass’sanitaire, qu’elles puissent s’y inscrire si elles le souhaitent.

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